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Après ses deux victoires consécutives, contre Andrézieux, au Palais des Sports, et, en déplacement, contre Avignon, le BesAC veut réaliser la passe de trois ce vendredi soir. A 20h, les basketteurs bisontins reçoivent Pont de Cheruy au gymnase des Montboucons. Au classement, après neuf journées de championnat en nationale 1 masculine, le BesAC est 10è, avec 13 points. L’adversaire du jour est tout juste derrière, avec un même nombre de points.

Il y a du football ce vendredi soir. Dans le cadre de la 13è journée de championnat en national, le FC Sochaux Montbéliard reçoit Cholet. Le coup d’envoi de la rencontre sera donné à 19h30. Oswald Tanchot a retenu 19 joueurs pour cette rencontre. Arthur Vitelli, qui a purgé sa suspension suite à son expulsion contre l'US Orléans, est de retour. Roli Pereira de Sa et Allan Ackra sont eux suspendus après avoir écopés de trois cartons jaunes.

 

Du 14 au 18 novembre prochain, la Ville de Maîche organise la 1ère édition de son évènement sur la parentalité. Chaque année, les services de l’enfance et de la jeunesse de la ville et le Relais Petite Enfance du territoire proposent des journées dédiées aux sujets de l’enfance en soutien à la parentalité. Mais, cette année, la cité a souhaité accentuer l’initiative, en organisant un véritable rendez-vous de cinq jours.

Comme le rappelle Véronique Salvi, adjointe à la commission jeunesse, vie scolaire, familiale et sociale, le métier de parent est sans doute le plus compliqué. Il demande une multitude de compétences, que  l’expérience et les rencontres  permettent d’acquérir. C’est donc dans ce contexte-là que la ville de Maîche se mobilise pour offrir aux parents les relais et contacts nécessaires pour mieux vivre en famille, éduquer et faire grandir le mieux possible.

Des rencontres

Pour répondre aux nombreuses interrogations et trouver des solutions, plusieurs rendez-vous sont prévus. Tout d’abord, « la maison géante » proposera une immersion dans un décor surdimensionné pour prendre conscience des risques domestiques. Des rencontres seront également possibles avec des professionnels de la parentalité et des acteurs de la vie familiale. Des temps très intéressants pour permettre aux parents et futurs parents de se repérer dans le dédale des dispositifs existants, et parfois non négligeables, dans son parcours d’éducateur.

Des ateliers et des sujets d’actualité

Les visiteurs pourront également vivre différents instants tels que Mon Moment Magique, les cafés et ateliers des parents et de nombreux autres stands sur les émotions, les relations avec son ado, les dépistages auditifs, … . Il sera aussi abordé des sujets d’actualité tels que la cyberdépendance, les dérives sur le net, les écrans et les réseaux sociaux, … .  Les enfants ne sont également pas oubliés. Il leur sera ouvert  des temps d’animation : sensations alimentaires, nouveaux jeux de société, bricolage, … .

Infos pratiques

La Ville de Maîche organise deux journées grand public les mercredi 15, de 14h à 18h,  et samedi 18 novembre, de 10h à 16h. Renseignements et inscriptions : secrétariat de mairie : 03.81.64.03.01 ou Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. . Programme détaillé sur www.mairie-maiche.fr

L'interview de la rédaction : Véronique Salvi

Gaël Perrier est un jeune jurassien originaire d’Orgelet, ancien ingénieur et désormais reconverti dans le domaine de la vidéo. Passionné de moto, il parcourt la France et le monde sur son bolide. Il revient d’un intense périple au Maroc accompagné de son frère, avec qui il a traversé les montagnes de l’Atlas, le désert du Sahara, en passant par le cirque de Jaffar, les gorges du Dadès ou encore les célèbres dunes de Merzouga. Des aventures qu’il partage sur sa chaîne YouTube « Un Rêveur à Moto ». La rédaction a pu le rencontrer et s’entretenir avec lui.

 

Bonjour Gaël. Récemment, tu as réalisé un projet dont tu rêvais : arpenter les routes du Maroc, en compagnie de ton frère, en road-trip. Pourquoi ce voyage, et comment t’es-tu préparé ?

Ce voyage est né d’une envie de découvrir une partie du monde qu’on ne connaissait pas du tout. Avec mon frère, on voyage depuis quelques années en moto, et je lui ai proposé de découvrir un continent sur lequel nous n’avions jamais posé le pied : l’Afrique. Il a tout de suite été très enthousiaste. On est simplement parti sans préparation, à la découverte du Maroc.

 

Vous avez été bien accueillis ?

Oui les Marocains sont très accueillants. Nous sommes partis sans prévoir ce qu’on allait faire, où on allait dormir et les endroits qu’on allait visiter. Et très vite, on a fait connaissance avec Youssef, que l’on a rencontré sur le bateau. Tout de suite, il nous a proposé de dormir chez lui les premiers jours, par pur gentillesse. On a ressenti cette hospitalité marocaine qu’on nous avait vantée, chez nous en France, et ça nous a fait chaud au cœur. Pendant tout le voyage, tous les Marocains qu’on a rencontrés nous ont toujours proposé de l’aide, ont voulu nous accueillir pour le thé, pour un repas. Une hospitalité très belle et sincère.

 

Au-delà du périple à moto, c’était aussi une aventure humaine assez incroyable ?

Oui carrément. On a décidé de se laisser guider au gré des rencontres, et c’était une très bonne idée. On a fait des très belles rencontres au cours de ce voyage, des personnes avec qui nous sommes encore en contact. Notamment Denis, un hollandais, cinquantenaire, avec qui on s’est lié d’amitié et qui nous a suivi pendant 4 jours.

 

Aurais-tu une anecdote marquante à nous raconter, qui t’a marqué durant ce voyage ?

Des anecdotes sur ce voyage, j’en ai énormément. Il y a celle de notre ami Denis, qui nous a fait une grosse frayeur dans les montagnes. Alors qu’il roulait un peu derrière mon frère et moi, sans qu’on sache trop pourquoi, nous nous sommes perdus de vue pendant quelques instants. Il est finalement parti sur une piste qui était beaucoup trop difficile, il est même descendu au fond d’un canyon. Et comme dans ces montagnes, il n’y avait pas de réseau, que nous n’avions aucun moyen de le contacter, qu’on ne savait absolument pas où il était, on était très démunis, à la limite de la panique. On ne savait pas qui appeler, nous n’avions pas les mêmes repères qu’en France. Savoir qui appeler en cas d’urgence, comment joindre les secours. Toutes ces choses qu’on sait bien évidemment faire chez nous. Ça a été un sacré moment. Pas loin de la panique ! Et je laisserai découvrir la suite de cette anecdote dans la vidéo, pour savoir ce qu’il lui est arrivé ! (rires)

 

 

C’est compliqué d’aller dans un pays étranger, à moto, dans des endroits difficiles d’accès, désertiques, rocailleux, très chauds et secs. Ça a dû être parfois très éprouvant ?

Clairement. La chaleur a été très éprouvante. Nous sommes partis en mai, et aux alentours de Meknès on côtoyait les 38°. En passant dans les montagnes ça s’est bien rafraîchit, on redescendait à 18°. Mais entre l’Atlas et le Sahara, la température montait à 42°, c’était vraiment un climat difficile à supporter, l’air était très sec, et en passant dans le casque il nous asséchait le visage. Je vous laisse imaginer l’état de nos lèves et de notre gorge… C’est une sensation très difficile à décrire, nous ne l’avions jamais ressentie nulle part ailleurs.  Un climat aussi sec et aussi chaud, qui a d’ailleurs causé quelques difficultés à nos motos, notamment sur le réservoir d’essence. Mais on s’en est bien sorti. Mis à part la fois où j’ai souffert d’une intoxication alimentaire, sous 40°, ce qui a donné lieu a la pire journée de ma vie (rires). Mais le lendemain, tout était rentré dans l’ordre !

 

Mais ça valait le coup. Tu as pu rapporter des plans et des images fabuleuses, c’était important pour toi de retranscrire et de partager tout ce que tu as vécu, à travers une production désormais disponible sur ta chaine Youtube et tes réseaux sociaux ?

Oui c’est très important pour moi. Le nom de ma chaîne en témoigne : Un Rêveur à Moto. Ça fait des années que je rêve devant les vidéos d’autres voyageurs à moto. J’ai cette envie de faire découvrir et d’apprendre de nouvelles choses aux personnes qui regardent mes vidéos. De les faire rêver à leur tour, comme ça a pu être mon cas auparavant. Je pense notamment à un certain journaliste qui a marqué toute une génération, Laurent Cochet, spécialisé dans la moto. Ses vidéos m’ont énormément inspiré. Et j’ai voulu à mon tour, inciter les gens à sortir de chez eux, à aller voir ce qu’il se passe ailleurs. Dans des endroits qu’on n’aurait pas imaginés, à découvrir des nouvelles cultures. Et quand je reçois des messages qui me disent « Merci beaucoup, tu m’as fait voyager à travers mon écran. Tes vidéos sont inspirantes, j’ai envie de partir, de découvrir le monde », c’est la plus belle récompense que je puisse avoir. C’est ce qui me motive aujourd’hui à continuer.

 

Ta vidéo est disponible sur ta chaîne Youtube depuis quelques semaines, et pour l’avoir vu, c’est une claque visuelle. Ça a été, j’imagine, un travail énorme de post-production ?

Merci pour ce terme de claque visuelle ! J’essaye de travailler énormément mes vidéos. C’est mon métier, en dehors de cette chaîne Youtube, de réaliser des vidéos pour que le rendu soit très satisfaisant. Mais ça prend énormément de temps, que je ne passe pas sur mon activité principale. Très honnêtement, je n’ai pas compté les heures pour la vidéo du Maroc, mais je ne suis pas sorti de mon appartement pendant un certain temps ! Et ça demande aussi beaucoup de temps pendant le voyage. On ne s’en rend pas forcément compte, mais tourner pendant un voyage c’est une très grosse contrainte.

 

Aujourd’hui, tu as cette casquette de réalisateur, vidéaste, tu as sillonné de nombreuses routes et paysages français, mais aussi la Tunisie, le Maroc. L’objectif à long terme, c’est de découvrir et de faire découvrir le monde, sur ta moto, en partageant tes images, tes parcours, tes expériences ?

J’ai vraiment envie de continuer à faire découvrir des choses aux gens qui regardent mes contenus. De découvrir le monde, d’autres cultures, faire de nouvelles rencontres. Mon plus gros projet, c’est de faire tous les pays du monde à moto, sauf bien évidemment ceux qui baignent dans un climat de conflit ou en état de guerre. J’ai aussi un rêve, c’est un peu une exclusivité, je n’en ai encore parlé nulle part. C’est d’aller jusqu’au Japon en moto, et j’aimerais beaucoup le faire avec une association qui aide à lutter contre le cancer, pour rendre hommage à un vieil ami.

 

La prochaine étape, c’est quoi ?

Pour l’instant, j’ai quelques idées de pays que j’ai vraiment envie de visiter. Je pense au Portugal. Mais aussi à l’Algérie, qui est un rêve, mais assez difficile d’accès. Ainsi que la Turquie. Enfin la liste est longue ! Et pour ça, je suis en recherche active de partenariats et de sponsors, pour m’aider et me soutenir dans mes projets, dans mes aventures, pour que je puisse partir plus loin, plus longtemps, faire des plus belles vidéos, prendre vraiment le temps de réaliser des beaux films. C’est ce à quoi j’aspire pour ma chaîne. Améliorer la qualité, faire des plus beaux voyages, et faire rêver les gens.

 

Où est-ce qu’on peut te retrouver ?

Sur les réseaux sociaux. InstagramYoutube, et Tiktok.  Je réponds à tous les messages, tous les commentaires. 

 

Gaël recherche actuellement des partenariats et des sponsors pour l’aider et le soutenir dans ses projets.

 



Le jurassien Médéric Chapitaux, originaire d’Arbois,  docteur en sociologie du sport, vient de publier le livre « le sport, une faille dans la sécurité de l’état ». Travail scientifique à l’appui, l’auteur a travaillé sur l’entrisme islamiste dans le sport, et notamment dans les sports de combat. Trois disciplines inquiètent plus particulièrement : les sports de combat, le futsal et la musculation. Rencontre avec le spécialiste.

Pouvez-vous tout d’abord vous présenter ?

Je suis franc-comtois d’origine. J’habite dans le Jura. Je suis docteur en sociologie du sport et je dirige une entreprise de formation professionnelle qui s’appelle « Challenge Académia ».

Pourquoi ce livre ?

C’est le cœur de mes travaux de thèse. Mon intérêt,  dans le cadre de mes recherches scientifiques, s’est porté sur les déviances dans le sport. Cela peut-être le dopage ou la prévention des violences sexuelles. Me concernant, je me suis intéressé à l’entrisme islamiste à l’intérieur des clubs sportifs et comment les éducateurs sportifs, dont je fais partie, gèrent cela au quotidien. Ce travail est issu de cinquante thèses que j’ai essayées de vulgariser dans un petit ouvrage d’une centaine de pages.

C’est un vrai problème de société que vous abordez ?

C’est quelque chose qui n’existait pas il y a une petite vingtaine d’années. Ou alors, c’était beaucoup moins visible. Aujourd’hui, on est en droit de s’interroger. Ce n’est pas pour surfer sur l’actualité. Il s’agit d’un travail scientifique. Aujourd’hui, nous avons des chiffres qui sont à la fois inquiétants, parce que c’est toujours trop, et rassurants, par rapport au nombre total de club en activité. Ce n’est pas non plus massif.

Comment avez-vous construit vos recherches ?

J’ai choisi de travailler sur plusieurs axes. Nous avons construit notre réflexion à partir de documents existants. C’est-à-dire, à partir des travaux d’autres scientifiques, au niveau international, et sur les productions des forces de sécurité. Ce qui représente une consultation de 18.000 documents. Ce qui m’a permis d’avoir une base de travail solide. Dans un deuxième temps, j’ai mené des entretiens semi-directifs. Lors desquels, j’ai rencontré des entraîneurs, des présidents de club  et des autorités publiques et politiques, notamment le Premier Ministre et des chefs de services de renseignements, … . Enfin, lors d’une troisième phase, je suis allé sur le terrain. Mon terrain d’enquête était les sports de combat. J’ai principalement travaillé en Ile de France.

Y-a-t-il des activités sportives qui sont plus concernées que d’autres ?

Depuis 2010/2011, à la suite d’une enquête, le Conseil de l’Europe avait repéré l’entrisme islamiste au sein de trois familles d’activité : les sports de combat, le futsal et la musculation. Le triptyque est toujours présent. Même si on a une prédominance des passages à l’acte terroriste sur les sports de combat.  

Quelle est la situation aujourd’hui ?

Deux chiffres prennent aujourd’hui tout leur sens : une centaine de clubs étaient reconnus par les ministères des sports et  de l’intérieur, comme étant séparatistes. Ce qui représente environ un peu plus de 10.000 pratiquants sur le territoire national. C’est plutôt inquiétant. Le comité olympique a déclaré qu’environ 550 clubs, au niveau national, posaient des difficultés de communautarisme. Il faut stopper la dérive de ces clubs.

Avez-vous des chiffres à nous communiquer pour la région Bourgogne Franche-Comté ?

Je n’ai pas accès à ces données-là. Il faudrait que les autorités aient envie de les communiquer. Néanmoins, je ne vois pas pourquoi la Franche-Comté serait protégée de ce phénomène. Les quantités sont certainement très faibles. J’ai  démontré un cas dans mon livre concernant notre région.

Pour faire simple. Il semblerait que l’on se sert du sport pour véhiculer des valeurs religieuses ?

Il y a une doctrine islamiste à travers le monde qui invite ceux qui veulent les rejoindre à pratiquer un sport de combat. Les gens rentrent dans les clubs n’ont pas pour faire du sport, mais se préparer au combat. C’est pour cela qu’ils choisissent des sports de combat.  On se retrouve avec ces potentiels menaces, que l’on a connues en Franche-Comté, avec des adeptes qui s’entraînaient à Besançon.

Y-a-t-il des ramifications avec l’étranger ?

Sans doute. Cela ne fait pas partie de mes travaux de thèse. Je ne pourrai pas affirmer ce genre de choses sans le travailler. Néanmoins, techniquement parlant, on peut le prévoir. Entre 2014 et 2018, on a connu des départs de Francs-comtois, partis rejoindre le territoire irako-syrien.

Comment lutter face à cette situation ?

L’éducation joue un rôle très important. L’éducation par le sport est précieuse.  Sans éducation, on ne fait rien. Il faut encourager cet élan d’éducation aux valeurs de la République. Il ne faut pas avoir peur de sanctionner quand il y a des comportements déviants. Quand nous sommes face à des problèmes d’islamisme dans le sport, il faut mobiliser les lois qui existent, et notamment celle sur le séparatisme, et sanctionner tous les écarts, afin de protéger les enfants, que les parents nous confient au quotidien.

Il faudra sans doute réagir mieux et plus vite, que la prise de conscience, apparue tardivement, pour lutter contre la pédophilie dans le sport ?

Avant de contrôler ce type d’activité, il faut déjà se former pour savoir de quoi on parle. Vous avez raison. Aujourd’hui, on sanctionne sur le dopage et les violences sexuelles, même si cela a pris du temps, il faut espérer que l’on ne prenne pas autant de temps pour réagir sur cette problématique, qui est toute aussi importante d’un point de vue sociétal.   

L'interview de la rédaction : Médéric Chapitaux

 

Le Conseil d’Etat a annulé, ce jeudi, la dissolution du collectif écologiste « les Soulèvements de la Terre », prononcée, en juin dernier, par Gérald Darmanin, le ministre de l’Intérieur. Selon l’instance, cette mesure, porte une atteinte grave à la liberté d’association ». Et de signifier que cette dissolution ne constituait pas « une mesure adaptée, nécessaire et proportionnée à la gravité des troubles susceptibles d’être portés à l’ordre public ».

Un accident, impliquant deux voitures, s’est produit ce vendredi matin également, à Gonsans, en direction de Naisey-les-Granges. Deux voitures se sont percutées. Deux hommes, âgés de 27 et 44 ans, ont été pris en charge par les secours. Légèrement blessés, ils ont été transportés sur l’hôpital Jean Minjoz à Besançon.

Un accident mortel du travail s’est produit ce vendredi matin sur la commune de Montgesoye, près d’Ornans. Un homme de 55 ans a été écrasé par son camion-benne. Il n’a pas survécu à ses blessures. Il a été déclaré décédé par les secours dépêchés sur place.