Le FC Sochaux-Montbéliard continue sa course à la montée en Ligue 2. Hier soir, dans le cadre d’une nouvelle journée de championnats en National, les Francs-Comtois se sont imposés 2-0, à Bonal, face à Quevilly, portant leur total à 51 points. À une longueur seulement du leader Dijon, Sochaux reste pleinement dans la lutte à sept journées de la fin. Prochain rendez-vous : un déplacement à Versailles la semaine prochaine.
À Pontarlier, le Centre hospitalier intercommunal de Haute-Comté reste fortement impacté après la cyberattaque d’octobre 2025. Si la situation est désormais stabilisée, le retour à la normale n’est pas attendu avant 2027. Depuis six mois, une reconstruction complète du système informatique est en cours, avec le soutien de l’État et de l’ARS. Un point d’étape s’est tenu ce 27 mars, en présence du préfet et des autorités sanitaires. Objectif : renforcer la cybersécurité et garantir la continuité des soins face à la menace.
Sans surprise, Patrick Comte a été officiellement élu maire de Pontarlier lors du conseil municipal d’installation de ce vendredi soir. Une élection nette qui ouvre une nouvelle page politique pour la ville. Neuf adjoints ont été élus. Jean-Louis Gagelin, qui aura en charge l’urbanisme, la voierie, les espaces verts, le patrimoine bâti et l'économie, est le premier d’entre eux. Agathe Henriet s’est vue confier l’administration générale, les marchés publics, les affaires juridiques et la sécurité. Le troisième adjoint est Fabien Paret ( politique de la ville, jeunesse et citoyenneté). Nathalie Bertin gérera la culture, le tourisme et les jumelages, en tant que quatrième adjointe. La communication, les relations publiques, la transition numérique et les cérémonies reviennent à Benjamin Locatelli. Le sport sera l’affaire de Gilles Corgini. Enfin, Delphine Pernin est l’élue référente pour le scolaire et le périscolaire.
Une élection sans suspense
Sur les 33 votants, 25 élus ont apporté leur soutien à Patrick Comte. Une voix pour Céxdric Laithier, qui avait fait acte de candidature. Le scrutin a également enregistré sept votes blancs, émanant vraisemblablement de l’opposition de droite. Ce résultat confirme la majorité obtenue lors des élections municipales et installe solidement le nouveau maire à la tête de l’exécutif local.
Un discours placé sous le signe de la responsabilité
Dans son discours d’investiture, Patrick Comte a d’abord tenu à remercier les électeurs pour leur confiance : « Cette confiance nous oblige », a-t-il déclaré, soulignant d’emblée le sens des responsabilités qui accompagne son élection. Il a également salué la participation des habitants au scrutin, tout en rappelant que l’abstention reste un défi pour la démocratie locale.
Hommage à la mandature précédente
Le nouveau maire a pris soin d’inscrire son action dans une continuité républicaine, en rendant hommage à l’équipe sortante et à son prédécesseur, Patrick Genre. « Une ville se construit dans la durée », a-t-il rappelé, insistant sur la nécessité de respecter le travail accompli tout en assumant les responsabilités nouvelles.
Un cap politique clairement affirmé
Patrick Comte a insisté sur la légitimité du programme porté par son équipe, qu’il qualifie de « cap » et de « boussole » pour le mandat. Selon lui, les Pontissaliennes et Pontissaliens ont choisi « une orientation, des engagements concrets et une méthode de travail », avec une priorité claire : placer l’intérêt des habitants au cœur de chaque décision. Il a également appelé à dépasser les clivages politiques : « Ce qui nous rassemble est plus fort que ce qui nous distingue lorsque l’intérêt général est notre priorité. »
Une main tendue à l’opposition
Dans un passage remarqué, le nouveau maire s’est adressé directement aux élus de la minorité, reconnaissant leur légitimité et leur rôle dans le fonctionnement démocratique. « Votre parole est utile, votre vigilance est nécessaire », a-t-il affirmé, appelant à une opposition « constructive », capable d’enrichir les projets municipaux sans tomber dans une opposition systématique.
Des priorités clairement identifiées
Le maire a dressé les grands axes de son mandat : cadre de vie, urbanisme, attractivité économique, transition écologique, cohésion sociale, jeunesse et accompagnement des aînés. Il a insisté sur la nécessité d’agir avec méthode, de hiérarchiser les priorités et de garantir la transparence de l’action publique.
Une mandature tournée vers l’action
« Ce discours n’est pas un aboutissement, il est un point de départ », a conclu Patrick Comte, appelant à une mobilisation immédiate. Affichant une volonté de résultats concrets, il a insisté sur l’importance de la présence sur le terrain, de l’écoute des habitants et de la mise en œuvre effective des engagements. Avec cette élection, Pontarlier entame une nouvelle mandature placée sous le signe du rassemblement, mais aussi de l’exigence et de l’action.
Le premier conseil municipal du maire Ludovic Fagaut, marqué par de vives tensions et le départ de l’opposition, pourrait connaître des prolongements bien au-delà de l’enceinte de l’Hôtel de Ville. La minorité municipale a en effet décidé de porter le conflit sur le terrain juridique.
Une rupture politique assumée
La séance, consacrée à l’installation de la nouvelle équipe municipale, a rapidement dégénéré après l’intervention de l’ancienne maire, Anne Vignot. Privés de prise de parole selon leurs dires, les élus d’opposition ont dénoncé un fonctionnement qu’ils jugent contraire aux règles démocratiques. Malgré une suspension de séance, les tensions ne sont pas retombées. Anthony Poulin a notamment pointé des manquements au règlement intérieur. Dans la foulée, l’ensemble de la minorité, dont Anne Vignot et Séverine Véziès, a quitté la salle, marquant une rupture nette avec la majorité.
Le choix de la voie juridique
Mais au-delà du geste politique, c’est surtout la suite donnée à cet épisode qui retient l’attention. Les élus de la minorité annoncent désormais leur intention de saisir les autorités compétentes. Un signalement va être adressé au préfet dans le cadre du contrôle de légalité. Objectif : faire examiner les conditions dans lesquelles certaines délibérations ont été adoptées en leur absence. Dans le viseur de l’opposition, plusieurs décisions votées après leur départ, qu’ils estiment entachées d’irrégularité.
L'interview de la rédaction : Anne Vignot
Le dossier sensible du CCAS
Parmi les points les plus contestés figure la composition du conseil d’administration du Centre communal d’action sociale (CCAS). La réglementation impose une représentation proportionnelle de la majorité et de l’opposition. Or, selon la minorité, la liste adoptée ne respecterait pas cette exigence, remettant en cause la légalité même de la délibération. Cet élément pourrait constituer le cœur du recours à venir.
Vers un recours devant le tribunal administratif
Au-delà du signalement au préfet, les élus d’opposition n’excluent pas de saisir le tribunal administratif. Une telle démarche viserait à obtenir l’annulation des délibérations contestées et à faire reconnaître d’éventuels manquements aux règles de fonctionnement des assemblées locales. Cette stratégie marque une montée d’un cran dans l’opposition politique, qui choisit désormais le terrain juridique pour faire valoir ses droits.
Un début de mandat sous pression
En poursuivant la séance malgré le départ de l’opposition, Ludovic Fagaut a fait le choix de la fermeté. Une position qui pourrait désormais être mise à l’épreuve par le contrôle de légalité. Ce premier conseil municipal ne se limite donc pas à un affrontement politique : il ouvre une séquence potentiellement contentieuse, qui pourrait peser sur le début de la mandature. À Besançon, le débat démocratique se joue désormais aussi devant les instances administratives.
Dans un discours d’investiture empreint de gravité et d’émotion, le nouveau maire de Besançon, Ludovic Fagaut, a officiellement pris ses fonctions devant élus, agents municipaux et habitants. Dès les premiers mots, l’édile de droite a insisté sur « le sens aigu de la responsabilité » qui accompagne son entrée en fonction, dans un moment qu’il a qualifié de « solennel ». Remerciant les Bisontines et les Bisontins pour leur confiance, il a également salué le travail des services municipaux et l’engagement des acteurs locaux, qu’il considère comme « le cœur battant de Besançon ».
Une alternance historique après des décennies de continuité
L’arrivée de Ludovic Fagaut marque un tournant politique majeur pour Besançon. Après 73 ans d’une même majorité, la ville change de cap. Sans renier l’héritage de ses prédécesseurs, parmi lesquels Robert Schwint, le nouveau maire a souligné l’ouverture d’« un nouveau chapitre ». Il a insisté sur une volonté de continuité dans le respect de l’histoire locale, tout en affirmant une rupture dans la méthode et les priorités.
Un maire “pour toutes et tous”
Au cœur de son intervention, Ludovic Fagaut a martelé un message d’unité. Il s’est engagé à être « le maire de toutes les Bisontines et de tous les Bisontins, sans distinction », plaçant les habitants au centre de son action. Cette posture se traduit par une promesse de gouvernance participative : renforcement des conseils de quartier, réunions publiques régulières , présence accrue des élus sur le terrain et création de référents de quartier L’objectif affiché : réconcilier les citoyens avec l’action publique locale.
Des priorités claires : sécurité, attractivité et cadre de vie
Le nouveau maire a détaillé les grands axes de son mandat, articulés autour de plusieurs exigences : rassembler, agir, protéger et obtenir des résultats concrets.
Sécurité renforcée
Parmi les premières mesures annoncées : recrutement et armement de la police municipale, déploiement de caméras de vidéoprotection et lutte contre la délinquance et la mendicité agressive
Relance économique et culturelle
Ludovic Fagaut veut repositionner Besançon comme une capitale régionale dynamique, notamment via : le développement de zones d’activité économique, la coopération avec Grand Besançon Métropole, la réhabilitation d’équipements culturels comme un auditorium
Amélioration du cadre de vie
Le maire promet également une ville « plus belle, plus propre et plus vivante » : embellissement urbain (fleurissement, mise en lumière du patrimoine), valorisation de sites emblématiques comme la Citadelle, animation des rives du Doubs, ajustement du stationnement pour fluidifier la circulation.
Une méthode axée sur le terrain et le dialogue
Au-delà des annonces, Ludovic Fagaut a insisté sur la méthode : une action publique « au plus près du terrain ». Il souhaite instaurer une démocratie locale plus directe, fondée sur l’écoute, la concertation et la co-construction. Des « assises thématiques » seront organisées sur des sujets clés comme la sécurité, le commerce, la santé ou la transition écologique.
Un appel à la mobilisation collective
« Conscient de l’ampleur de la tâche », le nouveau maire a affirmé qu’il ne pourrait réussir seul. Il a lancé un appel à l’ensemble des forces vives du territoire : acteurs économiques, associatifs, élus et citoyens. « Ce mandat ne sera pas le mien, mais le nôtre », a-t-il déclaré, tendant la main à toutes les bonnes volontés.
Une ambition affichée : faire rayonner Besançon
En conclusion, Ludovic Fagaut a placé son mandat sous le signe de l’audace et de la confiance. Refusant « la résignation » et « la peur de l’avenir », il ambitionne de faire de Besançon « une ville qui inspire et qui rayonne ». Une promesse forte, à l’image de cette prise de fonction : rassembler, transformer et redonner fierté aux Bisontins.
Une installation marquée par un climat explosif
Comme on pouvait s’y attendre, le premier conseil municipal de Besançon sous l’ère du nouveau maire Ludovic Fagaut s’est déroulé dans un climat particulièrement tendu. Consacrée à l’installation de la nouvelle équipe municipale, la séance a rapidement viré à l’affrontement politique. Dans une ambiance électrique, les échanges se sont durcis au fil des prises de parole, laissant peu de place à l’apaisement.
L’opposition quitte la séance
La situation a dégénéré après l’intervention de la maire sortante, Anne Vignot. À la suite de cette prise de parole, plusieurs élus d’opposition ont demandé à s’exprimer. Face au refus du maire de leur accorder la parole, le ton est monté, entraînant une suspension de séance. À la reprise, les tensions ne sont pas retombées. Anthony Poulin, désormais dans l’opposition, a dénoncé publiquement des manquements au règlement intérieur du conseil municipal. Dans la foulée, l’ensemble de l’opposition — représentée notamment par Anne Vignot et Sévèrine Véziès — a décidé de quitter la salle, claquant la porte de l’assemblée.
Un scénario qui rappelle la précédente mandature
Cet épisode n’est pas sans rappeler les tensions de la précédente mandature. À l’époque, Ludovic Fagaut et Laurent Croizier, alors dans l’opposition, avaient eux-mêmes pratiqué ce genre d’initiatives pour protester contre la conduite des débats. Un renversement de situation qui illustre la continuité des rapports de force au sein de l’assemblée bisontine, malgré l’alternance politique.
Un maire inflexible face aux critiques
Malgré les protestations, Ludovic Fagaut est resté ferme. Refusant de revenir sur sa décision, il a poursuivi le déroulement de la séance, assumant une ligne de conduite jugée rigide par ses opposants. Cette posture a directement conduit au départ précipité de l’opposition, scellant une première fracture visible dans cette nouvelle mandature.
Une mandature qui s’annonce agitée
Ce premier conseil municipal donne le ton : les relations entre majorité et opposition s’annoncent particulièrement tendues dans les mois à venir. Entre contestations sur la méthode, accusations de non-respect des règles et affrontements politiques, les prochains conseils municipaux pourraient être tout aussi houleux.
Une chose est certaine : à Besançon, le changement de majorité n’a pas apaisé les débats. Bien au contraire.
Alors que le conseil municipal d'installation de ce soir se poursuit à Besançon, Ludovic Fagaut a été largement élu maire avec 42 voix sur 55. L’opposition s’est abstenue à 13 reprises. Parmi les 16 nouveaux adjoints, Emmanuel Huot Cusenier en est la première. La sécurité revient à l’ancien commandant de police Jean-Pascal Reyes,. Fabrice Taillard aura la responsabilité des finances. C’est Isabelle Bordat, aide à domicile, qui aura la charge de l’éducation. Annie Gauthier se voit confier le domaine de la culture. Enfin, Frédéric Parise est le nouvel élu en charge des sports et Didier Gendraut s’est vu confier le domaine de la citoyenneté, la laïcité et la lutte contre les discriminations.
À l’issue du conseil municipal d’installation de ce soir à Besançon, Ludovic Fagaut a été largement élu maire avec 42 voix sur 55. L’opposition s’est abstenue à 13 reprises. Dans la foulée, le conseil procède actuellement à l’élection des 16 adjoints.