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La dixième édition du festival Détonation s’est achevée samedi 23 septembre sur le site de la Friche Artistique des Près de Vaux à Besançon. Plus de 6000 personnes ont participé à cette édition, qui proposait une nouvelle ligne artistique singulière. Des expérimentations ont séduit le public, comme la scénographie à 360° de la Chaufferie ou encore le coin sauvage avec des concerts d’une certaine intensité. Pour être pérennisé, le festival Détonation explique « qu’il doit poursuivre sa mue et continuer à évoluer dans son format et son portage ». C’est pourquoi la Rodia propose une réunion publique le 24 octobre prochain de 17h à 20, pour entamer un travail autour de l’avenir du festival.

Un chèque de 37.000€ a été remis au CHU de Besançon par le Crédit Agricole ce mardi matin. Un financement qui va permettre l’acquisition de 6 casques de réalité virtuelle en pédiatrie. Il s’agit d’un outil thérapeutique qui permet de lutter contre la douleur et l’anxiété chez les plus jeunes. Grâce à ce casque vidéo et audio, l’enfant est transporté dans un monde virtuel pendant une manipulation qui peut être douloureuse. Il peut alors plonger au cœur de la montagne, sur une plage, ou en pleine forêt, avec une aventure à suivre et des stimulus pour capter son attention.

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« L’objectif de ce casque, c’est d’améliorer la prise en charge des enfants, afin qu’ils n’aient pas une mauvaise expérience de leur séjour ici » indique Gérard Thiriez, chef de service des urgences pédiatriques, de la réanimation infantile, et de la néonatologie au CHU de Besançon. En effet, cet outil thérapeutique a déjà prouvé à maintes reprises qu’il permettait une bien meilleure gestion de la douleur chez l’enfant, et une réduction significative du stress et de l’anxiété. S’appuyant sur l’hypno analgésie et la musicothérapie, en quelques secondes, ce dispositif plonge le patient en immersion totale dans le monde naturel virtuel de son choix : montagne, plage, forêt, prairie, etc. L’effet anxiolytique va abaisser le niveau de stress lié au contexte chirurgical et offrir au patient une profonde détente. Utilisé pendant un acte chirurgical ou lors d'un soin potentiellement douloureux réalisé sous anesthésie locale, l’action antalgique va s’ajouter à l’apaisement. Cet outil peut également favoriser un moindre recours aux produits pharmaceutiques et ainsi diminuer le risque d’éventuels effets secondaires, et permet aussi de privilégier les anesthésies loco-régionales plutôt que générales.

 

 

« On avait déjà essayé d’autres types de casques, et on avait été très satisfaits » souligne Gérard Thiriez. « Ensuite, pour ce projet coûteux, nous avons cherché un financeur, et c’est le Crédit Agricole qui a tout de suite soutenu l’initiative » poursuit le chef de service des urgences pédiatriques. 37.080€, c’est la somme exacte versée par l’agence bancaire française, qui servira à acquérir 6 casques de réalité virtuelle, voire plus, en fonction de l’évolution des prix du marché. « C’était l’occasion de montrer que l’on a deux casquettes. Celle de banquier, mais aussi celle d’acteurs du territoire » indique Franck Bertrand, directeur général du Crédit Agricole Franche-Comté.

 

Gérard Thiriez, chef de service des urgences pédiatriques, de la réanimation infantile, et de la néonatologie au CHU de Besançon : 

 

Publié dans Actualités, A la une, Santé

Trois nouvelles communes du Jura ont été reconnues en état de catastrophe naturelle pour les dommages causés par les mouvements de terrain différentiels consécutifs à la sécheresse et à la réhydratation des sols au titre de l’année 2022. Il s’agit de Morbier, Nancuise et Pont-d'héry. Ces territoires viennent en complément des 149 communes déjà reconnues par les arrêtés de juillet et septembre 2023.

Le gouvernement a dévoilé son nouveau plan loup 2024-2029 ce lundi à Lyon. Un plan qui a provoqué aussi bien la colère des associations de protection de la nature et des éleveurs. A l’issue de cette présentation, les associations de l’environnement et de la biodiversité ont même décidé de quitter le Groupe National Loup (GNL).

C’est lors d’une réunion à huis clos, à Lyon, que ce nouveau document été officiellement présenté par la préfecture de la région Auvergne-Rhône-Alpes aux membres du Groupe national Loup, dans lequel on retrouve notamment des associations de protection de la nature, des représentants du monde agricole, des élus ou encore des chasseurs. Mais ce lundi, bon nombre d’entre eux sont sorti déçus de cette rencontre. A commencer par les associations de l’environnement et de la biodiversité qui dénoncent un « plan pour l’élevage ». Denis Doublet, vice-président de Ferus, fait part de sa consternation. « Je suis tombé des nues. C’est un document qui est bâclé, qui est déséquilibré, qui n’a rien d’un plan national d’action en faveur d’une espèce […] C’est finalement un plan en faveur de l’élevage. C’est une immense déception. »

« Que les éleveurs puissent protéger leurs troupeaux, c’est absolument nécessaire. Ferus participe d’ailleurs à cette protection depuis plus de 20 ans, avec son programme Pastoraloup. Et on accepte, peut-être du bout des lèvres, qu’il y ait des tirs dérogatoires. Mais ces tirs doivent être l’extrême limite, quand on est absolument certain que tous les moyens ont été mis en place, sans fonctionner. Eventuellement, dans ce cas, on peut tirer un loup. Mais on n’est en plus là. C’est presque de la régulation, du prélèvement » déplore Denis Doublet. Ce plan loup 2024-2029 contient 42 principales mesures, dont certaines qui ont fait bondir les défenseurs de la nature. L’une d’entre elles est la simplification des tirs. Elle prévoit notamment un renforcement des prélèvements en début de saison, de façon à limiter les attaques durant la période d’estive. Le plan national d'action donne aussi la possibilité d’avoir deux tireurs sur le tir de défense simple, voire trois de manière exceptionnelle, après autorisation du préfet, selon critères objectifs comme la taille de l’estive. Par ailleurs, les louvetiers, qui pourront être déployés dans les 48 heures après une attaque, n’auront plus l’obligation d’éclairer avant les tirs, et pourront être dotés de lunettes thermiques quelque que soit le tir. Les éleveurs et les chasseurs pourront aussi bénéficier de matériel de vision nocturne. Les éleveurs pourront même être formés à la louveterie, afin qu’ils puissent accéder à des équipements dédiés. Enfin, le plan loup prévoit une augmentation du taux de prélèvement sur la période 2024-2029, si l’évolution de la population lupine le permet (possibilité de passer à 20 ou 21% de prélèvements en plafond). Actuellement 19% de la population de loups pouvait être abattue.

« On est dans une réelle augmentation des tirs, voire des prélèvements, avec un plafond qui ne tiendra pas longtemps. On est actuellement à 209, en fonction des chiffres des services de l’OFB, avec une estimation provisoire de 1104 loups. Mais quand en début de saison, il y aura au moins 150 loups tirés, à l’aide des 2700 arrêtés préfectoraux de tirs de défenses simple, et que l’on va très vite atteindre le plafond, que se passera-t-il ensuite ? Parce que le loup n’attaque pas les troupeaux uniquement lorsqu’ils sont en estive » questionne Denis Doublet.

 

Un changement de statut du loup ?

Outre cette intensification des tirs, les associations de l’environnement et de la biodiversité s’insurgent du souhait de reclasser l’espèce de « strictement protégée » à « protégée », au niveau international et européen, pour passer d’une logique de réaction (défense) à une logique de gestion (prévention). La goutte d’eau pour l'association Ferus, qui l’a mené à claquer la porte de la présentation de ce nouveau plan loup. « Ce qui veut dire qu’ensuite, une gestion cynégétique du loup pourrait être mise en place. Le loup deviendra une espèce chassable. On marche sur la tête. Autant dire, ce n’est plus le plan national loup et activités d’élevage. C’est un plan de sauvegarde du pastoralisme. Je ne vois pas comment des associations pouvaient accepter cela. C’est un gâchis de l’Etat. Il a cassé une dynamique » déplore Denis Doublet.

 

Mieux compter, mieux indemniser, et mieux protéger ?

Ce plan prévoit, entre autres, un recensement plus efficacement la population de loups, en appliquant « une nouvelle méthode d’évaluation de la population robuste scientifiquement, susceptible de nourrir la confiance entre les acteurs concernés par le loup et adaptée à un renforcement de la coopération européenne, tout en évaluant la viabilité génétique à l’échelle européenne de la population lupine". Le plan devrait aussi permettre une meilleure prise en compte des dommages indirects subis par les éleveurs du fait des attaques (pertes génétiques, avortements, disparition, etc.) et les éleveurs seront indemnisés sous 125 jours avec un accompagnement qui leur sera proposé. Enfin, ce nouveau plan prévoit une amplification de la recherche sur les moyens de protection des troupeaux, avec un budget de 2,5M€ sur la période 2024-2029. Un statut du chien de protection de troupeaux doit voir le jour, ainsi qu'une organisation de la filière de production des chiens.

Les sapeurs-pompiers du Jura sont intervenus pour un incendie cet après-midi sur la commune de Saint-Claude. C’est un réchaud à gaz qui s’est enflammé dans un appartement d’un bâtiment à usage d’habitation et de commerces. Le sinistre a été éteint au moyen d’une lance. Un locataire, légèrement brûlé aux avants bras a été transporté, non médicalisé, sur le Centre Hospitalier de Saint-Claude. Six engins et 15 sapeurs-pompiers se sont rendus sur les lieux.

Comme l’avait annoncé Gabriel Attal, le ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse de France, des évaluations sont menées dès cette rentrée scolaire en classe de 4ème ce mois de septembre. Certaines compétences des élèves sont évaluées dans le domaine de la langue française et dans celui des mathématiques. Cette évaluation permet aux enseignants d'apprécier les acquis de chaque élève, afin de pouvoir les accompagner au mieux dans leurs apprentissages.

 

Un nouveau dispositif appliqué aux élèves de 4ème

Dans la continuité des évaluations de sixième, des évaluations en classe de 4ème se mettent en place cette rentrée, afin de permettre aux enseignants d’identifier les difficultés chez les élèves et d’y répondre pour qu’ils puissent pleinement bénéficier de leur année. Dans ce cadre, Nathalie Albert-Moretti, la rectrice de la région académique Bourgogne Franche-Comté, se rendait ce lundi matin au collège des Clairs Soleils à Besançon, pour assister à une de ces sessions d’évaluations. Ce dispositif, « c’est pour que le professeur voit où on en est, et pour nous aider dans l’année » explique Mathéo, élève au collège des Clairs Soleils. Ces évaluations se déroulent entre le 11 et le 29 septembre et s’adressent à tous les élèves de 4ème des établissements publics et privés sous contrat. Le but est d’apprécier le niveau de ces collégiens dans les savoirs fondamentaux, les mathématiques et le français, afin de repérer des potentielles difficultés et mettre en place un accompagnement adapté tout au long de l’année. « L’objectif est d’évaluer plus, afin de mieux accompagner nos élèves pour être en possibilité de détecter leur fragilité, en mathématiques et en français. Et bien évidemment, de pouvoir réagir le plus tôt possible dans l’année » indique Nathalie Albert-Moretti, la rectrice de la région académique Bourgogne Franche-Comté.

 

Comment se déroule l’évaluation ?

« Les maths ça va, je trouve ça facile ! » indique Maya, une élève de 4ème qui passait le test ce lundi matin. « Sauf la géométrie, c’est quand même un peu compliqué » ajoute Gabriel, un autre quatrième. Ces évaluations, entièrement réalisées sur un support numérique, se déroulent sur 60 minutes, pendant lesquelles les élèves doivent traiter un certain nombre de questions. Après saisie d'un identifiant et d'un mot de passe, l'élève se connecte à la plateforme d'évaluation. Celle-ci est composée de deux épreuves, en français et en mathématiques, de 60 minutes chacune (10 minutes de préparation et 50 minutes d'épreuve) ainsi qu’un test de fluence de lecture en français d’une durée de 1 minute. La correction est ensuite automatique.

 

 

Les résultats de l'évaluation

« L’objectif, c’est d’avoir des marqueurs, des points précis, qui permettront un accompagnement individuel pour les élèves, à savoir là où ils ont des besoins, ou au contraire, là où ils sont à l’aise. Comme ça on a une photographie des classes, ce qui est extrêmement utile pour les enseignants » explique Nathalie Albert-Moretti. Pas de panique, ces résultats ne sont pas notés et ne comptent en aucun cas dans la moyenne général. « On fait en sorte de rassurer les élèves, de leur dire qu’il faut aborder ces tests de manière détendue. Ce n’est pas un examen ! C’est simplement pour pouvoir ensuite les aider au mieux » ajoute la rectrice.

Chaque élève reçoit ensuite une fiche de restitution individuelle. Les parents d'élèves sont également informés des résultats de leur enfant. Les réponses détaillées permettront aux enseignants d’évaluer le niveau de maitrise des élèves sur ces différents domaines.

 

L'élève doit résoudre des exercices portant sur :

En français :

  • sa compréhension de l'écrit : texte littéraire, textes documentaires, infographie
  • sa compréhension de l'oral : support audio avec réécoute limitée
  • ses connaissances en étude de la langue : orthographe, grammaire, lexique

En mathématiques :

  • ses capacités à mobiliser directement des procédures et des connaissances ;
  • ses capacités à résoudre des problèmes en utilisant des nombres, des données et des grandeurs ;
  • ses connaissances de savoirs et savoir-faire dans les domaines :
    • Espace et géométrie
    • Grandeurs et mesures
    • Nombres et calculs
    • Organisation et gestion de données, fonctions.

 

 

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Un homme de 39 ans a été placé en garde à vue à Besançon. Dans la nuit de dimanche à Lundi, Faubourg Rivotte, il s’est introduit dans un appartement, après avoir dégradé la porte d’entrée. Il s’agissait d’un appartement en réfection et dépourvu d’occupants. Il a été retrouvé en possession de vêtements, d’une perceuse et d’autres outils. Il a été conduit sans incident au commissariat et placé en garde à vue.

Le Bisontin Pierre-Guillaume Sage, âgé de 23 ans,  licencié à la société de tir à Besançon,  a décroché le titre de champion du monde de Para-tir  en carabine 10 mètres couché ce week-end à Lima au Pérou. C’est une nouvelle belle consécration, après avoir obtenu le titre de champion d’Europe le mois dernier à Rotterdam.  Il en profite également pour s’emparer d’un quota nominatif pour les Jeux Paralympiques de Paris 2024.