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A Pontarlier. Un homme de 44 ans a été transféré à la maison d’arrêt de Besançon. Avisés par des témoins, lundi, les policiers l’on interpellé rue du lycée, alors qu’il faisait l’objet d’un contrôle judiciaire lui interdisant de se rendre à cette adresse et d’entrer en contact avec certaines personnes. Dans ces conditions, le juge d’application des peines, auquel il a été présenté, a révoqué son sursis.

Hier soir a été diffusé sur TF1 le Mystère Daval, un téléfilm inspiré de la célèbre affaire criminelle ayant eu lieu en 2017. Elle concerne le meurtre d’Alexia Fouillot par son mari, Jonathann Daval, ce dernier ayant dénié ce crime durant plusieurs mois. Il s'agit d'une fiction librement inspirée de l'affaire. Me Randall Schwerdorffer, avocat de Jonathann Daval, regrette que le rôle des avocats, déterminant dans cette affaire, n’a pas été suffisamment retranscrit à l’écran.

 

Le rôle des avocats mis à l’écart

« L’histoire elle est fidèle à la réalité, en partie, mais moi je ne m’y retrouve pas. Il y a plusieurs angles pour aborder l’affaire Daval, et c’est vrai que les avocats avec qui j’ai échangé ne retrouvent ni l’ambiance, ni le rôle qu’on a pu avoir. Rien de tout ça. C’est tellement axé sur les enquêteurs, c’est assez éloigné de notre réalité » souligne Randall Schwerdorffer. L’avocat bisontin n’a pas tort, car dans cette affaire ultramédiatisée, prenant une ampleur nationale et aboutissant sur un procès hors-norme, l’implication des avocats a été plus que déterminante. Lors de chaque moment clé, ils étaient présents, et ont parfois joué un rôle décisif. « Nous avons pesé toutes nos forces sur le dossier, et ça ne se voit pas. Lors de la confrontation, on ne voit pas le rôle et le travail de Jean-Marc Florand, ni celui de Me Spatafora. La reconstitution, c’est à peine éludé. Le travail que l’on a effectué durant la garde à vue avec Me Spatafora ne ressort pas du tout [...] On a voulu mettre en lumière les gendarmes, pourquoi pas, c’est une façon de voir les choses. Mais c’est un peu restrictif je trouve » poursuit Me Schwerdorffer. Pour appuyer les dires de l’avocat bisontin, deux personnages ont même été inventés de toute pièce : le Capitaine Dacosta, joué par Thierry Neuvic, et l’adjudant-chef Magali Paulin, interprétée par Vanessa Guide. 

 

Une diffusion prématurée ?

« Je ne sais pas trop quoi dire, c’est un sentiment un peu étrange, aucun des intervenants de cette affaire n’a participé au téléfilm. On n’est pas intéressé par ça. Mais je l’attendais, je voulais voir la façon dont c’était tourné, dont c’était appréhendé. Et effectivement, je me demande si ce n’était pas encore trop tôt pour le regarder » indique Randall Schwerdorffer. Pour rappel, le procès s’est ouvert le lundi 16 novembre 2020 et s’est conclu cinq jours plus tard. Moins de deux ans se sont écoulés entre temps. Et les cicatrices sont encore loin d’être toutes refermées. Martine Henry, la mère de Jonathann Daval, avait déjà fait part de son désarroi en novembre 2021, lors de l'acquisition par Gaumont des droits du livre « Alexia, notre fille », écrit par les parents de la victime, afin de réaliser une série en six épisodes. « Jonathann n’est pas d’accord avec ce film. Il a été jugé, qu’on le laisse en paix ! » avait clamé la mère de JonathannPlus récemment, dans les colonnes de nos confrères de l’Est Républicain, Martine Henry déplorait cette fiction de TF1. « Je voudrais être débarrassée de tout ça, qu'on en parle plus. Tous ceux qui font leurs peines pour des choses très graves comme Jonathann. Il faut les laisser tranquilles. Plus on parle de leurs affaires, plus ça leur porte préjudice en prison […] On n’avait pas envie que cela se fasse, mais on n'a pas eu le choix. Ça va encore tout remuer, on n'a pas besoin de ça. Il faut dire que ça fait mal aux familles ».

 

Une ambiance mal retranscrite

Autre omission du téléfilm selon le célèbre avocat bisontin : l’ambiance générale qui a gravité autour de cette affaire. « Je pense que je suis un très mauvais spectateur. J’ai vécu l’affaire, je n’ai pas retrouvé l’ambiance. C’est complétement incroyable, tout était dingue. Il y avait une ambiance électrique, phénoménale, à tous les moments de la procédure. Que ce soit la reconstitution, la confrontation, l’audition, la garde à vue. Je n’ai pas retrouvé cette ambiance hors norme qu’il y avait dans l’affaire. Je pense que je la recherchais, je pense que tous les intervenants la recherchaient, sans la trouver. C’est peut-être trop difficile à traduire aujourd’hui, sans doute parce que c’est encore trop tôt pour ce téléfilm ». En se faisant l’avocat de la production de TF1, il est parfois plus délicat de transmettre des émotions et d’implanter une ambiance à travers un écran, que lorsque l’on a vécu la situation soi-même, durant plusieurs années, plongé dans une atmosphère intense. Cependant, il est vrai que certains moments cruciaux et révélateurs manquaient parfois de sincérité, de spontanéité et de profondeur. Mais ce téléfilm reste avant tout une fiction romancée. 

 

Interview de Me Randall Schwerdorffer : 

 

 

 

On connaît la liste des sportifs qui participeront aux Mondiaux de cyclisme qui se disputeront du 18 au 25 septembre en Australie. Trois Francs-Comtois ont été retenus. Il s’agit des Bisontins Romain Grégoire et Juliette Labous et de la Jurassienne Evita Muzik.

Suite à la disparition du cinéaste franco-suisse Jean-Luc Godard, à l’âge de 91 ans, après avoir eu recours au suicide assisté, le Centre de Ressources Iconographiques pour le Cinéma des Amis du Musée de Pontarlier bouleverse son programme et lui rendra hommage à travers une exposition d'affiches de ses films dans le Hall de l'Hôtel de Ville de Pontarlier du 27 septembre au 30 octobre prochain.

Métabief, cette commune du Haut-Doubs, en lisière de la Suisse, est dominée par le sommet du Mont d’Or, ce sommet emblématique qui culmine à 1463m d’altitude. Virées dans les sous-bois, ski détente en famille, défis musclés dans les descentes bosselées, ce village est le terrain de jeu idéal pour les addicts de glisse en tous genres. Il présente aussi un riche patrimoine et un terroir d’exception. Nous avons rencontré son maire, Gérard Decque, afin d’évoquer l’avenir et les projets à venir pour la commune, sous son mandat qui court jusqu’en 2026.

 

Renouer le lien entre les habitants

« Tout d’abord, la priorité est de recréer du lien entre les habitants » nous confie Gérard Decque. Pour rappel, un épisode mouvementé avait eu lieu dans la commune du Haut-Doubs, un an après les élections municipales. Effectivement, le 30 août 2021, les onze colistiers du nouveau maire en poste, Gaël Marandin, ont remis leur démission, sur fond de conflit d’intérêt, reprochant notamment au nouvel élu de vouloir gérer les affaires de la commune seul. « Les tensions qui se sont créées après l’élection sont encore ancrées » explique Gérard Decque. « Et notre première mission, la plus importante, est de veiller à renouer ce lien entre les habitants » ajoute-t-il. « On a un super comité des fêtes qui s’est lancé, avec une très belle équipe, qui a organisé beaucoup de manifestations cet été. Et puis une de nos grandes réussites de cet été, c’est aussi le jardin partagé, à l’entrée du village. Nous avons beaucoup de plantations et une association va même se lancer » indique le maire de Métabief. Enfin, toujours avec cette intention de créer du lien, l’élu indique que la commune subventionne une EVS aux Sapins de l’Amitié, ainsi qu’une permanente intervenant sur la médiathèque et organisant des visites au musée de la Meunerie.

 

Gérard Decque : 

 

Des importants travaux de voirie

Longuement étudié et débattu, l’aménagement de l’intersection entre la RD9 et la rue du village à Métabief a débouché sur un projet concret au mois de mai, où les élus ont présenté le schéma retenu pour l’aménagement. À l’étude depuis plus de dix ans, l’intersection de la RD9 et de la rue du Village devrait connaître un aboutissement au printemps 2023. L’objectif principal est de permettre aux piétons de circuler en toute sécurité, en rénovant la route par des enrobés et des trottoirs. Le croisement avec la RD9 est la première étape d’une série de travaux. La rue du Village devrait être totalement refaite pour 2025. Le parking Xavier Autier, en bas des pistes, devrait aussi bénéficier d’une sécurisation dans les années à venir.

 

S’adapter à l’augmentation des coûts de l’énergie

Autre sujet au cœur des débats : la transition énergétique et la hausse des prix de l’énergie. Et selon Gérard Decque, les collectivités sont les premières qui doivent donner l’exemple. « J’ai une commission qui va travailler dessus, c’est un projet qui nous tient aussi vraiment à cœur. C’est primordial aujourd’hui. Quand on voit l’été qu’on a eu… Les collectivités se doivent de monter l’exemple » souligne l’élu. Une étude a été lancée sur les bâtiments de la commune concernant l’efficacité énergétique. D’ailleurs, un projet qui se ferait en collaboration avec les communes voisines, l’agrandissement de l’école de Métabief, devrait intégrer ces paramètres. « Pourquoi ne pas travailler sur un réseau de chaleur avec les bâtiments environnants ? Peut-être sur une chaudière aux plaquettes, en récupérant le bois de notre forêt ? » se questionne Gérard Decque. « Concernant les nouveaux bâtiments, il faut travailler sur du passif au maximum. On envisage de mettre des panneaux solaires sur tous les bâtiments où on pourra le faire, c’est le meilleur bilan carbone à ce jour ». Pour de nombreux projets, les habitants seront consultés, comme pour la coupure des lumières de 23h à 5h du matin. « On doit le faire cette année, c’est déjà le cas dans de très nombreuses autres communes » indique Gérard Decque.

 

 

D’autres projets à venir

« On travaille tous d’arrache-pied, avec un chronomètre déclenché. On n’a plus que 3 ans et demi. Et comme dirait Patrick Genre, quand on est tous d’accord, il faut encore 2 ans pour tout réaliser » confie Gérard Decque. Les projets et les idées ne manquent pas sur la commune de Métabief. Le cimetière qui devait être refait, devrait s’achever sous ce mandat. Un projet touristique en accord avec la station, devrait aussi se réaliser. Il y a aussi une volonté de réhabiliter le petit chalet du Morond et le remettre en fonctionnement, tout comme les logements touristiques en les augmentant, toujours avec l’enjeu de préservation et de non-artificialisation des terrains.

 

Ce vendredi, on fêtait les 20 ans du Marché Beaux-Arts de Besançon. A cette occasion a été inaugurée la nouvelle charte graphique autour du marché, ainsi que le nouveau nom de ce lieu. Désormais on parlera des Halles Beaux-Arts et de comptoir bisontin. Un retour à cette appellation traditionnelle employée il y a longtemps.

« Les professionnels présents sur le marché proposent de plus en plus de la restauration, de la dégustation de leurs produits, donc on s’oriente progressivement en direction d’un marché qui se tourne vers des comptoirs » explique Julie Chettouh, conseillère municipale, déléguée foires et marchés, circuits courts, charte de développement durable des commerces. L’appellation « Marché Beaux-Arts » pouvait aussi être trompeuse, certaines personnes imaginant un lieu « artistique ».

 

 

Après plusieurs années difficiles, comment se portent les Halles ?

« Très bien » confie Julie Chettouh. « On a pu constater pendant la crise covid qu’elles avaient tout à fait leur place au centre-ville, que c’était un lieu essentiel. Elles ont été revisitées, on a une nouvelle clientèle qui s’est rendue dans ces Halles. Elles fonctionnent aussi bien parce qu’on a un niveau de qualité des produits qui est très important. On a quelques cellules vides actuellement, on essaye d’être un peu plus sélectif dans le choix des commerçants présents sur ces Halles. Mais elles fonctionnent, elles sont au rendez-vous, il y a une fréquentation qui est stable, après deux années complexes. Et ces 20 ans ont permis de fédérer l’ensemble des partenaires, des commerçants, autour d’un projet, et je dirais qu’on a réinsufflé une belle dynamique, qui je l'espère, va perdurer le plus longtemps possible ».

 

Le programme du week-end

Les festivités ont commencé ce matin avec le temps fort de l’inauguration et de la fresque murale. Les animations se poursuivront ce soir avec un apéritif et un DJ qui performera. Un certain nombre d’ateliers sont prévus tout le week-end, avec la présence de grands chefs de renom ainsi que Cuisine Mode d’Emploi(s), l’école de Thierry Marx qui propose des ateliers. Demain dans le cadre du samedi piéton, sera présent l’OCAB (Office du Commerce et de l'Artisanat) au sein des Halles. D’autres temps forts sont aussi prévus, comme dimanche matin, avec un grand brunch proposé par l’ensemble des commerçants, accompagné d’une animation musicale de l’orchestre Victor Hugo.

 

Les Assises Nationales de la Biodiversité se tiennent à Besançon Micropolis depuis le 7 septembre jusqu’à aujourd’hui. Ces rencontres sont l’occasion pour de nombreux acteurs de partager, d’échanger et de valoriser les expériences, les actions, et les solutions mises en œuvre en faveur de la protection et de la valorisation de la biodiversité.

 

Le territoire de la Bourgogne-Franche-Comté est riche de milieux et d’écosystèmes préservés, mais de plus en plus fragilisés. Notre région n’échappe pas à cette urgence tout aussi grave que le changement climatique, et le constat est sans appel : la biodiversité s’effondre. Il s’agit d’un enjeu crucial. Des propos forts, introduits dès l'ouverture de cette 17ème édition des Assises Nationales de la Biodiversité. « Notre civilisation, nos modes de vie, notre santé dépendent de l’existence et du foisonnement de cette biodiversité : l’agriculture, le tourisme, les activités économiques, l’attractivité des territoires, autant de secteurs qui ont besoin de la variété des espèces floristiques et faunistiques ».

 

Anne Vignot et Marie-Guite Dufay engagées sur le même terrain : la décentralisation

Un constat est partagé par les deux élues : celui d’accorder, de la part de l’Etat, plus de poids aux collectivités locales. « Avec Marie-Guite Dufay, nous avons été en phase. On voit bien que de façon très pragmatique, les changements en matière de biodiversité se font aux échelles des territoires, de la région, aux départements et communes. Et si l’Etat ne nous donne pas les moyens, et ne se met pas en dialogue, en cohérence avec les politiques que nous pouvons mener, nous n’arriverons pas à lutter contre l’extinction de la biodiversité que nous sommes en train de vivre ».

La Région, chef de file pour la protection de la biodiversité, a adopté une stratégie régionale en octobre 2020. Elle soutient activement ses 19 Réserves Naturelles Régionales, ses 4 Parcs Naturels Régionaux, le Parc national de forêts. En 2022, la collectivité régionale consacre près de 8 M€ à sa politique en faveur de la biodiversité pour soutenir les associations, les classes environnement, l’école du dehors.

 

Des pratiques qui évoluent à Besançon

Sur le plan local, Anne Vignot donne l’exemple d’une démarche menée à Besançon. « Nous avons voulu transformer les jardiniers en écologues ». Pour rappel, un écologue est celui qui identifie, prévoit et analyse l'impact des activités humaines sur l'environnement. Il intervient dès les phases amont d'un projet pour définir, mettre en place et veiller au respect des politiques et réglementations liées à la conservation et préservation de l'environnement. « On les a formés avec des experts, en particulier sur la question des insectes. Ils renseignent des bases de données nationales et internationales, pour mesurer l’impact de la gestion qu’ils mènent. Parce qu’il aurait été incroyable de juste leur dire comment faire, sans avoir un moyen d’évaluer. Non seulement on les a amenés à transformer leurs pratiques, mais aussi à les rendre plus compétents. C’est un savoir qu’ils ont acquis, et franchement, c’est une belle qualification, une belle valorisation de leur métier. Aujourd’hui ils participent à la vie et à la biologie de notre ville. C’est eux qui sont les maîtres de cette biodiversité, merci à eux, c’est un très beau métier ». 

 

Trois individus ont été interpellés dans un appartement à Planoise ce mercredi à 6h du matin. Lors de cette intervention, une arme du même calibre que celle qui a servi à tuer ce jeune mineur de 15 ans le 29 août, ainsi qu'une autre de 7,65 mm chargées et prêtes à être utilisées ont été découvertes dans l’appartement. Est-elle l’arme qui a servi lors de cet homicide ? C'est ce que les enquêteurs scientifiques tenteront de savoir dans les prochaines heures. Les trois individus âgés de 20, 24 et 30 ans, très défavorablement connus de la justice, ont été interpellés et placés en garde à vue.