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Un accident de poids lourd a perturbé fortement la circulation ce matin sur l’A36. Un camion transportant des fruits s’est couché sur la chaussée dans le sens Besançon–Mulhouse, à hauteur de Pays-de-Clerval. Les deux voies ont été  bloquées et une personne était incarcérée. Entre 7 et 10 kilomètres de bouchons ont été enregistrés. Une déviation a été mise en place entre Baume-les-Dames et L’Isle-sur-le-Doubs.

Au petit matin, vers 5h30, un important vol de fret s’est produit sur l’autoroute A36. Les faits se sont produits sur l’aire d’Écot, près de Villars-sous-Écot. Pendant le sommeil du chauffeur, la bâche d’un poids lourd polonais a été découpée. Trente-six vélos électriques ont été dérobés, pour un préjudice estimé à 180 000 euros. Des constatations techniques et une enquête de voisinage ont été réalisées. L’enquête se poursuit.

À Valdahon, un homme d’une cinquantaine d’années a été interpellé dans la nuit par les gendarmes. Plusieurs appels signalaient un individu excité, frappant des voitures et des boîtes aux lettres avec une barre de fer. Une machette a été retrouvée à proximité. Lors de son placement en garde à vue, l’homme a frappé un gendarme et tenté de saisir son arme.

À l’approche des élections municipales de mars prochain à Pontarlier, Cédric Laithier, tête de liste de « La gauche pontissalienne », poursuit sa campagne. Le candidat affirme croire en la possibilité d’une victoire et met en avant un projet axé sur la transparence, la participation citoyenne et le partage du pouvoir au sein du conseil municipal.Rencontre. 

Croyez-vous en la victoire ? Est-il possible de gagner à Pontarlier quand on est de gauche ?

Évidemment que c’est possible de gagner à Pontarlier. Cette année, il y a quatre listes : trois listes de droite et une liste de gauche. Les trois listes de droite n’assument pas forcément d’être de droite, ce qui est assez étonnant. Nous, au contraire, nous assumons pleinement d’être de gauche et de porter un programme de rupture. Mais au-delà du fait que ce soit possible, c’est surtout nécessaire. Cela fait 30 ans que la ville est gérée par une politique de droite qui conduit aujourd’hui à un état catastrophique des finances municipales. On l’a vu lors du dernier conseil municipal : il n’y a quasiment plus aucune marge de manœuvre pour investir dans les prochaines années. Rien ne sera simple, mais il faut stopper rapidement cette hémorragie si l’on ne veut pas que Pontarlier soit placée sous tutelle. Donc oui, c’est possible, et c’est surtout nécessaire.

Sur l’échiquier politique, classez-vous tous vos adversaires à droite ?

On peut difficilement dire autre chose. Bertrand Guinchard a soutenu Éric Zemmour lors de l’élection présidentielle de 2022, même s’il essaie aujourd’hui de le cacher ou de ne pas le dire. Il est donc à droite. Bénédicte Hérard est aux Républicains. Quant à Patrick Comte, il a été investi en 2021 par le parti du Président de la République, Renaissance. Or, la politique menée par Emmanuel Macron depuis son accession au pouvoir est une politique de droite, ultra-libérale. Donc oui, ce sont des listes de droite.

Jean-Luc Mélenchon n’est-il pas en train de vous tirer une balle dans le pied ? Ne préféreriez-vous pas qu’il reste un peu en retrait en ce moment ?

Non. Jean-Luc Mélenchon s’exprime quand il en a envie. Ensuite, chacun interprète ses propos comme il l’entend. On ne peut pas interpréter les choses à la place des autres. Les valeurs que nous défendons à la France insoumise sont claires : nous nous battons contre l’antisémitisme, contre le racisme et contre toutes les discriminations. Nous avons un programme qui ne varie pas en fonction des événements. Je ne pense donc pas que Jean-Luc Mélenchon soit un problème, ici ou ailleurs. Certaines personnes ne l’aiment pas, ce n’est pas nouveau. Rappelons que 7 millions de personnes ont voté pour lui lors de la dernière élection présidentielle et qu’à Pontarlier, il est arrivé en deuxième position. C’est une force et une fierté d’appartenir à la France insoumise.

À gauche, n’avez-vous pas parfois tendance à vous couper l’herbe sous le pied. On a constaté qu’il y avait eu des scissions au sein de votre équipe à un moment donné. Était-il difficile de se rencontrer et de travailler collégialement à gauche ?

Non, ce n’est pas difficile. À la Gauche pontissalienne, nous avons toujours gardé le même cap : la transparence, le respect de la démocratie et celui des engagements que nous prenons. Si certaines personnes ne souhaitent pas tenir leurs engagements, cela les regarde. Nous, nous construisons un programme qui représente les Pontissaliens. Il a été élaboré par eux et pour eux. Dans notre manière de fonctionner, nous avons toujours été clairs et transparents : quand il y a des décisions à prendre, nous votons et nous respectons simplement le résultat du vote.

Si vous faites allusion à la scission qu’il y a eu avec un autre collectif, je le redis — nous l’avons déjà expliqué à plusieurs reprises — : un vote a eu lieu pour savoir s’il fallait ou non afficher les partis politiques nationaux. La décision démocratique a été de les afficher. Pour nous, c’était simple et clair : nous les affichions.

Si d’autres personnes ne souhaitaient pas le faire, c’est visiblement le choix qu’elles ont fait. Mais ce n’est pas ce qui avait été décidé collectivement, et manifestement elles n’y sont pas parvenues.

En tout cas, nous sommes présents. La gauche est présente à Pontarlier, et c’est bien cela le plus important. Les électrices et les électeurs de gauche de Pontarlier sont représentés à travers un programme et une équipe, et ils peuvent ainsi contribuer à faire changer les choses dans la ville.

Que répondez-vous à vos opposants qui estiment que votre programme est calqué sur le national et manque de propositions locales ?

Nous ne calquons pas le programme de la France insoumise. Il y a évidemment des éléments qui s’en inspirent, comme il y a aussi des éléments issus du programme des écologistes ou du Parti communiste français. Ce sont des idées de gauche. Et lorsqu’il s’agit d’idées de gauche, on défend nécessairement la justice sociale, la justice écologique et la démocratie. Ce sont des valeurs profondément ancrées dans notre projet.

L"interview de la rédaction : Cédric Laithier 

Qu’avez-vous envie de dire aux Pontissaliens qui nous écoutent pour qu’ils votent pour vous ?

Ce programme, nous l’avons construit avec eux et pour eux. Et il y aura énormément d’espace pour qu’ils puissent s’exprimer. Nous sommes les seuls à proposer le référendum d’initiative citoyenne afin que les habitants puissent changer des choses dans leur quartier ou dans leur ville. Nous proposons également un référendum d’initiative municipale : les habitants seront consultés sur tous les grands projets structurants, comme celui de la maison Chevalier, par exemple. Sur ce sujet, les autres candidats ont déjà des propositions, mais ils n’ont absolument pas consulté la population. Nous disons aux habitants : exprimez-vous, et nous ferons ce que vous voulez.

Enfin, nous proposons aussi le référendum révocatoire. Cela signifie que si des élus de la majorité se comportent mal ou adoptent une attitude indigne de leur mandat, ils pourront être révoqués. Ce sera également valable pour les engagements que nous prendrons. Les citoyens ont besoin de retrouver confiance dans la politique. C’est en leur redonnant la parole et le pouvoir que nous pourrons regagner cette confiance. Les promesses qui ne sont jamais tenues alimentent le désamour pour la politique.

L'interview de la rédaction : Cédric Laithier 

 

Pouvez-vous nous rappeler l’organisation que vous souhaitez mettre en place si vous arrivez aux responsabilités ? Êtes-vous le chef de file de cette liste ?

Je suis la tête de liste, puisqu’en France il faut une tête de liste pour conduire une liste aux élections municipales. Ce que j’ai expliqué, c’est que je ne serai pas un maire comme les autres. Je serai bien sûr le maire de Pontarlier, avec toutes les obligations que cela implique. Il n’y a aucune ambiguïté là-dessus. La grande différence avec les autres candidats et avec ce qui se faisait auparavant, c’est que je ne serai pas un maire avec les pleins pouvoirs. Le pouvoir sera réellement partagé entre l’ensemble des élus du conseil municipal.

Dès la première séance du conseil municipal, il y aura un vote pour décider si l’on donne ou non les pleins pouvoirs au maire. Pour ma part, je demanderai à ne pas les avoir, car en démocratie, c’est l’ensemble des représentants élus qui doit pouvoir exercer ce pouvoir.

L'interview de la rédaction : Cédric Laithier 

Quelques mots pour conclure sur le meeting qui va se tenir prochainement à Pontarlier ?

Ce meeting se tiendra en présence d’un député de la France insoumise, Thomas Portes. Il y aura également un représentant des écologistes, François Mandil, ainsi qu’une personne représentant le Parti communiste français et les citoyens engagés. C’est un moment important de cette campagne. Nous voulons dire aux habitants : venez nous rencontrer, venez comprendre pourquoi il faut voter pour nous et pourquoi nous pouvons changer votre quotidien. Le meeting aura lieu mardi 10 mars à 20 h, à la salle Morand.

L'interview de la rédaction : Cédric Laithier 

À Besançon, la Maison des femmes pour l’égalité a officiellement ouvert ses portes le 2 mars au 2A rue Andrey. Porté par le CIDFF du Doubs et Solidarité Femmes Besançon, ce lieu propose un accompagnement gratuit et confidentiel aux femmes victimes de violences, ainsi que des actions pour promouvoir l’égalité femmes-hommes.

Si la manière dont cette inauguration a été organisée — en informant seulement une partie des médias bisontins — peut interroger, il reste important de signaler l’ouverture de cet établissement. Une initiative d’autant plus symbolique à quelques jours du 8 mars, Journée internationale des droits des femmes.

Le carnaval de Maîche débute ce vendredi soir et se poursuivra tout au long du week-end avec de nombreuses animations dans les rues de la ville. Un rendez-vous festif très attendu qui devrait attirer un large public, d’autant que la météo s’annonce particulièrement clémente. Selon les organisateurs, le soleil et des températures printanières pourraient favoriser la fréquentation. « Le carnaval de Maîche a toujours un vrai succès, mais quand il fait beau, cela met encore plus de gaieté et les gens ont davantage envie de venir », explique Emmanuel Marchand, le président de Festi’Gang, l’organisateur de l’évènement.

Francs-Comtois, Suisses et Alsaciens

Lorsque les conditions sont réunies, l’événement peut rassembler entre 15 000 et 22 000 visiteurs sur les trois jours, en comptant la soirée d’ouverture du vendredi. Dans ces moments-là, les rues de Maîche se remplissent de spectateurs venus profiter des défilés et de l’ambiance carnavalesque. Les organisateurs invitent largement le public à venir profiter de l’événement. Franc-Comtois, visiteurs suisses mais aussi alsaciens sont attendus pour découvrir ce carnaval, considéré comme l’un des plus beaux du Grand Est.

Un programme festif tout le week-end

Les festivités débutent ce vendredi soir avec une première soirée d’animations qui lance officiellement le carnaval. Le week-end se poursuivra samedi et dimanche avec les temps forts de la manifestation : des défilés carnavalesques dans les rues de la ville, des animations musicales, des stands de restauration et de buvette, ainsi que de nombreuses surprises pour petits et grands. Durant ces deux journées, la ville devrait se transformer en véritable scène festive, avec des rues animées et des spectateurs venus profiter de l’ambiance conviviale.

L'interview : Emmanuel Marchand, président Festi'Gang 

Des centaines de bénévoles mobilisés

Derrière cette manifestation se cache un important travail collectif. L’association Festi’Gang compte une trentaine de membres actifs toute l’année pour préparer l’événement. À leurs côtés, entre 200 et 250 bénévoles viennent prêter main-forte pendant le week-end pour gérer les entrées, la restauration, les buvettes ou encore l’accueil du public. L’organisateur  tient d’ailleurs à saluer l’engagement de ces volontaires ainsi que le soutien de la ville de Maîche, qui apporte une aide technique et administrative essentielle.

Grâce à cette mobilisation collective, la cité du Haut-Doubs s’apprête une nouvelle fois à vivre trois jours de fête et de convivialité, au rythme de son carnaval.

À Besançon, un homme de 29 ans a été interpellé lundi matin rue Dalloz dans une affaire de trafic de stupéfiants. Lors d’une perquisition, les policiers ont découvert près d’un kilo d’herbe de cannabis, ainsi que de la résine et de la cocaïne. L’homme a reconnu stocker la drogue pour le compte de deux individus, contre 1 000 euros. Présenté à la justice, il a été condamné à 20 mois de prison, dont 10 avec sursis probatoire.

Le festival de la Paille a levé le voile, ce jeudi 5 mars, sur l’ensemble des artistes qui se produiront lors de sa 25ᵉ et dernière édition, programmée les 24 et 25 juillet 2026 à Métabief, au pied de la station du Haut-Doubs. Après un quart de siècle de concerts en plein air, au cœur des montagnes jurassiennes, l’événement s’apprête à tourner la page avec une affiche mêlant de nombreux styles musicaux, de la pop au rap en passant par le rock, le dub ou encore l’électro.

Une première série de noms avait déjà été dévoilée en décembre, avec Biga*Ranx, Skip The Use et Luiza. La programmation s’étoffe désormais avec une vingtaine d’artistes supplémentaires. Parmi eux figurent notamment Kyo, Youssoupha, Les Wampas ou encore Boulevard des Airs. D’autres formations et artistes tels que L’Entourloop, Dead Chic, Miki ou Fallen Lillies rejoignent également l’affiche et se produiront sur les deux scènes installées sur le site.

Un week-end musical riche et varié

Au total, 23 concerts rythmeront ces deux journées de festival. La soirée du vendredi devrait prendre une tonalité particulièrement festive, avec des influences reggae et dub portées notamment par Biga*Ranx et L’Entourloop. Le lendemain, la programmation fera davantage place aux sonorités rock et aux guitares avec des groupes comme Les Wampas, Kyo ou encore Skip The Use. Le festival continue aussi de mettre en avant des artistes émergents et des talents locaux. Les rappeurs bisontins Shao et Cinza seront ainsi présents pour proposer une prestation commune.

Une programmation pleine de symboles

La venue du groupe Kyo prend une dimension particulière pour cette ultime édition. Leur célèbre morceau « Dernière danse » pourrait bien accompagner ce moment chargé d’émotion pour un festival qui s’apprête à refermer définitivement son histoire. Autre retour attendu : celui des Wampas. Le groupe punk-rock avait déjà laissé un souvenir marquant lors d’un précédent passage à Métabief, avec une prestation particulièrement énergique.

Un dernier rendez-vous avec le public

Annoncée à l’automne dernier, la fin du festival s’explique notamment par des contraintes budgétaires devenues difficiles à surmonter. Pour autant, les organisateurs espèrent que cette dernière édition permettra de célébrer dignement l’esprit de l’événement et de rassembler largement le public.

La billetterie, ouverte depuis décembre, semble déjà susciter un fort engouement, avec des préventes supérieures à celles des années précédentes. Lors de l’édition 2025, le festival avait réuni près de 20 000 spectateurs, après un pic à 24 000 participants en 2024.

Les 24 et 25 juillet prochains, Métabief devrait donc vivre deux soirées de musique et de convivialité qui s’annoncent comme le dernier grand chapitre du festival de la Paille.