Choix du secteur :
Se connecter :
 

Nouvelle journée de mobilisation ce mardi à la clinique Saint-Vincent à Besançon, propriété du groupe Elsan. Les revendications portent sur les salaires, sur l’attractivité et la fidélisation des salariés. Les discussions avec la direction du groupe sont toujours au point mort. D’où cette nouvelle action. Ce matin, aucune entrevue était au programme entre les représentants syndicaux et la direction du groupe Elsan. Affaire à suivre.

Le sénateur du Doubs Jean‑François Longeot alerte une nouvelle fois le gouvernement sur les fermetures de classes en milieu rural. Dans un communiqué et plusieurs questions écrites adressées aux ministres, il dénonce un décalage entre les annonces nationales — notamment les 50 millions d’euros prévus pour préserver 4 000 postes d’enseignants — et la réalité du terrain, où des fermetures restent envisagées dans plusieurs communes du département. Le sénateur demande davantage de marges de manœuvre pour les DASEN et un réexamen des seuils d’ouverture et de fermeture, estimant que l’avenir des écoles rurales conditionne la cohésion sociale et l’attractivité des territoires.

Journée de mobilisation aujourd’hui dans l’éducation nationale. À Besançon, la colère monte face aux fermetures de classes. 27 suppressions de classes  sont annoncées dans la ville, et 109 dans l’ensemble du Doubs. Les élus insoumis dénoncent une situation « inacceptable », liée notamment à la suppression de postes d’enseignants prévue dans la loi de finances 2026.

Ils alertent sur des conséquences concrètes : classes surchargées, conditions d’apprentissage dégradées et affaiblissement de l’école publique. Les élus demandent à la mairie d’intervenir auprès de l’Éducation nationale pour empêcher certaines fermetures, notamment dans les quartiers les plus fragiles.

Grâce à l’engagement des bénévoles de la Force T et à la générosité des donateurs, le Téléthon 2025 a permis de collecter 4,1 millions d’euros en Bourgogne-Franche-Comté, contribuant à un total national dépassant les 100,5 millions d’euros. Dans le détail, le Doubs a réuni plus de 875.000 euros au profit de l’AFM, tandis que le Jura a atteint près de 506.000 euros, illustrant une forte mobilisation locale au service de la recherche et des malades.

À Morteau, la MJC Centre Social, Rés’ado et la CCAS relancent leur action « Parents / Ados : restons connectés ». Une conférence animée par le psychothérapeute familial Gérard Vallat est proposée ce mardi 31 mars à 20h, salle des fêtes. Au programme : comprendre la place des écrans et des réseaux sociaux dans la vie des ados, et aider les parents à accompagner leur autonomie. Une soirée soutenue par la CAF dans le cadre du dispositif « Tous Famille ».

Dans le massif du Jura, les préfets de l’Ain, du Doubs et du Jura renforcent la traçabilité des troupeaux bovins avant l’estive. Objectif : éviter l’introduction de maladies et vérifier les obligations vaccinales. De nouveaux arrêtés précisent l’enregistrement des éleveurs, des parcelles et les déclarations de mouvements d’animaux. Ces mesures, élaborées avec les chambres d’agriculture et les groupements sanitaires, doivent permettre un suivi plus précis des bovins en altitude et protéger des filières agricoles fragiles mais à forte valeur ajoutée.

A la veille d’une journée nationale d’action, les syndicats enseignants du premier degré se préparent à une mobilisation d’ampleur. Dans le Doubs, le syndicat FSU‑SNUipp, premier syndicat du primaire, alerte sur les conséquences de la future carte scolaire. –21 postes sont annoncés pour la rentrée 2026, un chiffre qui suscite colère et inquiétude.

« Une centaine de fermetures de classes possibles »

Amélie Lapprand, co‑secrétaire départementale de la FSU‑SNUipp du Doubs, ne cache pas son inquiétude : « Cela représente une centaine de fermetures de classes pour seulement une trentaine d’ouvertures possibles dans le département. Les prévisions de l’inspection académique vont clairement dans ce sens Â». Si le rectorat a récemment laissé entendre que les chiffres étaient « définitifs », la syndicaliste nuance : « Les moyens attribués sont figés, oui. Mais l’académie conserve une marge de manÅ“uvre pour décider où ouvrir ou fermer. Nous espérons encore des ajustements. »

La démographie en baisse… mais un argument contesté

La baisse du nombre d’élèves, particulièrement marquée en Bourgogne‑Franche‑Comté, est régulièrement avancée pour justifier les suppressions de postes. Un argument que la FSU‑SNUipp ne rejette pas, mais qu’elle refuse de voir utilisé comme un prétexte. « Oui, nous perdons des élèves, c’est une réalité. Mais c’est justement l’occasion de réduire les effectifs par classe, de renforcer les remplacements, de recréer des postes spécialisés pour les élèves en difficulté. La France reste l’un des pays européens avec les classes les plus chargées. Pourquoi ne pas profiter de cette baisse démographique pour améliorer l’école plutôt que l’affaiblir ? »

L'interview de la rédaction : Amélie Lapprand 

Rural comme urbain : tout le monde touché

Aucun territoire n’est épargné. « Cette année, les fermetures touchent autant les zones rurales que les grandes communes. Cela va créer des situations humaines très difficiles : des enseignants en poste depuis 10, 15 ou 20 ans dans une école vont devoir partir faute de poste. Et dans certains secteurs, il n’y a tout simplement pas d’autre école à proximité. » La syndicaliste insiste sur la fragilité du monde rural : « Le rural est le grand oublié des cartes scolaires depuis des années. Une fermeture de classe, c’est parfois la première étape vers la fermeture de l’école. »

Un rassemblement devant le rectorat

La mobilisation de ce mardi 31 mars s’annonce importante. La FSU‑SNUipp appelle enseignants, parents et citoyens à se rassembler à 10h30 devant le rectorat de Besançon. « Ce sont les enfants qui seront les premiers touchés. Nous devons nous faire entendre », conclut Amélie Lapprand.

L’artiste jurassien Hubert-Félix Thiéfaine s’apprête à faire ses adieux à la scène. À 77 ans, il lancera son ultime tournée, « Des adieux …/… », avec une première date le 3 octobre prochain. Cette tournée traversera une quarantaine de villes jusqu’en juin 2027, avant un dernier concert à Reims. Dans la région, deux rendez-vous : le 3 avril 2027 à l’Axone de Montbéliard et le 14 mai 2027 à Dijon.

Côté billetterie, la prévente Fnac ouvre ce mardi 31 mars à 12h, suivie de la mise en vente générale jeudi 2 avril à midi. Une ultime chance d’applaudir l’une des grandes voix du rock poétique français.