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C’est une véritable crise que connaît actuellement l’équipe française masculine de biathlon. Les deux entraîneurs des Bleus Vincent Vittoz et Patrick Favre ont quitté leur poste d’entraîneur. Dans le journal l’Equipe, Stéphane Bouthiau, le directeur du biathlon français, dit ‘ regretté le comportement des athlètes », qui a conduit au départ des deux hommes.

A nos confrères de Ouest France, le Jurassien Quentin Fillon Maillet déclaré que la formation avait « besoin d’un peu de changement ». Le champion olympique regrette cette situation, mais, selon lui, le système était devenu « moins dynamique et la lassitude présente ».

Le coup d’envoi du printemps de la sécurité routière a été donné dans le Val de Morteau. Une initiative du Centre Intercommunal de la Sécurité, de la Prévention et de la délinquance (CISPD). Il s’agit d’un organisme intercommunal, qui regroupe un ensemble d’acteurs, sur les thèmes de la sécurité et de la délinquance. Les acteurs sociaux, des représentants des différents organismes de l’état, la gendarmerie, la police municipale, le Centre Communal d’Action Sociale et des élus composent cette instance. Plusieurs sujets et problématiques sont abordés : les violences intrafamiliales, la prévention ou encore la sécurité routière.

C’est donc dans ce cadre-là, que la semaine de la courtoisie au volant a débuté le 18 mars. Elle se poursuivra jusqu’au 25 mars. A travers différentes actions, les élus du Val de Morteau, et son président Cédric Bôle, maire de Morteau et président de la Communauté de Communes du Val de Morteau, veulent sensibiliser le habitants de leur territoire à une conduite citoyenne et responsable et inciter les différents usagers ( automobilistes, cyclistes, motards et piétons) à un meilleur partage de l’espace public.  Pour ce faire, il est prévu des messages de prévention sur les réseaux sociaux des communes de la Communauté de Communes du Val de Morteau. En parallèle, le public, à partir de 10 ans, est invité à participer au concours de communication sur « la courtoisie au volant et le partage de la route dans le Val de Morteau ».

Forum de la sécurité routière

Pour clore cette action citoyenne, le Centre Intercommunal de la Sécurité, de la Prévention et de la délinquance organisera, le samedi 13 mai, à l’Escale,  un forum sécurité routière. Une dizaine de stands prévention sensibiliseront petits et grands usagers de la route : ceinture de sécurité, téléphone au volant, alcool au volant, rappel du code de la route, simulation d’intervention des secours,… .

Toutes les informations sont disponibles en contactant le CCAS de Morteau : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

L'interview de la rédaction : Cédric bôle

A compter de ce lundi 20 mars, et jusqu’au mercredi 22 mars, les 8.445 élèves de terminale de l’académie de Besançon, en voie générale et technologique, passent leurs deux épreuves de spécialités, avant l’épreuve de philosophie et le grand oral, qui se tiendront en juin prochain. Les notes obtenues par les candidats, qui leur seront communiquées d’ici le 12 avril, compteront pour l’obtention du diplôme et apparaîtront dans les dossiers d’inscription sur Parcoursup.

Pour la première fois depuis la mise en place de la réforme du baccalauréat, que la crise sanitaire était venue perturber, les épreuves peuvent se tenir en mars. Néanmoins, en 2023, elles se déroulent dans un contexte incertain, avec la contestation contre la réforme des retraites. Pour parer à d’éventuelles perturbations, le rectorat a fait appel à des surveillants supplémentaires. Des aménagements ont également été prévus pour les candidats en retard aux épreuves en raison d’éventuelles perturbations dans les transports.

Plus de 1000 enseignants mobilisés

Dans l’académie de Besançon, plus de 1.000 enseignants sont mobilisés. 852 d’entre eux assureront la correction des épreuves écrites. Ils sont 180 à participer aux épreuves orales. On recense également 42 centres d’examen, en plus de la maison d’arrêt. Rappelons que les épreuves finales se tiendront le mercredi 14 juin pour la philosophie et du 19 au 30 juin pour les oraux. Les résultats définitifs du bac seront connus le mardi 4 juillet 2023 à partir de 10h

Ce lundi 20 mars s’ouvrait à Besançon le procès du clan "Norma", regroupant des acteurs du trafic de drogue dans le quartier de Planoise. Il s’agit de la deuxième bande impliquée dans les violences survenues dans ce quartier bisontin ces dernières années, gravitant essentiellement autour du trafic de stupéfiants. La première bande, dit « de la Tour » a été jugée en juin, conduisant notamment à des peines de 10 ans d’emprisonnement pour les leader de cette association de malfaiteurs. Ce procès d’ampleur devrait durer quatre jours et huit individus doivent être jugés.

Un second acte et un procès d’exception

Jusqu’à jeudi, le palais de justice sera placé sous une surveillance policière accrue, afin que le clan « Norma », la bande rivale, réponde de ses actes devant le tribunal, pour trafic de drogue, association de malfaiteurs et violences aggravées avec armes. « Un procès d’exception » selon Etienne Manteaux, le procureur de la République de Besançon. En effet, la justice va exposer des conversations cryptées entre ces dealers présumés, fruit d’un décodage massif de messages PGP, réputés comme inviolables. Huit individus doivent être jugés. Un seul d’entre eux manque encore à l'appel, le présumé leader de la bande. Visé par un mandat d'arrêt, il est toujours recherché par les enquêteurs, et a pour l’instant réussi à passer entre les mailles du filet.

Un jeune automobiliste de 21ans a été interpellé dans la nuit de samedi à dimanche, vers 1h du matin. Lors du contrôle, il est apparu qu’il conduisait avec un taux de 1,5 gramme d’alcool dans le sang. Il n’était également pas titulaire du permis de conduire. Conduit au commissariat, vu son état, il a été placé en garde à vue avec notification des droits différée.

Ce samedi soir, le gymnase Jean Zay accueillera le gala de boxe « Bisons fight night » dans le quartier des Clairs-Soleils à Besançon. Un événement de boxe pieds/poings avec deux disciplines représentées : le muay-thaï et le K1. Douze combats, juniors, amateurs, pro et semi-pro sont programmés, avec deux vice-champions de France du kick-boxing Clairs-Soleils qui seront à l’affiche.

« Besançon est une terre de boxe anglaise, accueillant souvent des galas, mais très peu de pieds/poings. Ça fait très longtemps qu’il n’y en a pas eu, et c’est un plaisir d’organiser cet événement » indique Joshua Monsaco Donas, éducateur socio-sportif à la MJC des Clairs-Soleils. Au total, ce gala accueillera douze combats, avec 24 athlètes qui s‘affronteront.

Le muay-thaï, aussi appelé box-thaï, est art martial ancestral autorisant les coups à l’aide des poings, coudes, genoux et tibias. Mais aussi avec une base de corps à corps, permettant des saisies de jambes et des projections. Le K1 s’apparente plus à un genre de boxe américaine et japonaise, autorisant seulement les coups de poings, pieds et genoux.

« Nous avons eu cinq champions de France l’année passée en boxe éducative, et cette année un champion de France sur ring, qui est malheureusement forfait car blessé au lobe orbital » souligne Joshua Monsaco Donas. Concernant les athlètes locaux du kick-boxing Clairs-Soleils, deux vice-champions de France combattront ce samedi soir, et un combat professionnel sera assuré par un boxeur de Belfort, champion de France l’année dernière en muay-thai.

 

Le rôle déterminant de la MJC des Clairs-Soleils

Le kick-boxing Clairs-Soleils a ouvert il y a 5 ans. « A la base, on souhaitait proposer de la boxe éducative, du socio-sport. Mais petit à petit, les jeunes ont évolué, et ont voulu faire de la compétition, jusqu’à ramener des titres nationaux. Ce qui est quand même assez incroyable, car on s’entraîne dans la MJC et dans le gymnase de Clairs-Soleils. Nous n’avons pas de salle de boxe » explique l’éducateur. Il pointe un parcours incroyable de ces jeunes, qui ont eu la volonté d’organiser un gala à domicile, afin de démontrer leurs talents, le fruit de leur entraînement et de leur travail.

« La MJC n’est pas un club de sport. Elle a un agrément centre social, et on a justement créé un club de sport pour rentrer en complémentarité avec les aspects éducatifs et de loisirs » Joshua Monsaco Donas.

Car ce club n’est pas seulement axé seulement sur la compétition et tout le monde peut y trouver sa place. Des jeunes sont d’ailleurs accompagnés afin de se diplômer en tant qu’entraîneurs ou arbitres, et s’entraînent déjà à le faire au niveau régional et national. « Et puis, il y aussi des bénévoles qui n’aiment pas forcément la compétition. L’objectif est de mettre à profit les talents de tout le monde. Je pense à une jeune qui aime la photographie, et qui prendra des photos le jour du gala. Le but est de mettre en lumière les talents de chacun, et de faire participer tout le club » indique Joshua Monsaco Donas.

 

Le gala aura lieu ce samedi 18 mars au gymnase Jean Zay, 97 rue des Cras à Besançon.

 

Joshua Monsaco Donas, éducateur socio-sportif à la MJC des Clairs-Soleils : 

 

 

Retour sur la situation sociale et politique en France. Le recours au 49-3, par Emmanuel Macron, a suscité de vives réactions en France. Dès hier, des milliers de personnes sont descendus dans la rue pour exprimer leur mécontentement. La division touche également la classe politique. A droite, la députée jurassienne LR Marie-Christine Dalloz avait choisi de voter la réforme. « Non pas pour faire plaisir à Emmanuel Macron », comme elle le précise, mais parce que le groupe Les Républicains à l’Assemblée nationale a obtenu les modifications qu’il souhaitait, « en raccourcissant l’âge de départ à la retraite, en protégeant les mères de famille, les carrières des femmes et les carrières longues ».

Certes, la parlementaire jurassienne aurait aimé qu’un vote ait lieu, mais l’épilogue en a été autrement. Mme Dalloz, qui devait apporter son soutien à cette réforme, comprend le choix gouvernemental. « Après les 100 heures au Sénat et les 75 heures à l’Assemblée nationale, il fallait que le texte soit mis au vote. Etant donné que le gouvernement n’avait aucune certitude qu’il passe, je comprends que la Première Ministre ait voulu assurer le passage de ce texte »

« Je vote en mon âme et conscience »

Marie-Christine Dalloz se dit très attachée au système français de retraite par répartition. La mesure, la plus juste, selon elle, pour le préserver, est « l’allongement du temps de cotisation ». Mme Dalloz reconnaît que certains députés de sa famille politique ont pu céder à des pressions. Ce qui n’a pas été son cas. « Je vote en mon âme et conscience. En politique, il faut de la cohérence et du courage. Je vote pour ce que je considère être le mieux pour la population que je représente » précise-t-elle. L’élue en appelle à la raison de chacun. « Le but n'est pas de promettre une retraite à 60 ans infinançable » ajoute-t-elle.

De retour dans sa circonscription jurassienne, Marie Christine Dalloz, en raison des perturbations annoncées sur le trafic ferroviaire, ne sera pas présente, lundi, à l’Assemblée nationale, pour voter les motions de censure annoncées. « De toute façon, je n’avais pas l’intention de les voter » conclut-elle.

L'interview de la rédaction : Marie-Christine Dalloz

 

Un important trafic de permis de conduire a été démantelé par les enquêteurs de la sûreté départementale à Besançon. Une fraude portant sur l’obtention de 200 à 300 permis de conduire, délivrés par des inspecteurs et moniteurs contre des sommes allant de 2000 à 2500€. Trois auto-écoles bisontines sont impliquées dans ce trafic. Les investigations ont permis d’établir une fraude estimée à ce jour à au moins 400.000 €. Sept personnes ont été mises en examen pour escroquerie en bande organisée. L’inspecteur et le gérant d’une auto-école ont été placés en détention provisoire.

 

Entre 2000 et 2500€ pour un vrai permis

Tout commence lors de l’été 2022. Des lettres anonymes sont envoyées au parquet de Besançon. Des dénonciations qui se multiplient, et de plus en plus détaillées, au sujet d’agissements louches d’auto-écoles de la cité comtoise. Etienne Manteaux, le procureur de la République de Besançon, dans un premier temps circonspect, décide alors de l’ouverture d’une information judiciaire. Le stratagème est dévoilé, et met en lumière un immense système de rabattage au niveau national, notamment entretenu par le réseau social Snapchat. Un manège qui permettait d’appâter des apprentis automobilistes en échec face à l’examen ou parfois même sans aucune heure de conduite, prêts à débourser 2000 à 2500€, pour l’obtention d’un vrai permis de conduire. Les clients étaient récupérés à la gare Viotte par l’auto-école Bisontine, avec la complicité à partir de mi-décembre 2022 de l’auto-école Tabournot. Ce trafic impliquait un inspecteur de permis de conduire, trois auto-écoles de la ville et un rabatteur chargé d’amener des clients. En leur délivrant le permis, l’inspecteur percevait 300 €. Les rabatteurs et les auto-écoles empochaient le reste. Entre 200 et 300 permis auraient été frauduleusement obtenus ainsi.

 

7 personnes mises en examen, plus de 300.000€ saisis 

Ce mardi ont été interpellés et placés en garde à vue différents gérants et salariés des auto-écoles Bisontine, Tabournot et Comtoise, un inspecteur fonctionnaire d’État et un individu avec un casier judiciaire. Sept personnes au total ont été mises en examen pour escroquerie au permis de conduire en bande organisée. L’inspecteur et le gérant de La Bisontine, âgés de 54 et 60 ans, ont été placés en détention provisoire, et tous deux reconnaissent les faits.

Par ailleurs, plus de 300.000€ en liquide ont été saisis. 115.000€ sur le compte bancaire de l’auto-école, 115.000€ sur le compte de l’auto-école la Bisontine ainsi que 73.000€ dissimulés dans un sac de sport au domicile du gérant.

« Désormais, il va falloir identifier toutes les personnes qui en ont bénéficié, et saisir la préfecture pour des annulations de permis administratives », a indiqué Etienne Manteaux, le procureur de la République. La cheffe de la sûreté départementale, Juliette Dupoux, explique que l’enquête va se poursuivre pour identifier les bénéficiaires de ces faux permis, qui seront annulés. « Il ne parlent en majorité pas français et n’ont bénéficié que d’une formation limitée à la conduite. Les conséquences peuvent s’avérer considérables sur la route […] Ils n’ont aucune réflexion sur les conséquences que ça peut avoir, le jour où une de ces personnes écrasera un piéton au coin d’une rue car elle ne sait pas conduire… ». Les investigations des enquêteurs vont désormais se poursuivre pour déterminer l’ampleur exacte de la fraude et retrouver le plus rapidement possible tous conducteurs ayant bénéficié de ces permis de conduire.