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À l’approche des élections municipales des 15 et 22 mars prochains, les listes se mettent en ordre de bataille à Maîche. Parmi elles, la liste « Maîche demain », conduite par Pascal Bouteille, ancien enseignant et directeur d’école. À 69 ans, le Maîchois entend proposer une autre manière de gérer la commune, en mettant en avant la transparence, le travail d’équipe et l’écoute des habitants.

Un ancien instituteur engagé pour sa commune

Né à Maîche, Pascal Bouteille a exercé pendant vingt ans comme instituteur puis directeur d’école, dans la commune et dans les établissements du secteur. Déjà engagé lors du scrutin municipal de 2020 sur une autre liste, il n’avait alors pas été élu, mais dit avoir suivi de près la vie municipale ces six dernières années. « J’ai souvent assisté aux conseils municipaux et participé aux préparations. Cela m’a intéressé et donné envie de m’investir davantage », explique-t-il. Lorsque la tête de liste de 2020, battu par Régis Ligier, le Maire sortant, a décidé de ne pas repartir dans la course, la question d’un nouveau chef s’est posé. « Je me suis dit : pourquoi pas y aller ? Mais si je m’engage, ce n’est pas pour faire de la figuration, c’est pour m’investir réellement », affirme-t-il.

L'interview de la rédaction : Pascal Bouteille 

 

Une liste revendiquée « apolitique »

La liste « Maîche demain » se présente sans étiquette politique. « Nous avons des personnes de tous horizons. L’objectif n’est pas de faire de la politique partisane mais de travailler pour la commune », insiste le candidat. Parmi les motivations de son engagement figure aussi la situation financière de la ville. Pascal Bouteille évoque notamment le rapport de la Chambre régionale des comptes, qui pointe plusieurs fragilités. « On y lit que la situation financière se dégrade, que la gestion budgétaire nécessite des ajustements et que les dépenses augmentent plus vite que les recettes. Cela pose forcément des questions », estime-t-il.

L'interview de la rédaction : Pascal Bouteille 

pascal bouteille liste

 

Une autre organisation du travail municipal

Au-delà des finances, le candidat souhaite également modifier le fonctionnement du conseil municipal. Après six années passées à observer les débats, il estime que les décisions sont parfois concentrées entre quelques élus. « J’ai parfois eu l’impression que deux ou trois personnes étaient aux manettes et que les autres se contentaient d’exécuter. Je souhaite au contraire un véritable travail collectif », explique-t-il. Son projet prévoit notamment un fonctionnement en duos ou trios d’élus autour des dossiers, afin d’impliquer davantage les conseillers municipaux dans les décisions.

Pascal Bouteille propose également d’ouvrir les commissions municipales à l’ensemble des élus et colistiers, y compris ceux de la liste concurrente menée par Régis Ligier. « L’idée est de travailler dans la transparence et d’associer toutes les compétences », souligne-t-il.

L'interview de la rédaction : Pascal Bouteille 

Transparence et dialogue avec les habitants

Autre axe mis en avant par la liste : la transparence dans la gestion municipale. Le candidat évoque par exemple la publication claire des indemnités du maire et des adjoints, afin que les habitants puissent en avoir connaissance. Mais Pascal Bouteille insiste surtout sur la nécessité de renouer le dialogue avec la population. Depuis le début de la campagne, lui et plusieurs colistiers ont multiplié les rencontres en porte-à-porte. « Les habitants nous ouvrent leurs portes et ils ont surtout besoin d’être écoutés. Certains se sentent un peu délaissés. Quand on prend le temps d’échanger, ils apportent aussi des idées », observe-t-il. Selon lui, la gestion municipale doit s’appuyer davantage sur cet aspect humain, tout en continuant à assurer les missions classiques d’une commune : entretien de la voirie, gestion des équipements et préservation du patrimoine.

Une réunion publique avant le scrutin

La liste « Maîche demain » organise une réunion publique ce jeudi à 20 heures, à la salle de l’Union, afin de présenter son projet et échanger avec les habitants. Pascal Bouteille indique que ce type de rencontre pourrait être renouvelé régulièrement en cas d’élection. « La transparence et l’écoute ne doivent pas s’arrêter après la campagne », conclut-il.

L'interview de la rédaction : Pascal Bouteille 

À l’approche des élections municipales, les différentes listes affûtent leurs arguments. À Besançon, Lutte ouvrière mène campagne en mettant en avant la colère des travailleurs face à l’inflation, aux licenciements et à la situation internationale. Pour Nicole Friess et son équipe, ces élections sont avant tout l’occasion d’exprimer un mécontentement social plus large, bien au-delà des enjeux strictement locaux. Elle répond à nos questions.

Quels sont, à votre avis, les principaux enjeux de cette élection ?

Cela dépend pour qui. Pour les partis politiques en lice, l’enjeu sera surtout de compter leurs points au second tour. En réalité, ces élections servent aussi de préparation pour la présidentielle de 2027. Pour nous, l’enjeu est de permettre aux travailleurs d’exprimer leur colère face à tout ce qu’ils vivent aujourd’hui. Nous le répétons tout au long de la campagne : inflation, hausse des prix de l’énergie, bas salaires, suppressions d’emplois… Plus de 500 plans de licenciements ont été annoncés, ce qui représente environ 200.000 travailleurs qui risquent de se retrouver au chômage. Retrouver un emploi à 50 ans est aujourd’hui presque impossible. Dans ce contexte, les travailleurs ont besoin d’exprimer leur colère lors de ces élections. C’est ce cri de colère que nous voulons faire entendre. Les élections ne changeront pas notre vie, mais elles peuvent au moins permettre d’exprimer cette colère face à un système qui s’aggrave et qui nous mène vers la guerre, car la guerre est aujourd’hui à nos portes.

L'interview de la rédaction : Nicole Friess 

 

Vous êtes-vous fixé un objectif en termes de participation ou de score pour ces municipales ?

Je ne sais pas si nous aurons un maire, mais nous aurons probablement des élus dans certaines petites communes. Pour nous, c’est un enjeu important, car cela permettrait à des communistes révolutionnaires de siéger dans les conseils municipaux. Ils pourraient être les porte-parole et les appuis des travailleurs et de la population, dénoncer les mauvais coups lorsqu’il y en a et être les yeux et les oreilles des travailleurs dans ces conseils municipaux.

L'interview de la rédaction : Nicole Friess 

En quoi voter Lutte ouvrière changerait-il le quotidien des Bisontins et des Bisontines ?

Cela ne changera pas directement la vie des Bisontins. En revanche, cela permettra de s’exprimer. Beaucoup de partis politiques se cachent derrière des appellations parfois fantaisistes et ne disent pas la vérité aux travailleurs. Les élections ne changeront pas notre vie, c’est une réalité. Mais elles permettent d’exprimer sa colère, de choisir son camp et de dire que nous ne voulons plus subir. Nous sommes fiers d’appartenir à une classe qui fait fonctionner toute la société mais qui, pour l’instant, n’a souvent que le droit de se taire.

Nous présentons plus de 246 listes dans le pays, ce qui représente environ 11 000 travailleurs engagés dans ces élections pour défendre cette politique. Nous disons aussi que tant que ce système capitaliste perdurera, nous irons vers la guerre. L’actualité internationale le montre. Les enjeux dépassent largement les municipales. Pourtant, beaucoup de candidats se limitent à des promesses locales parfois dérisoires. La guerre menace, et les budgets des communes diminuent d’année en année. Promettre une ville idéale sans parler de ces réalités, c’est tromper les travailleurs.

Le risque d’un basculement de la ville de gauche à droite vous préoccupe-t-il ?

Non, car cela ne changera rien au fond. Quel que soit le maire élu, la réalité finira par s’imposer. Les municipalités seront toutes contraintes par les budgets et les politiques nationales. Les partis politiques le savent, mais ils se présentent sous des appellations qui masquent souvent leur identité politique. Ils cherchent avant tout à compter leurs voix pour les échéances nationales, notamment pour 2027. Il ne faut pas prendre les électeurs pour des imbéciles.

L'interview de la rédaction : Nicole Friess 

Donnerez-vous des consignes de vote au second tour, dans le duel entre Anne Vignot et Ludovic Fagaut ?

Non, bien sûr. Nous ne sommes pas propriétaires des voix. Pour nous, l’essentiel est le premier tour : que les travailleurs choisissent leur camp. Au second tour, chacun fera ce qu’il veut. Les voix des électeurs ne nous appartiennent pas, donc nous ne donnerons aucune consigne de vote.

La progression du Rassemblement national au sein des travailleuses et travailleurs vous inquiète-t-elle ?

Ce qui nous inquiète, c’est la montée réactionnaire dans la société, et notamment la progression de l’extrême droite. C’est effectivement préoccupant. Mais le gouvernement actuel n’a parfois rien à envier à l’extrême droite : la politique menée à l’égard des travailleurs étrangers, par exemple, va dans le même sens. Aucun parti ne propose réellement le droit de vote pour eux.

Cette situation s’accompagne d’une montée du racisme, de la division et de l’autoritarisme. On le voit aussi dans les débats publics : certaines positions sont immédiatement disqualifiées. Face à cela, nous nous sentons parfois impuissants. Pourtant, les seuls capables de changer réellement le cours des choses sont les travailleurs eux-mêmes, car ce sont eux qui font fonctionner toute la société. Mais cela dépendra d’eux. Bien sûr que la situation est inquiétante.

À l’approche des élections municipales, la candidate Amandine Rapenne met en avant plusieurs mesures axées sur le pouvoir d’achat et l’aménagement du territoire aux Fins. Parmi ses propositions figurent notamment la mise en place d’une mutuelle communale santé et une position critique sur le tracé de la future route des Microtechniques.

Une mutuelle communale pour alléger le coût de la santé

Face à la hausse des cotisations de mutuelle, estimée entre 6 et 10 % depuis 2024, l’équipe d’Amandine Rapenne propose de mettre en place une mutuelle communale. Le principe : la municipalité lance un appel d’offres afin de négocier un contrat de groupe avec un organisme de complémentaire santé. Les habitants qui le souhaitent pourraient ensuite adhérer à cette mutuelle à des tarifs préférentiels. « Cela permet d’obtenir des prix qui ne sont pas accessibles à titre individuel », explique la candidate. Selon elle, les économies pourraient atteindre entre 5 et 30 % sur les cotisations, avec une couverture santé potentiellement améliorée. Ce dispositif, déjà mis en place dans de nombreuses communes, ne représenterait aucun coût pour la municipalité. L’objectif est aussi de faciliter l’accès à une complémentaire santé pour tous, notamment pour les retraités et les familles monoparentales, particulièrement touchés par l’augmentation des tarifs.

AMANDINE RAPENNE MARS LES FINS LISTE

L'interview de la rédaction : Amandine Rapenne 

La route des Microtechniques au cœur des inquiétudes

Autre sujet évoqué par la candidate : le dossier de la route des Microtechniques, projet d’infrastructure évoqué depuis plus de trente ans dans le Haut-Doubs. Cette future liaison doit relier Besançon à la Suisse et traverser notamment la commune des Fins. Aujourd’hui encore, le projet reste hypothétique, les financements n’étant pas réunis. Toutefois, les communes concernées doivent conserver une emprise foncière dans leur plan local d’urbanisme intercommunal (PLUiH) afin de permettre la réalisation éventuelle de la route.

Le tracé inscrit récemment dans le document d’urbanisme suscite des critiques. Selon Amandine Rapenne, il couperait le quartier des Sangles du reste de la commune, empiéterait sur des terrains agricoles et pourrait impacter plusieurs exploitations. Le projet prévoit également l’implantation d’équipements sportifs sur des terres agricoles, notamment pour un futur gymnase intercommunal. La candidate se dit également préoccupée par les conséquences pour les habitants et l’environnement, estimant que ce tracé pourrait isoler une partie de la forêt et porter atteinte au patrimoine naturel local. Son équipe affirme donc s’opposer à cette version du projet.

L'interview de la rédaction : Amandine Rapenne 

Faire entendre la voix des habitants

Interpellée par des habitants lors de réunions publiques et par courriel, Amandine Rapenne assure vouloir agir si elle est élue. Elle indique notamment qu’elle saisirait le commissaire enquêteur lors de l’enquête publique à venir afin de défendre les intérêts des habitants et le cadre de vie de la commune.

Dans la dernière ligne droite de la campagne, une nouvelle réunion publique est prévue vendredi à 20 heures, à l’annexe de la salle polyvalente des Fins. La candidate y invite les habitants à venir échanger avant la fin officielle de la campagne.

Face à la hausse des prix, la préfecture du Jura a lancé des contrôles dans les stations-service du département pour vérifier les tarifs pratiqués. Depuis vendredi soir, cinq contrôles ont déjà été réalisés et une verbalisation a été dressée contre la station Avia de Chaussin. Ces opérations visent à s’assurer du respect de la réglementation et à éviter toute hausse abusive à la pompe.

Face à la hausse des prix des carburants, le député du Doubs Laurent Croizier demande au gouvernement d’étendre les contrôles à l’ensemble de la filière, notamment aux raffineurs. Dans un courrier adressé au ministre de l’Économie, il s’interroge sur l’augmentation rapide des prix à la pompe ces derniers jours. Si des contrôles sont déjà prévus dans 500 stations-service par la répression des fraudes, l’élu souhaite davantage de transparence afin de prévenir toute spéculation et protéger le pouvoir d’achat des Français.

Le week-end des 5 et 6 septembre 2026, la Transju’Cyclo fera son retour pour une cinquième édition très attendue. Au départ de Champagnole, près de 2 500 participants sont annoncés pour parcourir les routes du Jura et du Doubs, au cœur des paysages emblématiques des Montagnes du Jura. Entre défi sportif et convivialité, l’événement promet une nouvelle fois de rassembler passionnés et amateurs de vélo.

Un rendez-vous sportif au cœur des paysages jurassiens

Créée dans l’esprit de la célèbre Transjurassienne, la Transju’Cyclo mêle performance sportive et découverte du territoire. Les cyclistes emprunteront durant tout le week-end des routes panoramiques entre forêts, lacs, plateaux et villages jurassiens.  L’événement propose six parcours cyclistes allant de 70 à 220 kilomètres, afin de permettre à chacun de trouver un défi adapté à son niveau.

Samedi 5 septembre

  • La Rando itinérante – 220 km (3 000 m de dénivelé) sur deux jours avec une nuit au centre de vacances du Duchet à Prénovel. Une immersion sportive pour découvrir les paysages des Montagnes du Jura.
  • La randonnée pédestre – 5 km, accessible à tous, pour un moment de sport et de convivialité.
  • La Kids, un parcours ludique pour les enfants de 3 à 8 ans, avec obstacles et ateliers pour découvrir le vélo en s’amusant.

Dimanche 6 septembre

  • La Cyclo 160 km – 2 200 m de dénivelé, un véritable défi sportif à travers les routes emblématiques du Jura et du Doubs.
  • La Cyclo 110 km – 1 500 m de dénivelé, un parcours équilibré entre effort et découverte.
  • La Cyclo 70 km et la Rando 70 km – 1 100 m de dénivelé, un format plus accessible pour profiter pleinement des paysages.

L’esprit Transju’, entre sport et convivialité

Au-delà de la performance, la Transju’Cyclo revendique un esprit chaleureux et convivial, fidèle à l’ADN de la marque Transju’. L’événement attire aussi bien des cyclistes expérimentés que des amateurs venus découvrir les routes des Montagnes du Jura dans une ambiance festive. Les organisateurs invitent dès à présent les passionnés à réserver leur place : les inscriptions sont ouvertes sur le site officiel de l’événement. La Transju’Cyclo donne donc rendez-vous les 5 et 6 septembre 2026 à Champagnole pour un week-end de sport, de nature et de partage au cœur du massif jurassien.

À Besançon, dans le quartier de Planoise, avenue île de France,  un mineur de 16 ans a été interpellé samedi après-midi avenue Île-de-France lors d’une opération de surveillance de la brigade spécialisée de terrain. Les policiers ont observé une transaction de stupéfiants avant l’intervention. Le jeune homme, qui tentait de prendre la fuite, a été retrouvé en possession de 8 grammes de résine de cannabis. Il reconnaît avoir acheté la drogue pour sa consommation personnelle. Il sera convoqué devant le juge des enfants début avril.

Les sapeurs-pompiers du Doubs sont intervenus cet après-midi à Trévillers, rue de la Seigne, pour un feu sur un compteur électrique dans une habitation. Le sinistre a rapidement été maîtrisé et ne s’est pas propagé au reste du logement. Aucune victime n’est à déplorer.