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Un vol de carburant a été constaté lundi matin, vers 6h45,  sur l’aire de Chevaney, sur l’autoroute A36, à hauteur d’Ecole-Valentin. Deux poids lourds étrangers, l’un immatriculé en Inde et l’autre en Biélorussie, ont été pris pour cible. Les auteurs ont percé les réservoirs afin de siphonner le gasoil, dérobant respectivement environ 400 et 500 litres.

Une opération de recherche est en cours au Mont d’Or, près de Jougne. Les gendarmes ont été alertés après le signalement d’un homme aperçu au sommet. Son véhicule a été retrouvé stationné en contrebas, mais l’individu reste introuvable. Une équipe cynophile a engagé des recherches, le chien suivant une piste sur près de 800 mètres jusqu’à un à-pic. Les opérations se poursuivent.

Lundi soir, vers 19h15, à Maîche, un homme de 45 ans a été interpellé en état d’ivresse sur la voie publique. Refusé à l’entrée d’un bar, il a provoqué des troubles avant l’intervention des gendarmes. Lors de sa prise en charge, l’individu s’est montré violent, refusant de monter dans le véhicule. Il a tenté de porter des coups et proféré des insultes à l’encontre des militaires. L’un d’eux a été légèrement blessé. L’homme a été placé en garde à vue.

Journée de mobilisation, ce mardi, dans les écoles du Haut-Doubs, et notamment dans les secteurs de Morteau et Maîche. Ce mardi, à Trévillers et Charquemont, les enseignants du plateau se retrouveront en fin d’après-midi. A cette occasion, pour dénoncer les suppressions de classes et de postes qui touchent leurs écoles,  ils distribueront des tracts aux passants.

Le FC Saint-Claude Rugby a été victime d’un nouveau cambriolage. Les faits se sont produits dans la nuit de jeudi à vendredi, au niveau du club-house. Une enceinte appartenant au club a été dérobée. Dans un communiqué, les dirigeants indiquent avoir engagé des démarches pour tenter de retrouver le matériel et éviter que ce type d’incident ne se reproduise. Le club rappelle également que son fonctionnement repose en grande partie sur l’engagement de bénévoles, et que cet acte affecte un lieu important pour la vie collective.

À Pontarlier, les écologistes du Haut-Doubs réagissent au second tour des municipales 2026 en saluant l’élection de Patrick Comte. Ils souhaitent « une pleine réussite » à la nouvelle équipe municipale, tout en assurant que les élus de La Gauche Pontissalienne joueront leur rôle dans l’opposition.

Malgré une campagne « engagée », menée notamment par Cédric Laithier, la liste de gauche enregistre un résultat « très loin » de ses attentes. Les écologistes évoquent un électorat de gauche qui ne s’est pas pleinement reconnu dans leurs propositions, ainsi qu’un vote « utile » face à des listes de droite.

Le communiqué pointe également un climat de campagne « tendu », marqué par des dégradations d’affiches et des échanges virulents. Les écologistes appellent désormais à construire « un projet d’avenir » pour la ville et tendent la main à celles et ceux qui souhaitent s’y associer.

La fédération du Parti socialiste du Doubs, par la voix de son premier secrétaire Jean-Sébastien Leuba, a salué la mémoire de Lionel Jospin, figure majeure de la gauche, à l’annonce de sa disparition. Dans ce communiqué, les socialistes bisontins rendent hommage à un homme d’État « au service de la République et du progrès social », rappelant son rôle dans des réformes emblématiques comme les 35 heures, la CMU ou encore le PACS.

Ils soulignent également les liens de Lionel Jospin avec Besançon et le territoire, évoquant notamment sa venue en 2021 pour l’hommage à Paulette Guinchard ainsi que plusieurs déplacements marquants dans le Doubs. La fédération insiste enfin sur l’héritage d’un socialisme « réformiste, lucide et humaniste » et adresse ses pensées à ses proches ainsi qu’à tous ceux attachés aux valeurs qu’il a défendues.

La claque est sévère, et le constat sans appel. À Pontarlier, la gauche enregistre l’un de ses pires résultats électoraux depuis des décennies (8,5%). Pour Gérard Guinot, secrétaire de la section locale du Parti socialiste, cette défaite s’explique avant tout par les divisions internes et une stratégie qui n’a pas su rassembler. « C’est totalement déplorable, inadmissible », lâche-t-il d’emblée, encore marqué par les résultats du scrutin. Une débâcle qu’il qualifie même de « catastrophe », au regard des scores historiquement obtenus par la gauche dans la capitale du Haut-Doubs.

Une gauche divisée et désorganisée

Au cœur de l’échec, Gérard Guinot pointe une désunion profonde, amorcée dès la préparation de la campagne. Alors qu’un travail collectif avait été engagé dès le début de l’année.« On avait commencé à travailler dès  , puis LFI est arrivée et ça a surpris beaucoup de monde », explique-t-il. Des divergences apparaissent rapidement, jusqu’à faire capoter le projet initial de liste commune portée notamment par les socialistes. Résultat : une seule liste à gauche, conduite par Cédric Laithier sous l’étiquette La France insoumise. Un choix qui, selon le responsable socialiste, a profondément désorienté l’électorat.

L'interview de la rédaction : Gérard Guinot,  secrétaire de la section locale du Parti socialiste

Un effet repoussoir pour une partie de l’électorat

Pour Gérard Guinot, la présence exclusive de LFI a joué un rôle déterminant dans la défaite. « Quand je discutais avec des sympathisants, beaucoup disaient clairement : “On n’en veut pas” », rapporte-t-il. Une situation qui aurait provoqué un double effet : une abstention accrue chez certains électeurs de gauche, et un report de voix vers le candidat centriste Patrick Comte, largement bénéficiaire de cette recomposition. « Ça a été un effet repoussoir total. Beaucoup sont allés voter ailleurs, essentiellement pour Patrick Comte », analyse-t-il. Une dynamique qui explique en partie l’ampleur de la défaite.

Le pire résultat depuis des décennies

Avec seulement quelques centaines de voix au compteur, la gauche atteint un niveau historiquement bas à Pontarlier. « C’est la septième campagne que je fais depuis 1989, et c’est la pire des catastrophes », insiste Gérard Guinot. Traditionnellement, la gauche rassemblait entre 1 500 et 2 000 électeurs, soit autour de 30 % des suffrages. Cette fois, elle ne disposera que d’un seul élu au conseil municipal, un niveau de représentation inédit.

Reconstruire, mais avec qui ?

Au-delà du constat, se pose désormais la question de l’avenir. Pour le responsable socialiste, tout est à rebâtir. « On n’a plus beaucoup d’adhérents, et ce sont surtout des anciens. Il faut reconstruire et ramener des jeunes », reconnaît-il. Une tâche d’autant plus complexe que l’engagement politique, comme associatif, peine à mobiliser de nouvelles générations.

À 78 ans, Gérard Guinot ne se projette pas personnellement dans cette reconstruction, mais appelle à une réflexion en lien avec les instances fédérales du parti.  Une chose est sûre : après cette défaite historique, la gauche pontissalienne entre dans une phase de profonde remise en question, avec l’enjeu de retrouver une ligne capable de rassembler bien au-delà de ses divisions actuelles.