À l’approche des élections municipales, un nouveau collectif citoyen s’organise à Pontarlier et dans la communauté de communes. Baptisé Pont Commun, il rassemble associations, entrepreneurs et habitants engagés autour des questions de transition écologique, de mobilité ou encore de participation citoyenne. Son objectif : créer un espace de dialogue entre citoyens et futurs élus et contribuer aux politiques publiques locales.
Un collectif né de dynamiques locales
Créé officiellement le 18 décembre, le collectif Pont Commun réunit des acteurs déjà impliqués dans la vie associative et citoyenne du territoire. « L’idée est de réunir des personnes qui agissent déjà localement sur différents sujets liés à nos modes de vie », explique Stéphanie Martin Vavasseur, membre du collectif et engagée dans plusieurs associations. À ses côtés figurent notamment Fabien Bouley, membre de l’association Durable et Doubs, et Frédéric Zahnd, engagée sur les questions de mobilité. Le collectif rassemble aujourd’hui des associations, des entreprises et des citoyens. À terme, il espère également travailler avec les élus locaux afin de mutualiser les compétences et favoriser les synergies. « Nous avons sur ce territoire beaucoup de personnes compétentes et engagées. L’objectif est de mettre ces compétences en réseau pour aller plus loin », souligne Mme Martin Vavasseur.
L'interview de la rédaction : Stéphanie Martin Vavasseur
Faire le lien entre citoyens et élus
Contrairement à une liste électorale, Pont Commun ne cherche pas à s’engager directement dans la compétition politique. Ses membres revendiquent plutôt un rôle d’interface entre la société civile et les responsables publics. « Nous ne voulons pas prendre des responsabilités politiques. Notre rôle est plutôt de donner une voix aux citoyens et aux associations et d’apporter des analyses ou de l’expertise », explique le collectif. Selon eux, ce lien manque parfois dans la gouvernance locale. Ils souhaitent donc contribuer à plus de transparence et de compréhension des décisions publiques, tout en soutenant les initiatives déjà présentes sur le territoire. Pour Frédérique Zahnd, cette démarche s’inscrit dans un mouvement plus large :
« On sent aujourd’hui un besoin de participation citoyenne. Beaucoup de citoyens ont le sentiment que la démocratie leur échappe. Notre démarche consiste à faire des propositions et à coopérer avec les élus, pas à entrer dans un rapport de force. »
L'interview de la rédaction : Stéphanie Martin Vavasseur
L'interview de la rédaction : Frédérique Zahnd
Un questionnaire adressé aux candidats
Dans cette perspective, le collectif a adressé un questionnaire aux listes candidates aux municipales, autour de dix grandes thématiques : mobilité, transition écologique, gouvernance, modes de vie ou encore développement local. Quatre listes de Pontarlier ainsi qu’une liste de Chaffois et Doubs ont répondu à cette consultation. Les réponses, parfois succinctes, témoignent selon le collectif d’une volonté majoritaire de poursuivre les politiques déjà engagées, même si certaines listes avancent également de nouvelles propositions.
Le collectif reconnaît que la consultation s’est déroulée dans un délai assez court et que certaines listes n’étaient pas encore constituées au moment de l’envoi. « Nous sommes déjà satisfaits d’avoir obtenu plusieurs réponses. Ce questionnaire constitue surtout un premier retour. Le travail commence maintenant », précise Fabien Boulay.
L'interview de la rédaction : Fabien Boulay
Une analyse rendue publique
Dans les prochains jours, Pont Commun prévoit d’analyser ces réponses et de les publier intégralement sur ses réseaux sociaux (Facebook, Instagram et LinkedIn). Des formats courts et pédagogiques seront également proposés afin de rendre ces informations accessibles au plus grand nombre. Le collectif envisage ensuite de rencontrer les listes candidates, éventuellement entre les deux tours, afin d’échanger sur les propositions et sur la place que pourraient prendre les acteurs associatifs dans les politiques locales. « Nous apprenons en marchant. Tout est en train de se construire », résume Stéphanie Martin Vavasseur.
L'interview de la rédaction : Stéphanie Martin Vavasseur
Ce vendredi à Kontiolahti, en Finlande, lors de la septième manche de la Coupe du monde de biathlon, le Jurassien Quentin Fillon Maillet a pris la 25e place de l’individuel 20 km. La course a été dominée par Eric Perrot, auteur d’une performance impériale. Grâce à cette victoire, le Français décroche également le petit globe de cristal de la spécialité.
À l’occasion de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, plusieurs événements sont organisés samedi 7 mars à Besançon. Une manifestation dans les rues du centre-ville sera suivie d’un village associatif, de démonstrations sportives et d’animations culturelles sur la place Granvelle.
Une manifestation dans le centre-ville
La journée débutera par une manifestation à 13 h, au départ de l’esplanade des Droits de l’Homme. Le cortège rejoindra la place Granvelle vers 14 h. Cette mobilisation est proposée par l’intersyndicale féministe Solidaires–FSU–CGT (éducation et spectacle). Des prises de parole d’associations sont prévues à différents points du parcours dans le centre-ville. L’objectif est de rappeler les revendications liées aux droits des femmes et des minorités de genre, notamment en matière d’égalité, de lutte contre les discriminations et contre les violences sexistes et sexuelles.
Un village associatif l’après-midi place Granvelle
À partir de 14 h et jusqu’à 22 h, la place Granvelle accueillera un village associatif féministe. De nombreux collectifs et associations engagés dans la défense des droits des femmes et des personnes LGBTQIA+ y tiendront des stands d’information et d’échanges. Les stands seront ouverts de 14 h à 18 h, avant une soirée festive avec concerts et DJ set de 18 h à 22 h. Ce rendez-vous, organisé pour la deuxième année consécutive, veut être un moment de sensibilisation, de rencontres et de partage autour des luttes féministes locales. Les organisateurs mettent notamment en avant une approche intersectionnelle, qui relie les combats contre les différentes formes de domination et de discriminations.
Le sport comme outil d’émancipation
Parmi les animations proposées, l’ASPTT Besançon organisera l’événement « Le sport donne des Elles », sous le kiosque de la place Granvelle, de 14 h à 16 h 30.
Trois démonstrations sont programmées :
Ces animations visent à montrer comment la pratique sportive peut devenir un outil d’affirmation de soi, de confiance et de lutte contre les violences et les discriminations.
Une chorale pour clôturer la journée
La journée sera également marquée par la prestation de la chorale « Voix de Femmes », animée par Jordan Teixeira et Sarah Boukhari.
Ce projet réunit des participantes et participants dont les parcours ont été marqués par la précarité ou les violences liées au patriarcat.
À travers les ateliers de chant, les membres du collectif trouvent un espace d’expression et de reconstruction. Leur prestation publique, prévue place Granvelle, promet un moment de solidarité, de fierté et d’émotion.
Entre mobilisation, échanges associatifs et moments festifs, cette journée du 7 mars à Besançon entend ainsi mettre en lumière les luttes pour l’égalité tout en offrant un espace de rencontres et de partage au cœur de la ville.
Le parc préhistorique Dino-Zoo, situé près de Besançon, est désormais placé sous la protection du tribunal de commerce. Son dirigeant, Geoffroy Vauthier, a demandé l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire afin de restructurer la situation financière du parc, fragilisée notamment par une météo défavorable. Malgré cela, le site reste ouvert au public et prépare déjà les animations des vacances de printemps.
Après plus de vingt ans d’existence, le Festival de la Paille s’apprête à tirer sa révérence. Les 24 et 25 juillet prochains, au pied des pistes de la station de Métabief, dans le Haut-Doubs, les organisateurs promettent une ultime édition riche en concerts et en émotions. Un rendez-vous qui se veut à la fois festif, convivial et fidèle à l’histoire du festival.
Une dernière édition pensée comme une célébration
Les 24 et 25 juillet prochains, le Festival de la Paille vivra sa dernière édition à Métabief. Installé au pied des pistes de la station du Haut-Doubs, l’événement entend conclure son histoire sur une note festive. « L’idée était vraiment de penser cette programmation comme une dernière », explique Aurélien Bouveret, le programmateur de l’évènement. Pour l’équipe, il s’agissait avant tout d’honorer l’esprit du festival et de refermer la boucle en beauté. Cette édition finale s’inscrit toutefois dans un contexte budgétaire plus contraint. Les organisateurs ont dû composer avec des moyens plus limités et une hausse générale des coûts dans le secteur musical. « Les exigences et le coût des prestations, comme celui des artistes, sont de plus en plus élevés. Il a fallu s’adapter ».
L'interview de la rédaction : Aurélien Bouveret
Des artistes emblématiques et une programmation éclectique
Malgré ces contraintes, la programmation veut refléter l’identité du festival : ouverte, festive et accessible à toutes les générations. Certains artistes présents lors de cette dernière édition ont déjà marqué l’histoire du Festival de la Paille. C’est notamment le cas de Biga*Ranx, déjà venu sur scène il y a quelques années, ou encore THK, qui clôturera la soirée du samedi avec un final aux accents dub. Pour les organisateurs, ces retours ont valeur de symbole. « Le festival a toujours été une scène d’expression pour des artistes émergents. Certains ont fait beaucoup de chemin depuis. Les retrouver aujourd’hui est une belle façon de refermer la boucle », souligne Aurélien. Parmi les têtes d’affiche figure également le groupe Kyo, dont le titre emblématique Dernière danse fait écho, presque par hasard, à la dernière édition du festival.
Deux jours et vingt-trois concerts
Pour cette ultime édition, le festival revient à un format qui a fait son succès : deux jours de concerts intenses. Au total, 23 concerts sont programmés. La soirée du vendredi sera placée sous le signe des rythmes festifs, avec des sonorités reggae et dub. Le samedi, en revanche, promet une ambiance plus électrique, dominée par les guitares et des influences rock et métal. Les organisateurs décrivent cette programmation comme « un grand banquet musical ». « On a voulu un mélange d’esthétiques, avec des artistes nationaux mais aussi des découvertes locales ou régionales. L’idée est que chacun puisse y trouver son compte », expliquent-ils.

Une fin assumée, sans regret
La décision de mettre fin au festival n’est pas vécue comme un échec. Au contraire, les organisateurs disent avoir choisi ce moment pour conclure l’aventure. « Ce n’est pas une fin subie, c’est une fin que l’on choisit », insiste Aurélien Bouveret. Après plus de vingt-cinq ans d’engagement associatif, l’organisation reconnaît aussi la fatigue que peut représenter un tel événement. Mais l’envie de continuer à porter d’autres projets culturels demeure. L’association qui organise le festival continuera d’exister et réfléchit déjà à de nouvelles initiatives.
L'interview de la rédaction : Aurélien Bouveret
Une billetterie déjà très dynamique
L’annonce de cette dernière édition a suscité un fort engouement. La billetterie enregistre déjà de nombreuses réservations et les organisateurs s’attendent à un festival complet.
Le camping, traditionnel lieu de rencontres et de fête pour les festivaliers, affiche lui aussi un remplissage très rapide. « On voit déjà que le public répond présent. Ce sont les premiers signes d’une belle fête », se réjouissent les organisateurs. Au pied du mont d’Or, le Festival de la Paille s’apprête donc à vivre un dernier chapitre. Une ultime célébration qui promet de rassembler festivaliers, bénévoles et artistes autour de ce qui a toujours fait son identité : la musique, le partage et la convivialité.
L'interview de la rédaction : Aurélien Bouveret
À quelques jours du premier tour des élections municipales, Patrick Comte défend son projet pour Pontarlier. Le candidat centriste se dit satisfait de la campagne menée avec son équipe et assume un discours critique sur la gestion actuelle de la ville. Il mise sur un programme élaboré collectivement et affirme croire en ses chances de victoire. Entretien.
Quel regard portez-vous sur cette campagne locale que l’on présente comme difficile, voire parfois hargneuse ?
Pas du tout. Je suis très satisfait de la façon dont se déroule cette campagne. Se lever chaque matin en cherchant des solutions pour améliorer la vie des gens, c’est très réjouissant.
De plus, cela m’a permis de rencontrer des personnes passionnantes, parce que passionnées, venues de tous horizons. J’ai aussi eu l’occasion de travailler avec toute une équipe de personnes compétentes et sympathiques. Nous avons bien travaillé ensemble et élaboré un programme qui répond aux attentes.
L'interview de la rédaction : Patrick Comte
Justement, votre liste est présentée comme un collectif composé de fortes personnalités. N’est-ce pas trop difficile à gérer ?
Non, pour moi c’est un avantage. Ce sont des femmes et des hommes de caractère, qui ont des convictions, qui n’ont pas peur de dire ce qu’ils pensent et qui ne sont pas là pour faire de la figuration.
Si les habitants nous font confiance, la tâche sera lourde et j’aurai besoin de ces forces pour mener à bien notre projet. Je n’ai pas l’intention d’avoir une gouvernance verticale. Chacun aura son domaine et ses projets à gérer. Moi, je serai le capitaine. Nous serons tous sur le pont pour atteindre notre objectif : redonner à Pontarlier sa place de capitale du Haut-Doubs et le rayonnement qu’elle a perdu.
L'interview de la rédaction : Patrick Comte
Dans les vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, comme celle tournée devant le musée municipal, on vous voit très critique sur la gestion de la municipalité actuelle. Est-ce une posture ?
J’ai vu Pontarlier s’endormir. Sans cela, je ne me serais jamais présenté. La politique culturelle, par exemple, n’est pas à la hauteur de Pontarlier, alors que la ville a de nombreux atouts. Elle n’a plus la renommée touristique qu’elle avait autrefois. Beaucoup de choses se sont endormies. Je suis là pour les réveiller.
Si je suis critique, c’est parce qu’il y a des choses à critiquer. Ma candidature aura au moins eu le mérite de réveiller les deux candidats sortants. J’ai l’impression qu’ils commencent à bouger seulement maintenant.
L'interview de la rédaction : Patrick Comte
Que répondez-vous à ceux qui disent que vous leur avez repris certaines idées ?
C’est n’importe quoi. Nous avons été les premiers à présenter notre programme et à le distribuer. Nous avons mené une consultation citoyenne à laquelle les habitants ont largement répondu. Ensuite, nous avons travaillé en commissions avec les personnes susceptibles de devenir adjoint. Nous avons travaillé pendant des semaines. Les résultats de ces commissions ont été présentés à l’ensemble de la liste, les meilleures idées ont été retenues et intégrées au programme. Je le redis : nous avons été les premiers. Nous n’avons jamais copié. Que certaines idées se ressemblent, c’est possible. Mais ce que je leur reproche, c’est de ne pas l’avoir fait plus tôt.
L'interview de la rédaction : Patrick Comte
Et vous vous adressez là aux deux candidats sortants, Bénédicte Hérard et Bertrand Guinchard ?
Oui. Et si jamais je m’endors, mes adjoints seront là pour me secouer et me dire : « il faut se remettre au boulot».
Est-ce difficile de porter une étiquette centriste dans le contexte politique national actuel ?
J’ai une étiquette centriste. Je ne suis ni de droite ni de gauche. Je dis parfois que je suis de « l’extrême centre », parce que les gens aiment bien les extrêmes. Mais je préfère parler de bon sens, de pragmatisme et d’efficacité, plutôt que d’étiquette politique.
L'interview de la rédaction : Patrick Comte
Concrètement, qu’est-ce que cela signifie ?
Cela veut dire ne pas agir en fonction des consignes des partis politiques ni de dogmes idéologiques. Si une idée venue de La France insoumise est bonne, pourquoi ne serait-elle pas adoptée au conseil municipal ? De même si elle vient de Bertrand Guinchard, qui se situe plutôt de l’autre côté de l’échiquier politique. Je ne vois pas ce que la politique nationale vient faire dans la gestion municipale.
La victoire est-elle possible ?
Bien sûr. Je ne veux pas nous lancer de fleurs, mais je pense que notre liste est la meilleure et que nous avons les meilleures idées. Oui, clairement.
L'interview de la rédaction : Patrick Comte
Dans le contexte politique actuel, très conflictuel, envisagez-vous de fusionner votre liste ?
Non, ce n’est pas envisagé pour l’instant. Nous pensons à la victoire. Je ne sais pas si l’on voit mon sourire…
Avec ces divisions à droite, ne craignez-vous pas d’ouvrir des perspectives à la gauche ?
Non, je ne le pense pas. Il est vrai que je suis plus proche des idées et des projets des candidats sortants — ou plutôt qu’ils sont plus proches des miens — que de ceux de Cédric Laithier et de La France insoumise, que je considère comme très dogmatiques et partisans.
Pour terminer, organiserez-vous encore des réunions publiques d’ici le 15 mars, date du premier tour ?
Oui. Il y en a une ce soir aux Étraches : ce sera la sixième. La dernière, avant le premier tour, aura lieu mercredi prochain à la salle Morand.
Candidat aux prochaines élections municipales au Le Russey, Bernard Parrenin souhaite mettre son expérience professionnelle et internationale au service de sa commune d’origine. L’ancien dirigeant d’entreprise, aujourd’hui retraité, entend défendre un projet fondé sur la participation des habitants, la jeunesse et l’attractivité du territoire.
Un parcours international avant le retour au village
Né au Russey dans la maison familiale, Bernard Parrenin revendique des racines profondément ancrées dans la commune. Après ses études secondaires, il poursuit sa formation dans l’enseignement supérieur à Besançon puis à Paris, où il intègre une école d’ingénieurs et obtient un master en management. Sa carrière l’amène ensuite à l’international. Dans le secteur du logiciel, il participe à la création de trois filiales de groupes industriels aux États-Unis et en Asie. Au fil des années, il accompagne le développement d’équipes importantes, jusqu’à près de 300 collaborateurs et plusieurs centaines de millions d’euros de chiffre d’affaires.
Une expérience marquée notamment par une distinction reçue à Taïwan parmi les « Top 100 managers ». « Cette reconnaissance récompensait surtout une capacité d’écoute et d’adaptation dans un environnement culturel différent », explique-t-il. Durant sa carrière, il s’implique également bénévolement auprès de chambres de commerce et d’ambassades françaises afin de promouvoir l’économie française à l’étranger.
L'interview de la rédaction : Bernard Parrenin
« Redonner de l’action et une vision »
Installé à nouveau au Russey depuis près de deux ans, Bernard Parrenin explique que son engagement politique s’inscrit dans la continuité de son parcours. « Je suis revenu dans mon village natal, où vit toute ma famille. J’ai souhaité partager mon expérience pour redonner de l’action et une vision pour l’avenir », explique-t-il. Le départ annoncé de la maire sortante a été, selon lui, l’élément déclencheur de sa candidature.
Une équipe construite autour de thèmes de vie
Pour préparer sa campagne, le candidat affirme avoir adopté une méthode originale. Plutôt que de constituer d’abord une liste de noms, son équipe a commencé par identifier les grands enjeux de la vie quotidienne des habitants. Onze « thèmes de vie » ont ainsi été dégagés : jeunesse, cadre de vie, commerce, industrie ou encore services à la population. Chaque thème est porté par un binôme au sein d’une équipe composée de 25 candidats. « L’idée était de chercher d’abord les compétences et les sensibilités nécessaires, puis de bâtir la liste autour de ces sujets », précise Bernard Parrenin. Ces thèmes ont ensuite servi de base à l’élaboration du programme, construit à partir d’échanges avec les habitants et les acteurs locaux.
Six priorités pour la commune
Le projet municipal s’articule autour de six grandes priorités.
La première concerne la démocratie participative, que le candidat souhaite renforcer afin d’impliquer davantage les habitants dans les décisions locales. Ateliers citoyens, consultations et suivi des projets font partie des pistes évoquées.
La jeunesse constitue le deuxième axe majeur. L’équipe propose notamment la création d’un conseil des jeunes pour les moins de 18 ans ainsi qu’une réflexion sur la mise en place d’une maison des jeunes et de la culture.
Troisième priorité : l’environnement et le cadre de vie. Parmi les propositions figurent la sécurisation des abords des écoles, l’apaisement de la circulation, la végétalisation de certains espaces publics ou encore le développement de mobilités douces.
Le programme met également l’accent sur l’attractivité de la commune. Bernard Parrenin souhaite notamment faciliter l’accès au logement pour les jeunes actifs, avec l’idée d’un bâtiment intergénérationnel à énergie zéro proposant des loyers modérés.
Parallèlement, un service de mobilité à la demande pourrait être mis en place pour les personnes âgées.
L'interview de la rédaction : Bernard Parrenin
Anticiper les investissements
Le cinquième axe concerne la gestion du patrimoine communal et la planification des investissements. Le candidat assure vouloir poursuivre certains projets engagés par l’équipe municipale actuelle, comme l’extension de l’école et du périscolaire. Mais il souhaite également mettre en place une planification à long terme. « Une commune devrait avoir une vision d’investissement sur vingt ou trente ans », estime-t-il. Il évoque également la nécessité de réfléchir au devenir de certains bâtiments communaux, notamment la cure ou les équipements périscolaires.
Renouer avec les partenaires institutionnels
Autre priorité affichée : renforcer les relations avec les institutions locales, notamment la communauté de communes, le département et la région. Selon Bernard Parrenin, cette coopération est essentielle pour obtenir des financements et accompagner les projets structurants du territoire. L’équipe affirme par ailleurs vouloir éviter toute hausse des impôts locaux, ce qui passera, selon le candidat, par la recherche de subventions et de partenariats.
« Associer les habitants aux décisions »
Au cœur de son projet, Bernard Parrenin insiste sur la notion de démocratie participative. « Il ne s’agit pas de remplacer la démocratie représentative, mais de la compléter », explique-t-il. Les habitants pourraient être associés à certaines décisions via des ateliers de réflexion et des consultations publiques.. « Les gens veulent être écoutés, considérés et informés », résume le candidat.
Une réunion publique pour présenter le projet
Dans le cadre de la campagne, plusieurs rencontres avec les habitants sont organisées chaque semaine. Une réunion publique de présentation du projet est également prévue le vendredi 13, à 20 h 30, à la Maison des services du Russey. L’occasion pour Bernard Parrenin et son équipe de détailler leurs propositions et d’échanger avec les habitants avant l’échéance électorale.
L'interview de la rédaction : Bernard Parrenin
À Besançon, un homme de 28 ans a été interpellé après une série de vols d’accessoires automobiles. Entre fin novembre 2025 et début mars 2026, au moins 29 faits ont été recensés dans la ville. Des traces relevées sur les véhicules et une voiture repérée sur place ont permis de l’identifier. Des pièces volées ont été retrouvées à son domicile. Il reconnaît les faits et sera jugé en octobre.