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« Être maire d’une petite commune, c’est bien plus qu’un engagement politique : c’est une fonction exigeante, quotidienne, profondément ancrée dans la vie locale ». C’est ce que met en lumière Lucas Lam, doctorant en sociologie à Sciences Po Paris, qui, le week-end dernier, était en immersion dans le Haut-Doubs pour les besoins de sa thèse. Une approche et un travail qu’il a menés aux côtés de Sébastien Populaire, maire de la commune de Touillon-et-Loutelet.

L'interview de la rédaction : Lucas Lam 

Un chercheur au plus près du terrain

Lucas Lam prépare une thèse consacrée au quotidien des maires de petites communes, et plus précisément aux conséquences du mandat sur leur vie familiale et professionnelle. Un sujet d’actualité, alors que les démissions de maires se multiplient et que la fatigue des élus locaux est régulièrement évoquée dans le débat public. Sa venue dans le Haut-Doubs n’est pas le fruit du hasard. Il y a deux ans, lors du congrès de l’Association des maires de France, il a rencontré  Sébastien Populaire, maire de Touillon-et-Loutelet. Un échange approfondi, sous forme d’entretien sociologique, a débouché sur une invitation : venir observer la réalité du mandat sur le terrain. « Le but était de venir sans présupposés, pour constater le mandat tel qu’il est réellement », explique le doctorant.

L'interview de la rédaction : Lucas Lam 

Un mandat exigeant et omniprésent

Pendant plusieurs jours, Lucas Lam a suivi le maire dans son quotidien. Une immersion révélatrice. Être maire d’une commune de 260 habitants, comme Toulon-et-Bouclay, signifie souvent tout faire soi-même ou presque. « La mairie n’a pas d’employé à temps plein. Le maire est en contact direct avec les habitants, ce qui entraîne de nombreuses sollicitations », observe-t-il. Contrairement aux grandes villes, où l’élu s’appuie sur un large staff, le maire rural est un élu exécutif, au plus près du terrain. Déneigement des routes, gestion des imprévus, écoute des habitants : le maire est sollicité à toute heure. « On est maire 24 heures sur 24 », résume le chercheur. Une réalité qui rend le mandat particulièrement exigeant sur le plan personnel et opérationnel.

L'interview de la rédaction : Lucas Lam 

Un travail qui dépasse le cas local

Si l’étude s’appuie sur un cas concret, elle s’inscrit dans une recherche nationale. Lucas Lam ira à la rencontre  d’autres maires de l’hexagone et travaille également  à partir de données statistiques. L’objectif : comparer les situations selon les territoires, les contextes géographiques et les tailles de communes, afin de mieux comprendre les mécanismes à l’œuvre dans l’engagement municipal. Ce travail de longue haleine donnera lieu à une thèse de doctorat, mais aussi à des publications scientifiques, des contributions à des ouvrages et des présentations lors de colloques et journées d’études.

L'interview de la rédaction : Lucas Lam 

Un territoire qui a marqué le chercheur

Au-delà de la recherche, Lucas Lam garde un souvenir très positif de son séjour dans le Haut-Doubs. « C’est une région qui m’a beaucoup surpris par la richesse de son terroir et la beauté de ses paysages », confie-t-il, évoquant notamment la découverte des produits locaux et des traditions hivernales. Une immersion réussie, tant sur le plan scientifique qu’humain, qui éclaire d’un jour nouveau le rôle essentiel – et souvent méconnu – des maires de petites communes.

 

Un vol de fret a été signalé tôt ce matin sur l’aire de Champoux, le long de l’A36. Les faits ont été constatés vers 5 h : une partie du chargement d’un poids lourd a été dérobée, pour un préjudice estimé à 4 000 euros. La brigade motorisée d' École-Valentin mène les premières investigations.

Quatre cambriolages ou tentatives ont été signalés hier après‑midi à Miserey-Salines, près de Besançon. Les faits concernent des résidences, visées en pleine journée. La gendarmerie appelle les habitants à la vigilance et poursuit ses investigations pour identifier les auteurs.

À Montlebon, un cambriolage s’est dernièrement produit entre le 29 janvier et ce dimanche  dans une résidence. Les auteurs ont fracturé une fenêtre avant de fouiller toutes les pièces. Plusieurs montres ont été dérobées. Une enquête est en cours pour identifier les responsables.

Face à un contexte climatique incertain, les organisateurs de la Transjurassienne 2026 ont tranché. Ils ont acté l’abandon du mythique 70 km au profit d’un tracé plus court mais sécurisé, tout en maintenant l’ambition sportive et populaire de l’événement nordique jurassien. La course initiale se déroulera sur un itinéraire de 50 km, pour la quatrième année consécutive, entre Lamoura et les Rousses. Rendez-vous les 7 et 8 février prochains en terre jurassienne.

Un hiver sous surveillance, un choix dicté par la sécurité

L’édition 2026 de la Transjurassienne se prépare sous haute vigilance météo. L’enneigement jugé insuffisant et la présence de zones humides sur plusieurs secteurs clés du parcours historique – notamment entre Prémanon et Bellefontaine, dans la montée du Risoux ou encore entre Bellefontaine et Chapelle-des-Bois – ont conduit les organisateurs à écarter le format 70 km. « La sécurité des coureurs et des bénévoles reste la priorité absolue », ont rappelé les responsables lors de la traditionnelle conférence de presse, qui s’est tenue dans les locaux du Conseil Régional à Besançon.

Un parcours de 50 km validé, avec une option évolutive

Le comité d’organisation a validé un parcours principal de 50 km, fidèle à l’esprit de la Transjurassienne. Le départ sera donné depuis le site historique de la Combe du Lac, avant une arrivée aux Rousses, en passant par le Massacre, la Darbella, le Bois de la Comtesse, la Sambine, la Vallée des Rennes, avant une arrivée sur la zone nordique aux Rousses. . Une extension possible à 56 km, via une boucle autour des golfs des Rousses et du collège, reste conditionnée à l’évolution météo de la semaine.

L'interview de la rédaction : Pierre-Albert Vandel, président de Trans'Organisation 

 

Pierre albert vandel

                                                                                                                           Pierre-Albert Vandel, président de la Transorganisation 

 

Un plateau sportif relevé malgré un contexte délicat

2000 coureurs sont attendus cette année. C’est la moitié moins que les autres années. La manifestation paie sans doute ces derniers choix, pourtant indispensables pour le maintien et le bon déroulement de l’événement. Côté sportif, le Jurassien Quentin Fillon Maillet, multiple champion olympique et du monde de biathlon, est le parrain de cette 47è édition.  a Transjurassienne 2026 pourra compter sur la présence annoncée de Clément Paris, membre de l’équipe de France et médaillé aux Jeux olympiques et aux Championnats du monde. D’autres athlètes de renom sont attendus, notamment parmi ceux non retenus pour les JO, venus de France, de Suisse ou d’Italie, à l’image de Thomas Joly.  Pour cette nouvelle éditition, malgré des inscriptions en baisse, l’événement rassemblera 35 nationalités, avec près de 20 % de participants étrangers, 27 % issus de Bourgogne–Franche-Comté et 30 % d’Auvergne–Rhône-Alpes. L’enjeu est clair : regagner la confiance après une édition 2025 déjà contrainte.

Un événement soutenu, diversifié et ancré dans son territoire

La Transjurassienne bénéficie du soutien fort de la Région Bourgogne–Franche-Comté, principal financeur, qui accompagne à la fois les athlètes et les infrastructures nordiques. L’organisation poursuit également sa diversification : actions en direction des jeunes, trail de juin, épreuves cyclo, et nouveauté 2026, une randonnée raquettes de 7 km proposée le samedi après-midi autour du Pan de Ros. Avec 800 bénévoles mobilisés, une professionnalisation accrue et un impact économique estimé à 2,5 millions d’euros par an pour le territoire, la Transjurassienne affirme plus que jamais ses valeurs de santé, de fraternité et d’identité jurassienne, tout en intégrant les défis posés par le réchauffement climatique et les contraintes environnementales.

L'interview de la rédaction : Jérôme Durain, président de la région Bourgogne Franche-Comté 

L'interview de la rédaction : Jérôme Durain, président de la région Bourgogne Franche-Comté 

En 2026, la Transjurassienne s’adapte sans renoncer à son ADN : faire vivre, coûte que coûte, la grande fête du ski nordique dans le Jura.

Pontarlier fêtera Carnaval le 21 février. Dès 13h30, animations gratuites pour enfants sous la halle Émile‑Pasteur, puis goûter et mini‑disco en fin d’après‑midi.
À 16h, grand défilé déguisé dans le centre‑ville, ouvert à tous, même en cas d’intempérie.
La journée se conclura à l’Espace René‑Pourny avec un bal gratuit et déguisé dès 21h30.

Le Championnat de France du Dessert fait étape à Poligny ce mardi 3 février pour sa finale régionale Est. Au lycée Hyacinthe‑Friant, treize candidats — juniors le matin, professionnels l’après‑midi — auront trois heures pour créer un dessert original à l’assiette. Organisé par Cultures Sucre, le concours met en lumière les nouvelles tendances pâtissières et offre un vrai tremplin aux talents en formation comme aux chefs confirmés.

Les basketteuses de Champagnole se sont inclinées ce dimanche après‑midi à Bourg‑en‑Bresse, 67 à 48, lors de la 1re journée de la phase retour en Nationale 3 féminine. Malgré ce revers, le collectif jurassien reste en tête du championnat avec 23 points, à neuf journées de la fin de la saison régulière. Dimanche prochain, les Champagnolaises recevront Geispolsheim pour la 14e journée.