À partir du 15 juin prochain, une partie de la rue de la République à Pontarlier sera réservée aux piétons. Cette expérimentation, qui s'inscrit dans le programme municipal, concernera le tronçon compris entre la rue de la Gare et la rue de la Halle. Prévue jusqu'à la fin de l'année 2026, elle vise à renforcer l'attractivité commerciale du centre-ville tout en améliorant le cadre de vie des habitants. Avant son lancement, la municipalité a organisé deux réunions d'information les 22 et 23 mai afin d'associer commerçants et riverains à la démarche. Du 15 au 19 juin, plusieurs aménagements temporaires seront installés : quinze jardinières supplémentaires, des stationnements pour vélos, une chicane de circulation, des fanions décoratifs, des jeux et marquages ludiques au sol ainsi qu'une activation partielle des jets d'eau de la place d'Arçon.
Un centre-ville plus agréable et plus attractif
Pour la Ville, les objectifs sont doubles. Il s'agit d'abord de créer un espace public plus apaisé et agréable, favorisant les déplacements doux et les animations culturelles et touristiques. La municipalité met notamment en avant les atouts du secteur, comme la Guinguette du Grand Cours, la Maison de l'Absinthe, le jardin remarquable Jeanine-Dessay ou encore les expositions du musée. L'autre ambition est économique. La piétonnisation doit permettre d'accroître la fréquentation du centre-ville et de soutenir l'activité des commerces et des services de proximité.
Circulation réglementée et contrôles renforcés
Durant l'expérimentation, la circulation et le stationnement seront interdits sur la portion concernée de la rue de la République. Des dérogations seront toutefois accordées aux riverains, aux services de livraison, à la collecte des déchets ainsi qu'aux véhicules de secours. Une signalisation spécifique sera mise en place afin d'identifier clairement la zone piétonne. Une chicane sera créée devant le Crédit Agricole et plusieurs places de dépose-minute seront aménagées avant l'entrée de la zone, notamment devant la boutique Okaïdi. Les contrôles seront également renforcés pour faire respecter les nouvelles règles de circulation.
De nouvelles opportunités pour les commerçants
La municipalité entend également profiter de cette transformation pour dynamiser l'offre commerciale. Deux chalets seront installés dans la zone piétonne. L'un accueillera une guinguette ou une buvette éphémère, tandis que le second sera consacré à une activité commerciale ou artisanale de type « pop-up store ». Par ailleurs, les commerçants pourront demander l'extension de leurs terrasses ou l'installation d'espaces commerciaux complémentaires devant leur établissement.
Un premier bilan à la rentrée
La phase de test se poursuivra jusqu'à la fin du mois de décembre. Un premier bilan intermédiaire est d'ores et déjà programmé à la rentrée. Les commerçants seront conviés le 18 septembre à 19 h 15 à la salle Morand, tandis qu'une réunion destinée aux riverains se tiendra le lendemain à 10 h.
La question du stationnement à l'étude
En parallèle, la Ville réfléchit à une évolution du stationnement avec la création de deux zones bleues distinctes. Une zone « hypercentre », limitée à deux heures, pourrait voir le jour autour des principales rues commerçantes. Une seconde zone, autorisant un stationnement de quatre heures, concernerait plusieurs parkings périphériques du centre-ville. Courant 2027, de nouvelles consultations seront organisées afin d'évaluer l'expérimentation et d'envisager, le cas échéant, des aménagements pérennes. Pour la municipalité, cette piétonnisation constitue une étape importante dans la transformation du cœur de ville pontissalien
Le 9 juin vers 18 h, rue de Vittel à Besançon, des policiers en surveillance ont surpris une transaction de stupéfiants à l'intérieur d'une Peugeot 107. Trois personnes ont été interpellées. La fouille du véhicule a permis la découverte de 115 g d'herbe de cannabis, 237 g de résine de cannabis, 30 g de kétamine, 20 g de MDMA et 1,5 g de cocaïne. Une jeune femme de 21 ans a reconnu assurer des livraisons de drogue pour le compte d'un tiers contre rémunération. Elle sera convoquée le 7 janvier 2027 dans le cadre d'une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité. L'acheteur présumé, âgé de 34 ans, a reconnu avoir acquis des stupéfiants via l'application Signal et fera l'objet d'une ordonnance pénale le 11 septembre 2026. La seconde passagère, âgée de 20 ans, n'a pas été poursuivie.
Ce lundi 8 juin, vers 18h15, rue Berthelot à Besançon, les policiers de la BAC ont interpellé deux hommes près d’un véhicule signalé volé depuis avril dans le Doubs. Les agents ont constaté que la plaque d’immatriculation avait été grossièrement modifiée avec du scotch. L’un des suspects, âgé de 41 ans, a été surpris en train de démarrer la voiture et de regonfler un pneu. Il a reconnu conduire malgré une suspension de permis mais a nié savoir que le véhicule était volé. À l’issue de sa garde à vue, il a été présenté au parquet. Son cousin, âgé de 43 ans, a été remis en liberté sans poursuites.
À l'occasion du sommet du G7 organisé à Évian-les-Bains du 15 au 17 juin, les autorités vont renforcer les contrôles aux frontières. Dans le Doubs, aucun poste de douane ne sera fermé, mais des ralentissements sont attendus, notamment à La Ferrière-sous-Jougne où sera redirigée une partie du trafic poids-lourds en raison de la fermeture de l'autoroute suisse A1 à Meyrin-Bardonnex. Les services de l'État invitent les frontaliers et les automobilistes à anticiper leurs déplacements et à se munir de leurs documents d'identité pour faciliter les contrôles.
Bonne nouvelle pour l’ESBF. La Commission Nationale de Contrôle et de Gestion de la Fédération française de handball a validé l’engagement du club bisontin en Ligue Butagaz Énergie pour la saison 2026-2027, sans aucune mesure restrictive. Une décision qui confirme la solidité financière et la gestion rigoureuse du club. Fort de cette stabilité, l’ESBF prépare désormais sereinement la prochaine saison avec l’ambition de poursuivre son développement au plus haut niveau du handball féminin français.
La station de Métabief Montagnes du Jura accueillera les 13 et 14 juin une manche de la Coupe de France de VTT de descente. Plus de 300 pilotes sont attendus sur la piste noire Rocheuse du bike park pour cette épreuve spectaculaire du calendrier national. Les spectateurs pourront suivre la compétition depuis plusieurs points du parcours accessibles grâce au télésiège du Morond. Un rendez-vous qui confirme la place de Métabief parmi les destinations phares du VTT en France et met en lumière les atouts sportifs et touristiques du Haut-Doubs.
Les groupes écologiste, insoumis, communiste et socialiste du conseil municipal de Besançon ont décidé de saisir le préfet du Doubs afin de contester l'arrêté anti-mendicité signé par le maire, Ludovic Fagaut, le 1er juin dernier. Dans un courrier commun, les élus demandent à l'État d'engager un déféré préfectoral devant le tribunal administratif et de solliciter en urgence la suspension du texte.
Un arrêté jugé disproportionné
Présenté par la municipalité comme un arrêté visant la « mendicité agressive », le texte interdit, du 1er juin au 15 octobre 2026, l'occupation prolongée de certaines parties de l'espace public entre 10 h et 20 h dans plusieurs secteurs du centre-ville de Besançon ainsi qu'à Châteaufarine. Pour les élus signataires, cette mesure va bien au-delà de la lutte contre les comportements agressifs. Ils estiment qu'elle cible de fait les personnes les plus précaires et porte atteinte à plusieurs libertés fondamentales. « Cet arrêté ne protège personne, il met les plus pauvres hors de vue », dénoncent-ils dans leur communiqué.
Des arguments juridiques avancés
Dans leur recours adressé au préfet, les groupes d'opposition développent plusieurs arguments juridiques. Ils considèrent notamment que l'arrêté porte une atteinte disproportionnée à la liberté d'aller et venir en raison de son périmètre étendu, de sa durée de plus de quatre mois et de son caractère général. Les élus invoquent également une atteinte à la liberté d'aider autrui dans un but humanitaire, reconnue au nom du principe de fraternité, ainsi qu'au droit au respect de la vie privée des personnes sans domicile fixe. Ils soulignent notamment que la rue Champrond, incluse dans le périmètre concerné, accueille plusieurs structures d'accompagnement social, dont l'accueil de jour Jeanne-Antide.
Une demande de suspension
Les groupes de gauche estiment également que plusieurs notions utilisées dans l'arrêté, comme « occupation prolongée » ou « sollicitations à l'égard des passants », manquent de précision et pourraient conduire à des interprétations arbitraires. Au regard de ces éléments, ils demandent au préfet du Doubs d'exercer son contrôle de légalité et de saisir le tribunal administratif avant l'expiration du délai légal. Ils sollicitent également une suspension en urgence du texte.
Un débat qui se poursuit
Cette nouvelle étape relance le débat autour de l'arrêté municipal, qui avait déjà suscité de vives réactions lors de son adoption. Alors que la municipalité défend une mesure destinée à préserver la tranquillité publique et à lutter contre certains comportements jugés problématiques, ses opposants dénoncent une réponse essentiellement répressive à des situations de précarité sociale. Le préfet devra désormais décider s'il donne suite ou non à cette demande de contrôle devant la justice administrative.
Le rendez-vous est devenu un classique pour les amateurs de sport en plein air. Samedi 13 juin, le site de la Malcombe, à Besançon, accueillera la dixième édition du Bootcamp organisé par Le Local, centre de transformation physique, installé rue Weiss. Une matinée placée sous le signe du dépassement de soi, mais surtout de la cohésion et de l'esprit d'équipe.
Une expérience inspirée des camps militaires
Si le terme « bootcamp » renvoie aux camps d'entraînement militaires, José Martinez, organisateur de l'événement et responsable du Local, tient à nuancer cette image. « Le côté militaire est surtout scénarisé. On retrouve la figure du sergent instructeur et quelques codes visuels, mais l'objectif principal reste la cohésion et l'entraide », explique-t-il. L'événement repose sur une série d'exercices physiques réalisés en groupe. Les participants sont amenés à courir, franchir des obstacles, ramper, porter du matériel ou s'entraider lors de différents ateliers.
L'interview de la rédaction : José Martinez
Le collectif avant la performance
L'originalité du Bootcamp réside dans son approche collective. Contrairement à certaines disciplines davantage centrées sur la performance individuelle, l'accent est mis sur le groupe. « Ce qui plaît le plus, c'est la cohésion. On peut avoir des débutants comme des sportifs confirmés. Les participants s'entraident, se soutiennent et avancent ensemble », souligne José Martinez. Une philosophie qui séduit un public de plus en plus large et qui explique sans doute la longévité de l'événement, désormais solidement installé dans le paysage sportif bisontin.
Une activité accessible au plus grand nombre
Ouvert aux personnes âgées de 16 ans et plus, le Bootcamp accueille chaque année des profils très variés. « On peut avoir des participants de 16 à 70 ans. Il faut simplement être en bonne santé et pratiquer un minimum d'activité physique », précise l'organisateur. Même si les trois heures annoncées peuvent impressionner, le format est conçu pour rester accessible. La matinée alterne échauffement, ateliers d'environ 45 minutes, temps de récupération et ravitaillement. « Chacun peut gérer son effort. Si quelqu'un est fatigué, il peut récupérer avant de reprendre sur l'exercice suivant », rappelle José Martinez.
Un outil de cohésion également pour les entreprises
Le concept séduit également le monde professionnel. L'esprit d'équipe développé lors des ateliers rejoint les attentes de nombreuses entreprises en matière de cohésion de groupe. « Quand on se dépasse ensemble, on crée forcément des liens. C'est pour cela que ce type d'activité est de plus en plus utilisé lors de séminaires ou de journées d'entreprise », observe José Martinez.
Informations pratiques
Le Bootcamp se déroulera samedi 13 juin de 9 h à 12 h sur le site de la Malcombe à Besançon. Le rendez-vous est fixé à 8 h 45 sur le parking du complexe sportif. Les inscriptions s'effectuent via la page Instagram du Local Besançon.