La préfecture du Doubs lance un appel à la vigilance aux crues. Cela concerne la Loue, le Doubs, en amont de l’Arcier, et la Savoureuse. Ces trois rivières ont été placées en vigilance « jaune ». L’atteinte des niveaux de débordement diffèrent en fonction de territoires. Si des craintes sont exprimées pour la mi-journée pour la Savoureuse. Les premiers débordements sont attendus en soirée pour le Doubs, en amont de l’Arcier, et au cours de la nuit pour la Loue.
Plusieurs syndicats de Météo-France appellent à la grève ce lundi pour protester contre une réorganisation des services de prévision et la réduction des effectifs au sein de l’établissement public. Cette mobilisation, à laquelle la CFDT ne participe pas, ne devrait pas impacter la production des bulletins de vigilance, en cette période où plusieurs départements se trouvent dans cette situation pour des phénomènes de « crue ».
Selon Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie, « la crise inflationniste est derrière nous. Il en est persuadé, « nous allons revenir à la normale ». Il appuie son optimisme sur le niveau d’inflation qui se situe actuellement à 4,9%. Il est en baisse et, selon M. Le Maire, pourrait atteindre « 2% en 2024 ». Le ministre de l’Économie a rappelé qu’en 2002, au début de la crise inflationniste, le niveau d’inflation avait atteint 6%.
Le FC Champagnole conserve sa place de leader à l’issue de la 8è journée de championnat en régionale 1. Le groupe jurassien devance l’USC Dijon de deux points. Samedi soir, devant 250 spectateurs, les locaux ont vaincu Mont-Sous -Vaudrey sur le score de 5 buts à 1.
L’Olympique de Besançon s’est incliné ce dimanche à Strasbourg lors de la 7è journée de championnat en fédérale 3. Score final 38 à 8. Avec quatre victoires et trois défaites, le collectif bisontin apparaît en cinquième position. Son voisin montbéliardais figure en avant dernière position, la neuvième, dans cette même compétition.
Pontarlier a remporté ce dimanche après-midi son derby face à Grand Dole, le XV du Haut-Doubs s’est imposé sur le score de 20 à 22 dans le Jura. Victoire également pour Saint-Claude. Les rugbymen du Haut-Jura ont décroché une précieuse victoire face au Puy ( 32-28). Au classement, Pontarlier est 7è. Grand Dole se classe 9è. Saint-Claude conserve sa position de lanterne rouge.
L’ESBF a gagné la rencontre qu’il ne fallait pas perdre. Dans le cadre d’un match en retard, comptant pour la 1ère journée de championnat en D1 féminine, les Engagées ont vaincu Mérignac sur le score de 30 à 28, ce dimanche après-midi, au Palais des Sports Ghani Yalouz. Cette victoire permet au groupe de Sébastien Mizoule d’occuper la 7è place au classement. Elles ne sont plus qu’à trois points de la cinquième place.
Ce dimanche après-midi, à l’appel, de la Licra, la ligue contre le racisme et l’antisémitisme, environ 300 personnes se sont rassemblées, sur l’esplanade des Droits de l’Homme à Besançon, pour dénoncer l’antisémitisme. De nombreux élus francs-comtois ont alerté sur ces faits, que connaît actuellement le pays, depuis les attaques du Hamas contre les civils israéliens de la Bande de Gaza. Franck Defrasne, le président de la LICRA de Besançon, a appelé « à faire bloc pour faire cesser la haine, qui se propage dans le pays ». Anne Vignot, la Maire de Besançon, dont la cité n’a pas été épargnée par les actes antisémites ces dernières semaines, a rappelé les valeurs de la République : « liberté, égalité, fraternité ». Les piliers « pour faire rempart » à la propagation de la haine.

Réactions de personnalités
Franck Defrasne, président de la LICRA de Besançon rappelle que son mouvement, né entre les deux guerres, « porte des valeurs universalistes et lutte contre toutes les formes de racisme et d’antisémitisme ». Le responsable pointe que « depuis 1945, l’antisémitisme ne s’est jamais arrêté ». Personne ne semble avoir appris du passé. Pour Stéphane Defrasne, il est important que « le peuple silencieux » fasse entendre sa voix et dénonce, à son tour, « ces abjections que sont l’antisémitisme et la barbarie ».
Annie Genevard, la député LR du Doubs, explique qu’il est important de se mobiliser pour dénoncer ces faits , « que l’on croyait d’un autre temps ». « Je suis là en solidarité avec nos compatriotes de confession juive » explique la parlementaire. Et de poursuivre : « nous devons lutter. L’antisémitisme est une forme de racisme tout à fait particulière, qui renvoie à des évènements historiques de tentative d’extermination d’un peuple. Nous n’avons pas le droit de laisser passer de tels agissements dans notre pays ».
Macha Woronoff, la présidente de l’université de Franche-Comté, était présente également. Mme Woronoff , qui était, « tout d’abord », présente en tant que citoyenne, rappelle que le rôle de l’institution qu’elle préside est de « lutter contre toutes les formes de haine et de discrimination ». Et de continuer : « Je trouve que c’est un moment extrêmement lourd, dangereux, sur lequel, il faut être extrêmement claire dans les positions que l’on prend ».
Le Bisontin Franck Monneur, professeur d’histoire géographie, rappelle que Besançon est l’une des villes françaises qui enregistre le triste record du nombre de tags antisémites recensés durant cette période. Soit une trentaine. « A chaque fois qu’un tag antisémite fleurit sur les murs de notre ville, c’est la République qui est attaquée. Il faut être présent aux côtés de nos compatriotes français de confession juive et dire non à l’antisémitisme » lance-t-il. L’enseignant rappelle l’importance de l’éducation pour la transmission « des valeurs de la république et pour le partage de la tolérance ». Et de conclure : « le respect de chaque confession est indispensable dans la République ».

Mobilisation à gauche
En marge de la manifestation, un mouvement juif, qui se présente « de gauche et d’extrême gauche », a pris la parole. Ces personnes ne veulent pas laisser « à la droite et à l’extrême droite » ce combat. Les militants expliquent que « ce sont historiquement ces gens qui ont mis leurs parents et leurs grands parents dans les trains de la mort ». Et de poursuivre : « Il est hors de question de laisser le gouvernement récupérer la question de l’antisémitisme et de laisser le Front National, qui était fondé par d’anciens SS, et les partisans de Zemmour, qui sont des négationnistes de la Shoa, défiler contre l’antisémitisme ». Selon eux, « la lutte contre l’antisémitisme ne pourra se faire qu’en lien contre tous les autres racismes ».