Les vacances de Pâques se sont achevées lundi dernier dans notre zone. L’occasion de faire le point avec Julien Vrignon, le directeur de l’office du tourisme du Pays du Haut-Doubs. Si la météo reste un facteur déterminant sur cette période de l’année pour générer de l'attractivité, ce territoire présente de nombreux atouts et encore de très beaux jours devant lui.
Une offre touristique large et variée
« Avril arrive un mois après la saison d’hiver, peu avant la saison forte du printemps, donc c’est toujours un peu creux en termes d'activité touristique, dans l'hébergement marchand. Mais nous avons tout de même des clientèles de proximité, du secteur de Pontarlier, Besançon ou de Suisse, qui viennent facilement chez nous au premier rayon de soleil. La condition c'est le temps » indique Julien Vrignon. Car l’offre touristique reste très variée dans le Pays du Haut-Doubs, aussi bien en extérieur qu’en intérieur. Que ce soit au niveau du patrimoine, avec les visites des musées de Pontarlier, du Château de Joux, de l’abbaye de Montbenoît ou encore l’écomusée Maison Michaud à Chapelle-des-Bois. Mais aussi les activités de loisirs ou de plein air, avec Métabief Aventure, la luge des cimes, du bateau sur le lac Saint-Point, mais également toutes les activités de randonnée, trail et VTT. Evidemment, sans oublier la découverte de la gastronomie, comprenant les fromages, les salaisons, l'absinthe, avec des sites touristiques et des visites guidées, commentées ou libres.
Un territoire qui sait s’adapter
L’heure est plutôt à l’optimisme dans le Haut-Doubs. En partie grâce à des socioprofessionnelles du tourisme, qui aujourd'hui, proposent des activités diverses et variées en toute situation. « On se rend compte de cette capacité d'adaptation l'hiver, et on la constate aussi l'été, par rapport à des problématiques comme l'accès à l'eau, avec parfois les niveaux des lacs ou des cascades trop bas. Mais on est serein parce qu’on a un réseau de professionnels qui adapte son offre en fonction de son environnement » explique Julien Vrignon. « Notre territoire est adapté à tout le monde, tous les âges. Des très petits jusqu'aux très grands. Et selon toute condition physique. Je rappelle quand même que le Haut-Doubs est un territoire accessible, avec de la randonnée sportive, mais aussi de la randonnée un peu plus tranquille, au bord des lacs, des cascades, avec une offre qui va satisfaire en fonction de la météo. Donc en intérieur et en extérieur » poursuit le directeur de l’office de tourisme du Pays du Haut-Doubs.
Une destination privilégiée l’été
S’il est encore un peu tôt pour avoir des estimations concernant la saison estivale, on peut néanmoins définir des tendances. « On est sur un taux de demande de réservation et un taux de demande d'information qui est identique à l'année précédente, et qui correspond à des standards qu'on a déjà observé avant la période COVID » explique le directeur de l’office du tourisme du Pays du Haut-Doubs. Car dans un pays, et plus globalement dans un monde qui se réchauffe d’année en année, sur un territoire qui traverse des canicules de plus en plus intenses, le massif du Jura gagne en attractivité. Il est considéré comme une destination refuge pour certaines personnes qui souffrent de la chaleur, et même si le mercure monte en flèche l’été, il fait tout de même beaucoup moins chaud qu’à certains endroits de l’hexagone. « Des gens qui partaient en vacances dans le sud habituellement, ont préféré l'été dernier, et vont préférer cet été, venir sur notre territoire, où il y a un peu de fraîcheur, un peu de pluie parfois, et surtout de l'espace » indique Julien Vrignon. « Ça devient une destination attractive par rapport à ces enjeux autour de la fraîcheur, du ressourcement et des grands espaces. On reste un territoire très touristique en été, c'est la raison pour laquelle il faut déjà s'appuyer sur des tendances non pas des estimations, et il faut voir si ça se met en œuvre dès cet été » poursuit le directeur de l’office du tourisme du Pays du Haut-Doubs.
Saisonniers et les difficultés de recrutement
Le Haut-Doubs ne déroge pas à la règle. Les socioprofessionnels de notre territoire ont des difficultés de recrutement en fonction de certains métiers. « En effet, les métiers qui génèrent des coupés, qui travaillent le soir et le week-end sont des métiers aujourd'hui qui pâtissent des problématiques de recrutement. Et puis, évidemment, les conditions d'organisation du temps de travail sont aujourd'hui des critères de sélection pour les saisonniers. Cela étant, on observe les socioprofessionnels qui mettent en place des dispositifs, que ce soit au niveau de la rémunération, au niveau des conditions de travail, ou au niveau des conditions de gestion du temps de travail qui favorisent finalement le maintien de l'emploi. Par ailleurs, un enjeu extrêmement fort, c'est aussi le maintien de la compétence. Puisque former quelqu'un chaque année, c'est toujours plus difficile que de revoir chaque année les mêmes personnels venir » souligne Julien Vrignon.
Afin de simuler au plus proche de la réalité les situations opérationnelles rencontrées sur le terrain, les sapeurs-pompiers du Doubs vont s’entraîner pendant toute la durée du mois de mai aux interventions incendie dans le parking souterrain « Beaux-Arts » à Besançon. Dans le cadre de ces entrainements, des simulateurs de fumée seront employés. Des dégagements de fumées froides, non nocives et non polluantes pourront ainsi être visibles. Les sapeurs-pompiers s’exerceront dans des conditions semblables à celle d’une véritable intervention incendie. Pour le bon déroulé de ces entraînements, les sapeurs-pompiers invitent à ne pas encombrer inutilement les lignes, il est donc inutile de les alerter en cas d’observation de ces fumées.
Durant toute la durée du mois de mai, les sapeurs-pompiers du Doubs vont s’entraîner aux interventions incendie en milieu souterrain au parking Beaux-Arts situé avenue Elisée Cusenier à Besançon. Plus de 200 pompiers, en provenance de Besançon Centre, Besançon Est, Pontarlier, Montbéliard et même Baume-les-Dames, s'entraîneront. Il s’agit d’un exercice très particulier, les feux en parc de stationnement couvert étant des situations à part entière. « Il est parfois difficile de trouver les victimes, de les recenser, l’accès est aussi compliqué, et ces incendies peuvent vite prendre une grande ampleur, à l’image de ce qu’il s’est passé à Cassin ou à Carnot » indique le lieutenant William Jouve. Pour rappel, le 31 décembre 2019, des malfaiteurs s’étaient rendus dans le parking souterrain de Cassin pour incendier un véhicule. Les flammes s’étaient alors rapidement propagées, consumant la fourrière municipale et l’Intermarché situé au-dessus. Le parking a été inutilisable pendant deux ans et demi. Queques années plus tard, le 27 septembre 2022, un feu avait pris sur un véhicule dans un sous-sol avenue Carnot. L'incendie s'est ensuite propagé, impliquant un dégagement de fumée important mobilisant 50 pompiers et intoxiquant 4 d'entre eux.
Ces interventions nécessitent des équipement très particuliers, utilisés uniquement lors de ces manœuvres. Les sapeurs-pompiers sont amenés à s’engager dans des atmosphères viciées, c’est à dire présentant un risque d’altération de leur santé. Ces milieux « sombres, chauds et anxiogènes » présentent une réduction de la concentration en oxygène et/ou qui contiennent des aérosols, des gaz, ou des vapeurs toxiques, nécessitent un engagement sous protection respiratoire adaptée.
L’entreprise City Car a fourni une vingtaine d’épaves de voitures et de camions, qui ont été dispersé sur tout le niveau -2 du parking souterrain des Beaux-Arts, réservé à cette opération. Des simulateurs de fumées, type boîte de nuit, ont propagé une importante et épaisse fumée, rendant la vision quasi impossible, pour reproduire au mieux les conditions réelles.
Plein Air a pu suivre les sapeurs-pompiers lors de cet exercice :
Ce jeudi, Emmanuel Macron était en Franche-Comté. Le Chef de l’Etat, qui avait pris soin de dissimuler son programme, a souhaité faire une étape surprise au marché de Dole, avant de rejoindre le château de Joux à la Cluse-et-Mijoux. Sur leur compte twitter respectif, Justine Gruet, la députée LR du Jura, qui n’avait pas soutenu la réforme des retraites lors du vote du projet de loi à l’Assemblée, et Jean-Baptiste Gagnoux, le maire dolois, réagissent différemment à cette visite. La députée jurassienne pointe « le grand mépris » du chef de l’état qui ne l’a pas informée de sa venue dans sa circonscription.
Quant au Maire, Jean-Baptiste Gagnoux, prévenu seulement 10 minutes avant son arrivée, il dit avoir assuré le job, en accueillant le Chef de l’Etat « de façon républicaine ». Il évoque « des échanges divers avec les habitants ». L’édile, lui aussi, a « fait savoir les attentes des Dolois » à Emmanuel Macron.
Un jeune homme de 17 ans a été placé sous contrôle judiciaire, après son déferrement devant le substitut du procureur de permanence et un juge des enfants. Le 25 avril dernier, il a été interpellé en possession d’un sachet de résine de cannabis, d’un autre de cocaïne et de 150 euros. Il a été placé en garde à vue. Au cours de son audition, il a reconnu les faits de revente, à raison de 50 à 70 euros de salaire par jour.
La 75è édition du Critérium du Dauphiné se déroulera du 4 au 11 juin prochain. Le programme de cette année prévoit une arrivée dans le Jura. Effectivement, la 5è étape, celle du 8 juin, reliera Cormoranche-sur-Saône ( Ain) à Salins-les-Bains (39). Soit un parcours de plus de 191 kilomètres, avec deux passages dans la cité thermale. Au menu également des passages par Bletterans, Voiteur, Pont d’Héry, en passant par les côtes d’Ivory et Thésy, entre les deux passages salinois.
Le syndicaliste de Force Ouvrière Frédéric Vuillaume dénonce « l’acharnement » dont il est victime. Mercredi, en compagnie du journaliste indépendant Toufik de Planoise, il a été placé en garde à vue, durant 9h, pour « entrave à la mise en marche d’un train ». Frédéric Vuillaume a , quant à lui, été déféré devant le parquet bisontin, qui lui a infligé une interdiction de côtoyer Toufik de Planoise jusqu’au 30 juin prochain. Une décision qui a été levée par le juge des libertés et de la détention dans la soirée.
« C’est depuis mon engagement dans le mouvement des Gilets Jaunes que je subis une répression, qui a été dénoncée par Amnesty International » explique M. Vuillaume. Le syndicaliste et militant dénonce les faits qui lui sont reprochés. « On me reproche des faits qui étaient déclarés par l’intersyndicale départementale et dans le cadre d’appels nationaux, dont celui du 20 avril, à l’initiative des cheminots ».
Frédéric Vuillaume et le journaliste Toufik de Planoise devront s’expliquer le 30 juin devant le tribunal judiciaire de Besançon.
L'interview de la rédaction / Frédéric Vuillaume
Emmanuel Macron est en Franche-Comté ce jeudi. Ce déplacement présidentiel se déroule dans le cadre du 220è anniversaire de la mort de Toussaint Louverture et du 175è anniversaire de l’abolition de l’esclavage. Peu avant de se rendre à La Cluse-et-Mijoux, l’hélicoptère présidentiel s’est arrêté, contre toute attente, à Dole, où le chef de l’état a rencontré des Jurassiens. Les échanges ont parfois été tendus, mais courtois. Emmanuel Macron ayant pris le temps de discuter avec ses interlocuteurs.
Avec une grosse de mi-heure de retard, le Président de la République finalement arrivé à la Cluse et Mijoux. Un rassemblement républicaine, présence de députés et sénateurs du Doubs, s’est tenu à l’intérieur du château, sous haute surveillance. L’hôte de l’Elysée a, dans un premier temps, posé une gerbe dans la cellule de Toussaint Louverture, leader haïtien de la lutte contre l’esclavage. Emmanuel Macron s’est ensuite exprimé dans la salle des armoiries, devant un public trié sur le volet.
Des manifestants tenus à distance
Un rassemblement s’est organisé ce matin sur le rond-Point Malraux à Pontarlier. Une soixantaine d’opposants à la réforme des retraites ont décidé de perturber la visite du chef de l’état. Ils ont rappelé leur opposition à la retraite à 64 ans, à taux plein. Ils ont essayé de se rapprocher au plus près du Château, mais ils ont été arrêtés dans leur élan par les forces de l’ordre, à 1,5 kilomètre du lieu de mémoire.
L'interview de la rédaction : Frédéric Vuillaume
Emmanuel Macron est en Franche-Comté ce jeudi. Ce déplacement présidentiel se déroule dans le cadre du 220è anniversaire de la mort de Toussaint Louverture et du 175è anniversaire de l’abolition de l’esclavage. Un rassemblement s’est organisé ce matin sur le rond-Point Malraux à Pontarlier. Une soixantaine d’opposants à la réforme des retraites ont décidé de perturber la visite du chef de l’état. Ils ont rappelé leur opposition à la retraite à 64 ans, à taux plein. Ils ont essayé de se rapprocher au plus près du Château, mais ils ont été arrêtés dans leur élan par les forces de l’ordre.
Dans le même temps, avant de rejoindre le Fort de Joux, le Chef de l’état s’est autorisé un bain de foule sur le marché de Dole. Il a échangé avec un ancien fer de lance jurassien des Gilets Jaunes, Fabrice Schlegel. Il a fait quelques selfies avec des lycéens présents et parlé sur la réforme en cours et la politique gouvernementale avec quelques jurassiens.
Sur place, à la Cluse-et-Mijoux, une quinzaine de personnes l'attendaient sur le terrain de football de la commune, situé au pied du château.
L'interview de la rédaction : Emmanuel Macron