Le Parquet de Besançon a confirmé l’ouverture d’une information judiciaire criminelle du chef de meurtre sur mineur de moins de 15 ans, après la découverte de deux corps de nourrissons congelés dans un domicile familial à Aillevillers-et-Lyaumont (Haute-Saône). La mère des enfants, âgée de 50 ans, a reconnu les faits. Elle a été présentée à la justice et fait désormais face à une procédure criminelle d’une gravité exceptionnelle.
Une procédure sécurisée en urgence
Si la matérialité des faits est à ce stade largement étayée par les aveux de la suspecte, l’enjeu immédiat pour les autorités judiciaires est la sécurisation de la procédure. Le pôle de l’instruction de Besançon a requis le placement en détention provisoire de la mise en cause. Une mesure jugée indispensable afin de garantir sa représentation devant la justice et, surtout, d’éviter toute pression ou concertation frauduleuse avec un entourage familial jusqu’ici tenu dans l’ignorance des faits.
Cédric Logelin, procureur de la République de Besançon
Reconstruction de l’affaire : chronologie et mécanique criminelle
La procédure judiciaire a été déclenchée le 10 février, aux alentours de 16h45, lorsqu’un enfant du couple découvre fortuitement le corps d’un nourrisson en triant des aliments dans l’un des congélateurs du domicile familial. Alertée, la gendarmerie intervient immédiatement. Lors des opérations de police technique et scientifique, et après le gel des lieux, les enquêteurs découvrent un second sac contenant le corps d’un autre nouveau-né, dissimulé dans le même congélateur. Face à la gravité des faits, d’importants moyens sont déployés et la direction de l’enquête est confiée à la section de recherches. La mère est localisée en région parisienne et interpellée sans incident dans la nuit du 10 au 11 février.
Aveux et stratégie de dissimulation
Placée en garde à vue, la suspecte a livré des éléments déterminants sur le mode opératoire, tout en laissant subsister de nombreuses zones d’ombre. Elle reconnaît avoir accouché seule à son domicile, avoir enveloppé les nouveau-nés immédiatement après la naissance, puis les avoir déposés dans un congélateur dont elle était l’unique utilisatrice. Les grossesses auraient été dissimulées à l’ensemble de l’entourage, tant familial qu’amical, notamment par le port de vêtements amples et par des explications mensongères concernant ses variations de poids. La mise en cause situe les faits sur une large période comprise entre 2011 et 2018, sans être en mesure de préciser les dates exactes des naissances et des décès.
Cédric Logelin, procureur de la République de Besançon
Un dossier désormais traité au pôle criminel
Initialement suivie par le parquet de Vesoul, l’affaire a été transférée au pôle criminel de Besançon, compte tenu de la qualification pénale et de la complexité du dossier. L’information judiciaire a été ouverte pour meurtre sur mineur de moins de 15 ans, un crime passible de la réclusion criminelle à perpétuité. La suspecte, âgée de 50 ans et sans antécédent judiciaire connu, a exprimé des regrets lors de ses auditions, évoquant notamment les conséquences de ses actes sur ses enfants et sa famille. Le parquet insiste toutefois sur la nécessité d’éviter toute contamination des témoignages, alors que l’entourage proche doit encore être entendu.
Dernier rendez‑vous à domicile pour le BesAC en Phase 1 de nationale 1 masculine ce vendredi soir. Besançon reçoit Charleville vendredi à 20h, au Palais des Sports. Un duel crucial avant la poule basse où chaque victoire comptera double. Battus d’un point à l’aller, les Bisontins peuvent reprendre le panier‑average. Portés par quatre succès en cinq matchs, basketteurs bisontins veulent confirmer leur montée en puissance. Le Palais des sports s’annonce plein et brûlant.
La députée écologiste du Doubs, Dominique Voynet, réagit à la présentation de la Programmation pluriannuelle de l’énergie dévoilée aujourd’hui dans le Jura par Sébastien Lecornu. Elle salue un « sursis » pour les énergies renouvelables, grâce au scénario R3 retenu, qui sécurise les projets en cours. Mais elle dénonce une « obstination déraisonnable » dans le nucléaire, avec la confirmation de nouveaux EPR, qu’elle juge « coûteux, lents et inadaptés face à l’urgence climatique ».
Retour aux choses sérieuses pour les biathlètes francs‑comtois aux Jeux de Milan‑Cortina. Ce vendredi à 14 h, place au sprint masculin sur 10 kilomètres. Depuis le 6 février, les Bleus ont déjà décroché quatre médailles en biathlon, dont deux en or et deux en argent. On suivra de près le Jurassien Quentin Fillon‑Maillet. Au programme également : le ski de fond, avec Stevenson Savart, qui court pour Haïti mais vit et s’entraîne dans le Haut‑Doubs.
Un important feu de chaufferie a touché, à la mi-journée, un bâtiment artisanal de Noël‑Cerneux, rue des Charrières. À l’arrivée des pompiers, les 450 m² étaient totalement embrasés, avec une propagation à un stockage de bois et au bardage. Grâce à quatre lances, les secours ont évité que l’incendie n’atteigne la scierie principale de 2 000 m². Quatre salariés se retrouvent au chômage technique. Le maire et la gendarmerie étaient sur place.
Après la crise liée à la dermatose nodulaire contagieuse bovine, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard revient ce vendredi dans le Jura. Elle vient constater le repeuplement des troupeaux, alors qu’aucun nouveau foyer n’a été détecté depuis plus d’un mois. La ministre visitera le GAEC Guenot à Chamblay et échangera avec les éleveurs sur les mesures d’accompagnement et la résilience des exploitations. Un micro‑tendu est prévu en fin de matinée. Son arrivée est prévue à 8h30. Son départ est programmé à 12h.
Après le passage de la tempête Nils dans le Sud‑Ouest, Enedis Alsace Franche‑Comté a envoyé des renforts dans l’Hérault. Vingt‑cinq agents, partis ce jeudi matin, à 8h, ont rejoint Béziers, avec camions nacelles et véhicules équipés pour rétablir le réseau. L’équipe compte neuf Alsaciens et seize Franc‑Comtois, dont six Jurassiens. Une deuxième cohorte d’une trentaine de salariés prendra la route ce vendredi
À Besançon, le candidat centriste Éric Delabrousse place les solidarités et l’inclusion au cœur de son programme pour les municipales de 2026. Face au vieillissement de la population, à la précarité croissante et aux situations de handicap, il défend une politique « humaine, pragmatique et de proximité », fondée sur l’accès aux droits, l’accompagnement des parcours de vie et le soutien aux aidants.
Une solidarité de terrain, lisible et coordonnée
Le candidat souhaite refonder l’action municipale autour d’un principe simple : rendre les dispositifs sociaux plus accessibles et compréhensibles. Il propose ainsi la création d’un guichet social unique, en lien avec le CCAS, pour simplifier les démarches administratives. Des équipes mobiles interviendraient dans les quartiers prioritaires afin d’aller au-devant des habitants et de lever les freins technologiques ou linguistiques. La lutte contre le mal-logement et la précarité alimentaire constitue un autre axe fort. Éric Delabrousse veut renforcer la coopération avec les bailleurs sociaux pour accélérer les rénovations thermiques et développer des logements passerelles destinés aux jeunes en insertion. Les aides alimentaires seraient consolidées, notamment via un partenariat élargi avec les associations et le CCAS, tandis que les jardins partagés seraient encouragés.
Insertion, participation citoyenne et solidarité intergénérationnelle
Le candidat entend également renforcer les dispositifs d’insertion existants. Il souhaite développer les chantiers municipaux et soutenir le programme TAPAJ, qui permet aux jeunes en grande précarité de travailler quelques heures et d’être rémunérés immédiatement. Des clauses sociales seraient introduites dans les marchés publics, et des conventions signées avec les entreprises locales. Pour revitaliser la démocratie locale, Éric Delabrousse propose de réinstaurer des mandats de trois ans pour les conseils citoyens, conseils des jeunes et conseils des sages, assortis d’une rencontre annuelle entre instances. Les projets de quartier bénéficieraient de moyens renforcés, et des formations à la participation citoyenne seraient proposées aux habitants. La solidarité intergénérationnelle occupe également une place importante dans son programme. Le candidat souhaite développer les cohabitations jeunes/seniors, encourager le mentorat et renforcer l’éducation au vivre-ensemble en lien avec les écoles et les associations.
Handicap : une ville plus accessible et plus inclusive
L’inclusion des personnes en situation de handicap doit, selon Éric Delabrousse, irriguer l’ensemble des politiques municipales : espace public, culture, sport, emploi, services municipaux. Il propose la création d’un service municipal dédié aux loisirs adaptés pour les enfants en situation de handicap, ainsi que leur participation à la Mission Accessibilité du CCAS. Le soutien aux aidants et aux seniors constitue un autre volet majeur. Le candidat souhaite mettre en place des minibus itinérants gratuits aux heures creuses, développer des logements inclusifs et multiplier les lieux de répit pour les aidants.
Protéger les femmes victimes de violences
Enfin, Éric Delabrousse fait de la lutte contre les violences conjugales une priorité. Il propose la création de nouvelles places d’hébergement d’urgence, accessibles 24h/24 et accompagnées par des professionnels formés, afin de garantir une protection immédiate et inconditionnelle aux femmes en danger.