C’est aux alentours de 17h45 que les gendarmes sont intervenus dans une maison sur la commune de Morre, à quelques kilomètres de Besançon. Une absence inhabituelle de cette mère de famille au moment de récupérer ses enfants à l’école, puis les deux jumeaux de 10 ans qui sont remontés en fin d'après-midi à la maison en trouvant la porte close. Inquiets, ils se sont rendus chez une voisine qui a donné l'alerte. Les pompiers puis les gendarmes sont rapidement rendus sur place avant d’explorer la maison et de tomber sur la terrible scène de crime. Deux corps sans vie, côte à côte sur le canapé du salon. « Monsieur et Madame étaient morts, assis l’un à côté de l’autre sur le canapé du salon. Madame présentait une plaie au niveau du bras droit, avec un tir qui avait également légèrement ouvert la paroi abdominale. Un second tir, immédiatement mortel aux dires du légiste, a été constaté au niveau de sa tempe. Son concubin se trouvait à sa gauche. Un fusil de chasse gisait à proximité, avec trois étuis de munitions de calibre 12, un fusil de chasse » a détaillé Etienne Manteaux, procureur de la République lors d’une conférence de presse cet après-midi. « La thèse la plus probable, c’est qu’il a retourné l’arme contre le lui en la posant au sol, dirigeant le canon à bout touchant vers sa tête », a-t-il complété. Prévenus que cette femme gardait des enfants, les pompiers sont rentrés à nouveau dans le domicile. Ils en sont ressortis avec un bébé de 21 mois, dans leurs bras, indemne. Il était gardé par la victime, cette femme de 43 ans, assistante maternelle.
La victime était mère de 4 enfants, deux jumeaux de 10 ans, une fillette de 12 ans et un jeune majeur d'une première union. Le conjoint, âgé de 48 ans, était membre de l'association de chasse de la commune. « Le voisinage le décrit comme apaisé, pondéré, pas le profil d’un meurtrier. Il était inconnu de la justice, pas de plainte contre lui, pas de condamnation, aucun signal faible sur de possibles violences antérieures » a indiqué Etienne Manteaux. Ce couple de classe moyenne n'avait jamais fait parler de lui sur le plan judiciaire.
Un mot a été retrouvé sur un frigo d'une annexe dans la maison, laissant penser qu'il s'agit bien d’un assassinat, cet acte ayant été prémédité. Des analyses sont en cours, mais beaucoup d’éléments convergent sur l’écriture du conjoint. Ce dernier indique clairement son intention de tuer. Il écrit à destination de son frère :
« Récupère le camping-car, récupère mes fusils, récupère mes bouteilles et toutes mes affaires. Salut à maman [...] Je vais lui éclater la gueule vers 15 heures »
Au moment de la découverte des corps, les enfants ont été pris en charge par une voisine, avant que la cellule d'urgence médico-psychologique ne se rende sur place. Ils sont aujourd'hui chez la sœur de la victime. Etienne Manteaux, le procureur de la République a salué l'exemplarité et la solidarité du voisinage, qui a tout fait pour protéger les enfants. Mais il a souligné le caractère très préoccupant de cette situation. En effet, il s’agit dans le Doubs du 5ème homicide dans la sphère conjugale depuis juillet 2021, avec ce ressort commun d’une rupture. Car oui, ce couple semblait en instance de séparation. La victime avait amené son dossier de dissolution de Pacs mardi matin à la mairie de Morre, soit quelques heures avant sa mort. Elle était seule, mais le document était aussi signé par son conjoint. « Sur ces procédures, toutes ont en commun à priori, l'annonce d'une rupture qui déclenche le geste homicide. Comme si chez certains hommes, il y avait cette dimension patrimoniale de la compagne, le fait qu'on lui dénie le droit de quitter. Si d'aventure la compagne ose, certains hommes sont alors prêts à tuer » a déploré le procureur.
Le parquet souhaite que l'enquête permette de mieux comprendre ce qui a pu se passer en ce funeste jour, afin de tenter de repérer les signaux. Une enquête pour assassinat par conjoint est ouverte. Une autopsie aura lieu ce jeudi 8 septembre.
Les sapeurs-pompiers du Doubs sont intervenus ce mercredi vers 16h45 pour un accident survenu au niveau de la côte de Larnod. Un poids-lourd et une voiture sont impliquées. La circulation est très perturbée sur place.
Cet après-midi, un feu de toiture s’est déclaré sur un chalet en bois à la Pesse, dans le Jura. L’action des sapeurs-pompiers a permis de limiter la propagation des flammes. 25 sapeurs-pompiers et huit engins se sont rendus sur place.
Ce n’est pas surprenant, vu les conditions météorologiques que nous avons connues cet été. Les piscines bisontines ont battu des records de fréquentation durant cette période estivale. 120.000 personnes ont été accueillies. Des chiffres historiques. La seule piscine de Chalezeule représente près de la moitié de ces statistiques records. La piscine Port Joint et le complexe Lafayette complètent le tableau.
Preuve du côté exceptionnel de cet été 2022, les fréquentations combinées des étés 2020 et 2021 ne permettent pas d’atteindre les chiffres de cette année. Autre donnée significative : « sur les 20 dernières années, seule la canicule de 2003 a vu la piscine de Chalezeule accueillir plus de monde durant un été ». Pour Simon Devaux, le responsable des piscines et patinoire de la Ville de Besançon, ces excellents chiffres s’expliquent par les conditions climatiques, mais aussi grâce à la qualité des équipes. Malgré la fréquentation record de cet été 2022, aucun des trois lieux de baignade n’a connu de fermeture, même temporaire, liée à de désagréments techniques et sécuritaires.
Le succès des créneaux du matin
M. Devaux constate une belle fréquentation durant les créneaux du matin. Avec des températures atteignant les 25/30° en milieu de matinée, les différents sites ont été pris d’assaut dès 10h. La sécurité des baigneurs est la priorité de tous les instants. D’ailleurs, la Ville de Besançon compte bien améliorer encore la qualité d’accueil au sein de ses infrastructures. Le bilan est positif. Le service des sports est satisfait. Simon Devaux rappelle « qu’un accueil 7 jours sur 7 a été assuré en juillet et août, permettant de proposer, notamment aux familles qui ne peuvent pas partir en vacances, des équipements de loisirs et ludiques ». Le public, locaux et touristes, ne s’en est pas privé.
L'interview de la rédaction / Simon Devaux
« Je vais participer le 11 septembre à l’élection de Miss Franche-Comté. Je suis actuellement la première dauphine de Miss Doubs, et je serai la candidate numéro 13 » confie Cléo. Une écharpe obtenue lors de son élection à Micropolis durant la foire comtoise en mai dernier, aux côtés de Diane Leyre, Miss France 2022, et des anciennes miss et dauphines des quatre départements de la région. Ce dimanche sera l’occasion de concrétiser cette belle aventure à l’espace Pourny de Pontarlier. Toutes les places ont déjà été vendues et le public votera pour les 5 finalistes. C’est ensuite le jury qui attribuera les places. « On va être jugé sur tout ce qu’on a fait depuis notre élection à Micropolis, depuis qu’on porte notre première écharpe. Mais également sur notre côté intellectuel, avec un test de culture générale, sur notre capacité à danser, être fluide, sourire, se tenir droite, notre bienséance en quelque sorte. Tous ces critères vont être très importants lors de l’élection » souligne Cléo Trouttet.
« J’aimerais porter au plus loin ma région, et surtout le Haut-Doubs, ma terre natale et celle où ma famille a toujours vécu. Je suis d’ailleurs la seule candidate qui provient du Haut-Doubs. Mais j’aimerais aussi porter la Franche-Comté à bout de bras, parce que c’est une magnifique région, que je trouve encore trop méconnue »
D'où t'es venue cette envie de participer à cette élection ?
« Le second confinement a été très difficile. J’étais seule dans mon appartement, je ne sortais pas, et je ne voulais pas revivre un moment pareil. J’ai pris le taureau par les cornes, et je me suis bougée pour faire changer les choses ! Je me suis orientée vers l’Islande, parce qu’il n’y avait pas de confinement et de contraintes trop intenses. Je suis donc partie en Erasmus, du mois d’août jusqu’en décembre. J’ai d’ailleurs validé mon semestre avec 14 de moyenne. Et comme j’ai toujours été intéressée par les Miss, c’est là-bas que j’ai eu un déclic. De me lancer, d’arrêter d’avoir peur, de ne pas avoir confiance en moi. Je me suis dit que moi aussi, je pouvais tenter l’expérience »
Comment as-tu vécu cette aventure jusqu’à présent ?
« Au début, j’avais très peur. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Et puis finalement, je me trouve vraiment à ma place, j’aime beaucoup ce qu’on est toutes en train de faire. Je me sens bien, je me sens suffisamment mature, et je sais que j’ai les épaules pour cette aventure fabuleuse »
Quelles seraient tes qualités principales ?
Certaines de mes qualités se transforment parfois en défauts. J’ai une profonde empathie, qui parfois me fait défaut, surtout avec les animaux ! J’ai aussi, quelquefois, du mal à cacher ce que je ressens. Ça se voit sur mon visage, je suis comme un livre ouvert, et de temps à autre, c’est difficile à porter. Sinon, je ne suis pas la meilleure danseuse, on n’a pas toutes pratiqué la danse, mais ça reste bon enfant, on rigole ensemble, c’est assez sympa et convivial. C’est vrai que ce n’est pas facile de danser en talons, se tenir droite et sourire. Ce n’est pas quelque chose d'inné. Il ne faut pas être trop rigide non plus, ce n’est pas évident ! Heureusement qu’on a des répétitions. Sinon, concernant le test de culture générale, ça devrait bien se passer. En préparant les concours de journalisme, on acquiert beaucoup de connaissances très diverses, ça aide pas mal ! J’aimerais d’ailleurs beaucoup faire du journalisme dans le domaine culturel, c’est un milieu qui m’intéresse énormément »
L’élection se tiendra le 11 septembre à l’espace Pourny de Pontarlier. Ce sont 13 candidates qui vont se mesurer au public et au jury, dans l’espoir de décrocher la couronne de Miss Franche-Comté 2022. Diane Leyre, Miss France 2022, sera présente. L’élection se déroulera en deux étapes. Le public sélectionnera sept candidates parmi les treize grâce à leurs votes. Le jury décidera ensuite qui des sept miss qualifiées aura l’honneur de représenter la Franche-Comté à l’élection de Miss France 2023.
Cléo Trouttet :
Un Pontissalien de 41 ans, présentant des troubles psychiatriques, a été hospitalisé, avant de s’expliquer devant la justice. Ce dernier est soupçonné d’avoir envoyé des menaces de mort à sa tante pour une histoire d’héritage. Cette dernière, qui habite la région lilloise, a déposé plainte. L’affaire a été transférée au commissariat de police de Pontarlier, où réside le quadragénaire. Au cours de son audition, le mis en cause a reconnu les faits, mais ses propos sont apparus très confus.
Ce dimanche 11 septembre, de 10h à 12h, à la Maison des Sciences de l’Homme et de l’Environnement, la Ville de Besançon accueillera la Société des amis de Colette, pour une journée de conférences et de lectures autour de Colette et de Besançon.
Renseignements : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Inscriptions : https://my.weezevent.com/collette-bisontine-conferences-et-lectures
A Besançon, l’Orangerie municipale organise ses journées Portes Ouvertes au 3 rue du Puits, les samedis 10 et dimanche 11 septembre, entre 10h et 18h. Cette initiative est gratuite.
Sont au programme : troc de plantes et de graines, conseils, conférences et ateliers pour une gestion des espaces de nature en faveur de la biodiversité, visites des serres horticoles et botaniques, découverte de l’éco-pâturage avec les bergers municipaux et une partie du troupeau municipal, exposition « 2050, l’Odyssée du végétal », visites du quartier Saint-Ferjeux pour comprendre la gestion des espaces verts et échanger sur les moyens de lutter contre les îlots de chaleur. Autres nouveautés : un stand d’informations sur la prévention et la lutte contre les perturbateurs endocriniens ainsi qu’un stand d’informations sur les possibilités de carrières à la Ville de Besançon. Enfin, à l’occasion de la programmation Besançon XVIIIe , le public pourra découvrir un parterre de végétaux utilisés à l’époque de Vauban.
L’événement accueillera de nombreux partenaires tels que l’Office National des Forêts, le Conseil d'Architecture d'Urbanisme et de l'Environnement du Doubs, la Citadelle de Besançon, le Bibliobus, l'Agence Régionale de la Biodiversité Bourgogne-Franche-Comté ainsi que le Conservatoire Botanique National de Franche-Comté.