Ce jeudi, le conseil municipal de Besançon votera un budget participatif dont la mission sera de permettre à tous les Bisontins de participer à la transformation de la cité en proposant des idées et des projets d’intérêt général, à visée collective. Concrètement, le conseil municipal s’engage à réaliser les projets proposés par les habitants, sous réserve qu’ils respectent le règlement de la démarche et dans la limite de l’enveloppe de 250.000 euros. Soit 1 million d’euros sur le mandat.
Une démarche transparente
Consciente qu’elle ne doit pas décevoir, la Ville de Besançon a pensé son initiative. Elle s’est inspirée de ce qui était mis en place ailleurs pour rédiger son plan d’action. Plusieurs étapes seront mises en œuvre. Cet automne, un appel à idées sera lancé. De la mi-octobre 2022 à la mi-février 2023, les projets seront analysés. Viendra ensuite le temps du vote populaire, à partir de la mi-février 2023, et pendant trois semaines. Enfin, place à la réalisation des propositions dans les deux ans après le vote et les délibérations du Conseil municipal, entre mars 2023 et 2025.
Comment participer et voter ?
Une plateforme en ligne : https://atelierscitoyens.besancon.fr permettra de déposer son projet, qui doit répondre à des critères précis, intéressant le plus grand nombre. Il sera également possible de déposer un formulaire papier dans certaines lieux de la ville ( bibliothèques, maisons de quartier, ..) ou d’envoyer un courrier au service démocratie participative de la ville de Besançon. Chacun pourra ensuite voter et les projets lauréats, qui ne devront pas dépasser 100.000 euros chacun, seront adoubés par le conseil municipal.
L'interview de la rédaction / Kevin Bertagnoli, adjoint à la démocratie participative
Laurent Croizier, candidat sur la 1ère circonscription du Doubs aux législatives de juin prochain, soutenu par le parti d' Emmanuel Macron, a réagi à la nomination d’Elisabeth Borne à Matignon. Il se félicite que « trente ans après Edith Cresson, le Président de la République ait nommé une femme première ministre, démontrant ainsi notre engagement en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes ». M. Croizier salue également « l’efficacité de son action en faveur de l’emploi en tant que ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion ».
Arrivé à la fin de son prêt d’une saison et malgré la volonté du club de le conserver, Jotham Mandiangu va quitter le Grand Besançon Doubs Handball en fin de saison. Il va retourner dans son club formateur. En course pour se maintenir en première division, Istres souhaite s’appuyer de nouveau sur son jeune pivot après sa belle saison en ProLigue à Besançon.
Claire Guyon, une jeune agricultrice de 33 ans, a trouvé des terres qui conviennent à son projet d’installation agricole à Vaux-et-Chantegrue et à Rochejean. Une surface dont elle a besoin pour compléter son exploitation. L’agricultrice s’est installée sur l’alpage de la Boivine, près du Mont d’Or, la semaine dernière, avant de recevoir la visite d’un huissier et une convocation pour ce lundi 16 mai. Elle dénonce un « acharnement judiciaire » qui l’empêche d’exercer son métier. Ayant reçu l’aval de la Safer en 2021, une propriétaire suisse conteste désormais cette décision. Des communes s’opposent aussi au projet de Claire. Une soixantaine de militants étaient présents ce lundi devant le tribunal judiciaire de Besançon pour apporter leur soutien à la jeune femme. La décision sera rendue dans les prochains jours.
Claire Guyon :
Depuis ce lundi 16 mai, le masque n’est plus obligatoire dans les transports en commun. Cet après-midi, à Besançon, aux arrêts de bus et de tram de la ville, la population était plutôt mitigée. Beaucoup ont décidé de continuer à le porter. La peur de contracter le virus, toujours en vigueur en France, est encore bien ancrée dans les têtes.
Jeune et moins jeunes restent méfiants. Certains n’ont pas l’intention d’appliquer les libertés qui leur ont été récemment accordées. La situation sanitaire du pays et la promiscuité dans les transports en commun n’inspirent pas confiance. « C’est un peu précipité » explique Adeline. Et de poursuivre : « Je pense que dans les transports en commun, c’est mieux de le porter ». « Pour le covid, comme pour les autres maladies, je me sens plus en sécurité avec le masque » ajoute Anna.
Antonin, jeune collégien, ne s’en séparera pas non plus. Il a constaté que ce lundi, dans les transports en commun bisontins, les comportements étaient très différents. Même constat pour Angélique, qui reste méfiante. « Certains ont peut-être le covid sans même le savoir. Alors, je préfère me protéger ». « J’ai une santé trop fragile » conclut-elle.
Le micro-trottoir de la rédaction
Le samedi 21 mai prochain aura lieu au Russey le deuxième forum de la Santé du Pays Horloger. Organisé dans le cadre du Contrat Local de Santé, ce forum permettra au grand public de venir à la rencontre des acteurs locaux de la santé, mais aussi des partenaires tels que l’Assurance Maladie,… .
Des stands d’informations permettront aux visiteurs de découvrir les actions mises en place sur le territoire. Des animations seront proposées tout au long de la journée et un espace Forum des métiers de la santé permettra à ceux qui le souhaitent de rencontrer les recruteurs du Pays Horloger.
Les épreuves de spécialité au baccalauréat, qui auraient dû se tenir en mars dernier, touchent à leur fin ce vendredi. Ces évaluations inédites, qui ont duré trois jours, s’inscrivaient dans la nouvelle formule de l’examen, initiée en 2018. Les élèves de Terminale sont évalués sur les deux spécialités qu’ils ont conservées en fin de Première. Soit 13 spécialités au total. Il reste encore deux épreuves à passer : la philo et le grand oral en juin.
Un bac en présentiel
Après deux ans de covid, et un bac obtenu en contrôle continu en 2020 et 2021, les candidats de cette année retrouvent la vraie ambiance d’examen, en présentiel. Cette année, 381.221 candidats en voie générale et 141.978 en voie technologique et 186 200 en bac professionnel se sont présentés. Ce qui fait un total de 710 000 jeunes candidats.
Samuel, Mattéo et Mélina
Ce jeudi 12 mai, à Besançon, Samuel, un élève du lycée Victor Hugo, a planché sur l’épreuve de mathématiques. Au programme : trois exercices, issus du programme décliné tout au long de cette rentrée scolaire. A l’issue de l’épreuve, l’adolescent était plutôt satisfait. Son ami Matteo a, quant à lui, travaillé sur une dissertation et une analyse de document en histoire et géopolitique. Il se sent plutôt confiant, même s’il a trouvé le sujet d’analyse de documents plus complexe. Quant à Mélina, une élève du lycée Jules Haag, les quatre heures étaient consacrées à l’AMC ( anglais et monde contemporain).
Un diplôme toujours très convoité
Pour ces jeunes, comme leurs prédécesseurs, l’obtention du baccalauréat est une priorité. La poursuite d’études passe par cette réussite. « Mes tontons m’ont encouragé. Je ne veux pas les décevoir. Je veux réussir » raconte l’un d’eux. Difficile de tirer des conclusions trop hâtives, mais ces futurs bacheliers ne se sentent pas désavantager par rapport aux deux dernières générations parce qu’ils renouent avec les épreuves en présentiel. Bien au contraire.
Le reportage de la rédaction
Face à un adversaire coriace le week-end dernier, Palente Besançon Handball a clôturé d’une belle façon ses matchs à domicile en remportant sa confrontation face à Strasbourg, dans un Palais des Sports des grands soirs. « C’était la fête, on était très content. On a gagné 38-29 avec une belle première mi-temps, où on était à 20-9. Je crois qu'on a fait une belle saison, ça représentait tout notre travail sur ce sur ce match-là, donc c'est vraiment très bien » souligne Stéphane Delerce, l’entraîneur du Palente Besançon Handball. Désormais, place au dernier match de la saison, à Epinal, ce samedi à 18h30. Une confrontation qui reste importante pour la montée en D2 car sur les quatre poules de N1 en France, seuls les trois meilleurs premiers monteront. Actuellement, les bisontines sont en très bonne posture grâce à leur invincibilité, et s’il y a « 90% de chance de monter » comme l’explique le coach, une victoire face à Epinal homologuerait définitivement l’accession à la ligue supérieure. « 25 matchs gagnés sur 25 possibles, ça représente pour nous un vrai travail. Mais il faut gagner ce dernier match pour faire une saison parfaite, afin d’être sûr de terminer premier des 4 poules, puis de disputer le titre de championne de France face à une équipe d’ultramarins » explique Stéphane Delerce.
« Au départ, on voulait juste être premier de notre groupe. Et puis et puis on s’est donné des objectifs à atteindre. Si on faisait une passe de 3, avec 3 matchs importants ? Si on était invincible à la mi-saison ? Si on allait battre Metz à Metz, ce qu’aucune équipe n’avait fait auparavant ? On a eu plein d’objectifs intermédiaires qui ont motivé les filles. Et puis on a un groupe génial. Et à un moment, on s'est posé la question de ne tout simplement pas s’arrêter. Et l'objectif est presque rempli » se réjouit Stéphane Delerce. L’entraîneur bisontin nous explique avoir réalisé « un recrutement digne de ce nom » pour programmer la montée en D2. Car oui, il y a 2 ans, Palente Besançon Handball avait été rétrogradé de manière un peu injuste, avec la crise COVID. « On était la seule équipe qui était descendue de toute la fédération française de handball, sur les niveaux masculin et féminin. La chose qui nous importait, c'était de pouvoir remonter, et de créer ce groupe-là » explique Stéphane Delerce. Et de quelle manière. Car si les handballeuses occupent la première place de leur poule, et présentent un bilan extraordinaire avec 25 victoires en autant de matchs, cette prouesse est réalisée au sein d’un championnat loin d’être facile. On compte notamment la présence de 5 réserves de D1, dont celles de Metz et l’ESBF, « les meilleures de France » selon le coach bisontin, que Palente Besançon Handball a battu deux fois cette saison.
« Palente est un club qui travaille sur des valeurs sociales, des valeurs de travail. Je crois que nos filles, pour celles qui étaient là, avaient un sentiment de revanche par rapport à il y a 2 ans. Nous avons essayé de recruter intelligemment en répondant à notre budget. Et une vraie dynamique s'est créée entre les filles, qui se voient sur et en dehors du terrain. Aujourd’hui, beaucoup de filles veulent venir signer chez nous parce qu’il y a une très bonne ambiance. Et puis la 2ème chose, c'est qu'il y a des dirigeants, des bénévoles, qui ne comptent pas leur temps pour arriver à structurer notre club. Désormais, nous allons rentrer dans le niveau professionnel. Nous sommes vraiment sur une reconnaissance d'un sport féminin de très haut niveau à Besançon. Il y en a 2 comme ça. Nous, et l’ESBF ».