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Du haut de ses 18 ans, Jules Barriod, originaire de Ney, participe actuellement aux championnats du Monde junior de course en montagne avec l’équipe de France de la discipline. En même temps, les meilleurs traileurs du monde se défient aussi. Avec une quarantaine d’autres athlètes français, Jules est à Innsbruck, en Autriche, où il se prépare pour sa course. Celle qui se disputera le 10 juin. Au programme : un parcours de 7,5 kilomètres.

 Jules Barriod fait partie de ces jeunes sportifs talentueux que rien ne prédestinait à réussir dans cette discipline, mais qui se sont rapidement révélés. Ses performances sont telles qu’il a réussi à accéder à l’échelon international. Après onze années de football, le lycéen champagnolais décide de tourner la page. Le jeune homme aime les challenges et le ballon rond ne lui procure plus aucun plaisir. L’évolution est rapide. Les choses s’accélèrent. Très rapidement, il rejoint l’ASPTT Besançon et le Brook Trail Project bisontin.

JULES BARRIOD

 Une deuxième sélection

Actuellement en terminale au lycée Paul Emile Victor de Champagnole, l’athlète envisage d’effectuer ses études supérieures au sein de l’UFR Staps de l’université de Franche-Comté en septembre prochain. Le jeune champion savoure sa deuxième sélection au sein de l’effectif tricolore. Sa première expérience a été plutôt concluante puisqu’il a pris une prometteuse 14è place, en Italie, en cadets. Il prend beaucoup de plaisir dans son nouvel univers. Il espère encore grandir et pouvoir faire de cette passion, une activité professionnelle à part entière. Il sait qu’il faudra encore performer pour atteindre cet objectif. Néanmoins, les parcours et les trajectoires de Thibaut Baronian, Sangé Sherpa, Xavier Thévenard et Manon Bohard donnent des ailes et sont source de motivation.

L'interview de la rédaction : Jules Barriod

 

 

 

Le procès d’un homme de 76 ans, s’est ouvert ce mercredi 7 juin devant le tribunal correctionnel de Besançon. Il est accusé d’avoir agressé sexuellement six fillettes de 6 à 9 ans. Les faits ont été commis entre 2004 et 2020 à Saône, sur des enfants gardés chez leur assistante maternelle, qui était la femme du prévenu. Le procès débutait ce mercredi à 15h. Le prévenu était présent tout comme quelques victimes et leurs familles. Une ambiance lourde pesait sur l’audience, mêlant les pleurs aux soupires profonds, dans une tension palpable. Le verdict sera connu dans la soirée.

C’est en 2021 que l’une des victimes s’entretient avec l'infirmière de son établissement scolaire. En pleurs, la collégienne évoque des agressions sexuelles survenues entre 2015 et 2020. Elle avait 6 ans au moment des faits, lorsque le mari de sa « nounou », lui aurait fait subir des attouchements sexuels. La gendarmerie avait lancé dans la foulée un appel à témoins pour retrouver d’autres potentielles victimes. 5 autres victimes présumées ont été identifiées, dont une petite fille du suspect. Les fillettes étaient âgées de 6 à 9 ans au moment des faits. L’assistante maternelle, très appréciée dans le village, est décédée en mai 2021. L’homme de 76 ans, père de trois enfants, placé sous contrôle judiciaire après une période d'incarcération de 11 mois, encourt une peine de 10 ans de prison pour agression sexuelle sur mineur et 150 000 € d'amende.

C’est dans une atmosphère très particulière que s’est ouvert ce procès tant attendu. Le prévenu de 76 ans était présent, assisté de son avocat, Me Spatafora. Quelques victimes ont aussi courageusement bravé cette épreuve, aux côtés de leurs familles, et de leurs conseils, Me Bouveresse et Party. La lecture des faits est difficile. Les parents et les fillettes s’effondrent régulièrement, et les larmes coulent. La salle est remplie, les commentaires fusent. Surtout lorsque le prévenu est interrogé, et minimise ses actes. Il ne se définit pas comme un agresseur, car il indique n’avoir eu recours à aucune violence. Pour rappel, il est accusé d’avoir touché la poitrine de ses victimes, d’avoir léché leur sexe, de s’être déshabillé devant elles et de les avoir déshabillé, d’avoir posé la main de certaines d’entre elles sur son sexe, et d’avoir eu recours à des pénétrations digitales, tout en leur indiquant de garder ce secret. Et lorsque le président d’audience lui demande pourquoi, « il n’en sait rien ». Quand il est interrogé sur ses pulsions sexuelles, il indique n’en avoir « aucune ». Quand la cour le questionne sur le plaisir qu’il ressentait, il affirme « n’avoir rien ressenti de particulier ». Et quand le président lui demande s’il pense que ces fillettes âgées de 6 à 10 ans ressentaient du plaisir, le prévenu indique « peut-être un peu, j’en sais rien ». Stupéfaction totale dans la salle. Les victimes s’effondrent sur leur siège, se prennent la tête dans les mains, sombrent dans leurs larmes. Les parents essayent tant bien que mal de prendre leurs filles dans leurs bras, mais ces derniers sont tremblants, en pleurs, sur un fil.

Pourtant, en début d’audience, le septuagénaire a, contre toute attente, reconnu les faits qui lui sont reprochés. Sauf une pénétration digitale. Mais c’est bien la seule chose qu’il admettra. Pour le reste, il ne fournit aucune explication. « Je reconnais ce que vous me reprochez, je m’excuse. Je demande pardon aux enfants que j’ai agressé, je demande aussi pardon aux parents. Je tiens vraiment à m’excuser, je veux qu’ils me comprennent, je suis désolé ». Mais durant le reste du procès, l’ancien chauffeur-livreur ne laisse rien transparaître, et n’apporte aucune réponse. Il tente de paraître « normal », indique s’intéresser aux « belles femmes mûres ». L’une des victimes est sa petite-fille, présente au premier rang, entouré de ses deux parents, les poings serrés. Par ailleurs, le septuagénaire a deux frères, eux aussi impliqué dans des affaires d’agressions sexuels sur mineur. Mais quand il est interrogé sur son enfance, sur des potentiels traumatismes ou agressions qu’il aurait pu vivre au sein de sa famille, il nie, soulignant une enfance tout à fait normale, après un passage en pensionnat.

Une seule victime se présente à la barre afin de témoigner. Après une grande respiration, elle s’élance. « Quand vous lui avez demandé s’il nous parlait, il a dit que non. Mais moi, il me demandait si j’aimais ça ». Elle tourne ensuite vivement les talons, et retourne s’asseoir brusquement. Le père d’une jeune fille s’avance ensuite à la barre. Il peine à s’exprimer, les sanglots prenant le pas sur son témoignage. Et lorsque que le président dresse « l’état psychologique de sa fille », entre décrochage scolaire, prise de médicaments, tentative de suicide, antidépresseurs, dessins lugubres, isolement, « morte de l’intérieur », celle-ci, présente dans les rangs du tribunal, se met à convulser, frappe violemment dans les bancs en bois, entre dans une tragique frénésie. Un moment très difficile pour tout le monde.

Ce jeudi 8 juin, 180 élèves de cycle 3, venant de neuf classes des Ecoles Bourgogne, Durer et Île de France, dans le quartier Planoise, participeront à une rencontre sportive et éducative, baptisée « Educ’Athlé ». Ce rendez-vous est à l’initiative de l’USEP 25 et les étudiants en Master MEEF – mention professeur des écoles.

Il se déroulera de 9h15 à 15h45 sur le complexe sportif  de la Malcombe. L’objectif pour les organisateurs est de faire découvrir aux jeunes participants de nouvelles pratiques athlétiques et handisports autour d’une confrontation interclasse.

Un poids-lourd, transportant des fruits et des légumes, a percuté un véhicule de l’AP2R sur l’A 39, dans le sens Bourg-en-Bresse / Dijon, à hauteur de Rahon. On déplore un blessé grave, qui a dû être désincarcéré, avant d’être héliporté, médicalisé,  sur le CHU Minjoz à Besançon.

Les 9, 10 et 11 juin prochains, le Pôle Grands Prédateurs et le collectif « Pour les Paysages du Massif Jurassien » organisent le Festival « Vous avez dit prédateurs ? » au Carrefour de la Communication à Lons-le-Saunier. Des animations, des débats, des films et des expositions seront proposés tout au long de ces trois jours. La journée de vendredi sera consacrée aux scolaires. De la baleine à la coccinelle, en passant par le lynx et le loup, de nombreux thèmes seront abordés. Pour tout savoir sur cet évènement : www.festival-vousavezditprédateurs.fr

La Banque Populaire Bourgogne Franche-Comté ouvre une campagne exceptionnelle de sélection des porteurs de la Flamme Olympique de Paris 2024. Qu’il s’agisse de clients, de sociétaires, de collaborateurs, d’athlètes ou du grand public, chacun peut tenter sa chance et réaliser son rêve de participer activement localement à l’aventure de Paris 2024. Les inscriptions ont été lancées le 1er juin dernier. Le parcours sera dévoilé le 23 juin. 64 départements seront traversés, pour 79 jours de relais en France. 10.000 porteurs de flammes seront mobilisés. Pour s’inscrire : https://banquepopulaire.devenirporteurdelaflamme.fr/paris2024/BP/e/ce/

La responsable d’un restaurant à Pontarlier a été interpellée par les policiers bisontins ce mardi matin, vers 10h, rue Kastler. Cette dernière a tente de dérober pour plus de 80 euros de denrées alimentaires dans un magasin de vente en gros. Elle a été placée en garde à vue. Lors de son audition, cette femme de 62 ans a reconnu les faits. Elle a expliqué qu’elle souffrait de cleptomanie. Une pathologie pour laquelle elle serait suivie par un spécialiste. Elle devra s’expliquer en novembre prochain devant la justice.

Le 4 mai 2023, le président de la République a annoncé et détaillé la réforme qui s’appliquera aux lycées professionnels dès septembre 2023. Une nouvelle qui n’a pas manqué de faire réagir les élèves et professeurs de ces établissements. Cette réforme va entraîner la suppression de 80 filières existantes, et la création de 150 nouvelles dès la rentrée prochaine. Ce mardi matin une trentaine d’enseignants du lycée Tristan Bernard de Besançon tenaient un piquet de grève devant l’établissement afin de protester contre cette réforme.

Pour le gouvernement, il s’agit de mieux répondre aux besoins de l'économie sur le territoire. L'objectif affiché, en plus de lutter contre le décrochage scolaire, est d'améliorer l'insertion professionnelle en redessinant la carte des filières. « On va en fermer 80 à la rentrée et en ouvrir 150 autres", avait précisé Pap Ndiaye, le ministre de l’Education nationale et de la Jeunesse de France. Selon ce dernier, certaines filières des 2100 lycées professionnels de France ne correspondent plus au marché du travail et de l'emploi, surtout dans le tertiaire. Ces filières tertiaires qui sont justement proposées au sein du lycée Tristan Bernard. « Si les décisions sont actées, 80% des formations de notre lycée seraient fermées » indique Charline Vielle, professeure lettres et histoire-géographie de l’établissement bisontin. Ce mardi matin, l’enseignante était mobilisée, tout comme 85% de ses collègues devant le lycée, ce qui représentait une trentaine de professeurs, afin de protester contre la mise en place de cette réforme. Néanmoins, l’établissement bisontin n’était pas bloqué, et les élèves pouvaient se rendre en cours comme d’habitude.

« Ce sont des annonces, on ne s’est jamais adressé à nous directement. Nous enseignants, n’avons pas eu de pré-information, on l’a appris par la presse, comme tout le monde. On a aucune annonce concrète concernant notre lycée, mais si on suit ce qui a été dit par le gouvernement, on peut imaginer que le lycée Tristan Bernard va fermer. Il n’y a pas d’autre possibilité » indique Charline Vielle.

Ce que souhaite le gouvernement, c’est "mieux répondre aux besoins de l'économie sur le territoire", en supprimant les filières "qui ne correspondent plus au marché du travail et de l’emploi". Une idée erronée selon Charline Vielle. « Le commerce continue d’embaucher, les filières sur la sécurité sont très demandeuses, l’accueil aussi avec de plus en plus de manifestations nécessitant des personnes formées. Il y a de l’embauche derrière, surtout que les parcours ne sont pas linéaires, et un élève passé en Bac pro chez nous peut rebondir derrière en apprentissage. On discutait ce matin avec un élève qui vient de finir son Bac Pro commerce, un élève très intéressant et brillant, et qui va rebondir sur un CAP plombier, en indiquant que ses années de commerces vont clairement lui servir à ouvrir sa boîte »

 

« On est juste en train de créer une masse employable, pas des citoyens » Charline Vielle, professeure lettres et histoire-géographie au lycée Tristan Bernard

Si cette réforme touchera les élèves en lycée professionnel, les enseignant seront aussi impactés. Que deviendront les professeurs dont les filières vont fermer ? Le gouvernement les encourage à se tourner vers les métiers de professeur en collège, professeur des écoles, ou bien à travailler dans des "bureaux des entreprises" au sein des lycées, qui permettront aux élèves de trouver des stages. « Il y a des transferts, on va les encourager » avait annoncé le ministre de l'Éducation, affirmant que les enseignants concernés changeront totalement de métier d'ici le mois de septembre. Un immense manque de respect, une idée hallucinante selon ces derniers, qui pour la plupart, ont choisi personnellement d’enseigner en lycée professionnel, et ne se voient pas ailleurs. « Une reconversion ne s’improvise pas, et on a beaucoup insisté sur le fait qu’être professeur en lycée professionnel, c’est un choix. C’est un métier qui est particulier. Ce n’est pas être professeur en collège ni en primaire. C’est un choix de carrière, nos élèves on les aime, on les a choisis. Ma carrière en lycée professionnelle m’épanouie, le public m’intéresse, les projets m’intéressent, et je ne suis pas la seule dans ce cas. C’est simplement du mépris de nous envoyer boucher les trous à droite à gauche » déplore Charline Vielle.

 

Les professeurs du lycée Tristan Bernard faisaient partie du cortège qui s’est élancé du parking Battant à 14h ce mardi, lors de la quatorzième journée d'action contre la réforme des retraites. Ils occupaient une place particulière en étant placés juste derrière les lycéens et étudiants en première ligne.