D’après une enquête de la Fédération de associations générales étudiantes (FAGE), en France, un tiers des étudiantes déclarent avoir besoin d’une aide financière pour se procurer des protections hygiéniques. Cet accès aux protection périodiques constitue un enjeu de santé, mais aussi un enjeu de solidarité et d’égalité des chances, la précarité menstruelle impactant directement la réussite des étudiantes. L’université de Franche-Comté s’engage dans la lutte contre la précarité menstruelle en mettant en place 31 distributeurs de protections hygiéniques dans ses composantes et lieux de vie. Ils seront réapprovisionnés toute l’année.
La Communauté de Communes du Grand Pontarlier propose, comme chaque année, des animations pour les enfants durant les vacances scolaires. L’objectif est de permettre à chaque enfant de 4 à 13 ans et plus vivant sur le territoire de découvrir une grande diversité d’activités aussi bien culturelles que sportives à petits prix. Ateliers kamishibaï (une technique de contage d’origine japonaise basée sur des images qui défilent) ou petit reporter photo, initiation au roller ou activité mini moto et quad, sur une journée ou quelques heures, il y en a pour tous les âges et tous les goûts. Les inscriptions pour les vacances scolaires de Carnaval et Pâques ont débuté depuis le mercredi 18 janvier.
Le BesAC reçoit le leader, Rouen, ce vendredi soir au gymnase des Montboucons dans le cadre de la 20ème journée de Nationale 1. Après un début de saison en dents de scie, le club de basket bisontin a enfin trouvé son rythme en ayant enchaîné 6 victoires lors des 7 derniers matchs. En pleine confiance, le BesAC qui affiche une des meilleures attaques de ce championnat souhaite clairement disputer les play-offs en fin de saison. C’est l’ambition de Joseph Kalambani, le coach, qui pour sa première saison en tant qu’entraîneur principal, peu compter sur une formation talentueuse. L’objectif vendredi : scalper la tête du leader.
« Aucune équipe ne nous fait peur. On a tout à gagner. Si on peut encore engranger une victoire, pour nous lancer dans nos objectifs finaux, c’est à dire atteindre les play-offs, ce serait très bien » affiche calmement Joseph Kalambani, l’entraîneur bisontin. Le BesAC a fait le plein de confiance sur les derniers matchs. Six victoires lors des sept dernières confrontations, en allant se défaire d’équipes mieux classées comme Pont-de-Chéruy, Andrézieux et même Mulhouse. Désormais, c’est un gros challenge qui attend les bisontins ce vendredi : Rouen, leader du championnat, qui connait une phase plus compliquée, après avoir remporté onze matchs à la suite entre octobre et décembre. Les normands ont à nouveau gagné vendredi dernier face à Oullins/Ste-Foy après s’st incliné lors des trois dernières rencontres. Joseph Kalambani affiche clairement l’objectif, mais sans pour autant se mettre la pression. « Dans n’importe quel championnat, on a toujours envie de scalper la tête du leader. On se positionne comme les outsiders, on vient pour faire un coup. Si on perd, malheureusement la logique aura été respectée. Mais on a des arguments pour les mettre en difficulté. Et on sait que dans les cinq dernières minutes, quand l’équipe en face est dans le doute, avec tout le public qui pousse, tout est possible ».
Une équipe avec beaucoup de qualités
En débutant par une victoire, puis en perdant deux fois d’affilé, le BesAC a connu un début de saison en dents de scie. Une situation qui s’explique par un effectif remanié, avec deux joueurs arrivés seulement fin août. « Il a fallu le temps de les intégrer, que les automatismes prennent dans le collectif » souligne Joseph Kalambani. « On a commencé à sortir de 3 matchs intéressants à partir de fin octobre, et aujourd’hui nous sommes dans une situation où les joueurs jouent vraiment en coopération, ce qui donne cette série de victoires » poursuit l’entraîneur. Il pourra compter sur une force de frappe offensive très intéressante avec des joueurs doués sur le tir, derrière la ligne à trois points, comme Jonathan Boucaud, Mykal Riley, Siriman Kanouté ou encore Nikola Knezevic. « Et aussi cette faculté d’avoir un vrai point de fixation dans la raquette, avec Ferdinand Prénom, qui nous assure tous les jeux de position. Cela nous donne une équipe assez complète, qui peut faire peur aux grosses équipes » indique Joseph Kalambani.
Joesph Kalambani gratifié par ce poste d’entraîneur
Assistant pendant presque six ans aux côtés de Nicolas Faure, Joseph Kalambani a été nommé en avril dernier pour prendre la succession du BesAC. Une fierté pour le nouvel entraîneur. « C’est très particulier pour moi. Je suis dans ma ville, j’ai la chance de redonner à Besançon ce que Besançon m’a donné. Emotionnellement, c’est très gratifiant d’avoir eu la confiance de mes dirigeants pour ce poste. C’était très impressionnant au début, c’était beaucoup d’émotions. Mais très vite, on se met au travail, on prend la casquette de coach, et on avance ».
Les sapeurs-pompiers du Doubs indiquent qu’un manifestant a chuté accidentellement depuis le Pont Battant dans le Doubs à Besançon ce jeudi. Après avoir dérivé le long du quai il a pu remonter sur la berge au niveau du Crous Canot. Les secours l’ont pris en charge et transporté sur les urgences.
La Coupe du Monde de biathlon continuait ce jeudi. Il s’agissait de la première manche à Antholz-Anterselva en Italie avec le sprint 7,5km femmes. Les Françaises ont brillé puisque Chloé Chevalier signe son premier podium en carrière avec une belle médaille d’argent. Julia Simon, toujours leader de cette Coupe du Monde est 9ème. Caroline Colombo, de l’AS Mouthe, termine 8ème, suivie de sa consœur de l’Olympic Mont d’Or, Lou Jeanmonnot en 10ème position.
Ce mercredi après-midi, un homme de 43 ans a été interpellé au Lidl de la rue de Dole à Besançon. Il a tenté de franchir les caisses avec du saumon et des cuisses de poulet, pour une somme de 43 euros. Multirécidiviste, il a été placé en garde à vue. Il pourrait être impliqué dans d’autres vols à l’étalage commis les 5, 6 et 13 janvier au préjudice d’autres enseignes.
Nathalie Albert-Moretti, rectrice de la région académique Bourgogne Franche-Comté, tenait un point presse ce mercredi au rectorat pour évoquer les moyens de la rentrée 2023. Elle était entourée de la secrétaire générale de l’académie et de l’inspectrice et inspecteurs d’académie des quatre départements. Concernant la rentrée 2023, 52 postes d’enseignants seront supprimés dans les écoles de l’académie et 69 dans les collèges et lycées généraux. Seuls les lycées professionnels et établissements régionaux d’enseignement adapté seront épargnés. Selon le rectorat, le nombre d’élèves en baisse depuis plusieurs années explique ces suppressions de postes.
Le rectorat annonce 2695 élèves en moins pour la rentrée 2023. Il s’agit de 1895 élèves dans les écoles de l’académie et de 800 élèves dans les collèges, lycées et établissements régionaux d’enseignement adapté de l’académie. Un contexte qui s’explique, selon le rectorat, par une importante baisse démographique depuis plusieurs années. « On est en baisse continue en nombre d’élèves depuis maintenant plus de 5 ans. Cette baisse ne se traduit pas, et heureusement, par une suppression de postes équivalente à ce que le ministère pourrait nous demander. En quelques sorte, l’académie est bien traitée. On retire moins de postes qu’on ne le devrait. Ce qui fait que le taux d’encadrement s’améliore, et le nombre d’élèves par classe dans le premier degré diminue. Dans le second degré, on fait aussi partie des académies qui connaissent une baisse démographique importante. On aura 69 postes en moins à la rentrée 2023, ce qui reste quelque chose de satisfaisant pour l’académie. Même si on espère toujours avoir le moins de poste supprimés possible, ce qui fait l’objet de nos discussions avec le ministère, mais ça reste contenu » souligne Nathalie Albert-Moretti. Dans le premier degré, 22 postes seront supprimés dans le Doubs, 6 dans le Jura, 15 en Haute-Saône et 9 dans le Territoire de Belfort.
« Le Doubs, à l’instar des autres départements de l’académie de Besançon, est également impacté par une baisse des effectifs. Il y a une baisse prévisionnelle de 800-900 enfants, et il est important de constater que cette baisse a été amorcée il y a quatre ans. Et que chaque année on perd 1000 enfants dans le premier degré. Pour autant, les années précédentes, il n’y avait pas eu de retrait d’emploi, quand bien même il y avait 1000 élèves de moins. Et cette année, dans ce contexte, il y aura un certain nombre de retraits de postes, à hauteur de 22 dans le département du Doubs. Cela va permettre de légitimer les fermetures de classes, puisqu’il y a moins d’élèves » Patrice Durand, inspecteur d’académie du Doubs.
Les syndicat FSU, SGEN CFDT, SNALC et UNSA ont décidé de boycotter le comité social d’administration qui devait se dérouler ce mercredi 18 janvier. Ils expliquent ce refus par deux raisons : la préparation de la rentrée 2023 et le projet de réforme des retraites. Un courrier a été envoyé à la rectrice de l’académie pour en expliquer les raisons.
« Rien dans la préparation de rentrée n'est de bon augure, que ce soient les annonces de la réforme des lycées professionnels, les projets de suppression de la technologie en 6e au profit d'heures de soutien en maths et français effectuées par des PE ou les suppressions de postes ! […] Dans notre académie, les 64 postes en moins dans le second degré constituent une nouvelle saignée dans la droite ligne de ce que subissent élèves et collègues depuis 5 ans ; mais en plus, l'an prochain, le premier degré perdra 52 postes. C'est une fois de plus ignorer totalement les problématiques d'échec scolaire et d'inégalités sociales, ignorer que la France est l'un des pays où le taux d'encadrement des élèves est le plus faible, ignorer que dans toutes les études internationales, la France perd d'année en année quelques places et se trouve d'ores et déjà en queue de peloton des pays de l'OCDE. Vouloir à tout prix faire des économies dans le domaine de l'Éducation, c'est mettre en péril l'avenir d'un pays car l'éducation n'est pas un coût, c'est un investissement »
Nathalie Albert-Moretti, rectrice de la région académique Bourgogne Franche-Comté :
Le Centre Athenas situé à l’Etoile dans le Jura a pour vocation de remettre sur pied des animaux sauvages impactés par les activités humaines, et qui ne pourraient pas survivre dans le milieu naturel sans l’intervention du centre et de ses bénévoles. Il y a quelques jours, le Centre Athenas a saisi 7 chardonnerets victimes de chasse à la glu chez un éleveur et destinés au trafic. Nous nous sommes entretenus avec Gilles Moyne, le directeur du centre Athenas, pour évoquer le trafic d’espèces, le troisième trafic le plus lucratif après celui des armes et de la drogue.
Des décisions encourageant au trafic
Il y a quelques mois, les habitants de la commune de Métabief s’étonnaient de la présence d’un étrange félin au sein du village. Selon les premières observations, il est apparu que ce dernier serait un serval, un félin que l’on trouve en Afrique de l'Est et de l'Ouest, ainsi qu’au nord du Sahara. Fausse alerte, il s’agissait finalement d’un savannah, un croisement entre un serval et un chat domestique. Il a été capturé le mardi 30 août 2022 en début de matinée par les personnels de l'OFB, à l’aide d’une cage piégée avec de la nourriture. A cette époque, Gilles Moyne, le président du Centre Athenas redouait un trafic d’espèces à proximité. La vente de savannah serait particulièrement juteuse et engendrerait le déploiement d’élevages illicites dans la région. La proximité d’aéroports favoriserait aussi ce marché. Et puis, il y a quelques jours, le Centre Athenas regrettait que la DREAL et la direction de l’OFB « aient pesé de tout leur poids pour le transfert en captivité à vie d’un caracal et d’un serval » deux félins sauvages qui leur avaient été confiés. « En les maintenant dans un circuit de profit (zoos) ils contribuent à conforter les trafiquants » explique l’association. Selon Gilles Moyne, l’administration s’est efforcée de faire modifier des décisions de justice pour condamner ces animaux à la captivité, alors qu’ils avaient « toutes les opportunités pour les faire transférer en sanctuaire en Afrique du Sud, ou même de les relâcher grâce à un partenaire qui est spécialisé dans ce type d’opération ».
« Un tas de bâtons nous ont été mis dans les roues. C’est regrettable, ça peut être perçu comme un encouragement au trafic. En tout cas, c’est un quitus donné à la captivité à vie et ça ne nous satisfait pas » indique Gilles Moyne.
Un marché illicite
Plus récemment, 7 chardonnerets (une espèce de passereaux) victimes de capture à la glu, pour le trafic, ont été saisis chez un éleveur et confiés au Centre Athénas par décision de justice. Après 1 mois de remise en forme, ils ont pu être relâchés. « Parfois, les gens considèrent que ce n’est pas très grave de capturer des petits oiseaux comme ça. Mais ils font partie de la biodiversité, ce sont des espèces protégées, et on ne peut pas les capturer selon son bon gré ». La plupart du temps, ces oiseaux sont utilisés soit pour la reproduction, soit pour créer des hybrides (des animaux issus de l'accouplement de deux êtres vivants d'espèces différentes), et revendus ensuite. Ces oiseaux sont monnayés à un prix assez important sous le manteau.
« Quand on parle du trafic d’animaux, les gens s’imaginent des peaux de panthères, des défenses d’éléphants. Mais la faune métropolitaine est abondamment trafiquée. À la fois par des gens qui la capture pour la vendre, et aussi par des gens qui reproduisent. Dans les deux cas, c’est illégal. C’est par exemple le cas des tortues d’Hermann. Dans certains établissements qui ont pignon sur rue, on a pu constater que des animaux sont détenus pas tout à fait légalement. C’est une activité commerciale sous-marine importante » déplore Gilles Moyne, le président du centre Athenas.
Gilles Moyne, le président du centre Athenas :