Alors que la Foire comtoise 2023 bat son plein à Micropolis Besançon, avec déjà une nette hausse de la fréquentation, avec plus de 25% de visiteurs supplémentaires depuis son ouverture samedi dernier, la manifestation s’apprête à recevoir un large public durant ce long week-end de l’Ascension. Depuis ce mercredi matin, et durant deux jours, se déroule le concours prestige junior, organisé par l’association des jeunes éleveurs montbéliards du Doubs. 190 génisses sont présentes. On vient de toute la France pour participer à cet évènement agricole. Les bêtes sont appelées par section. Leur morphologie est passée au crible aujourd’hui. Les deux meilleures décrocheront leur place pour le championnat de France. On ressert le couvert jeudi avec cette fois-ci l’évaluation des meneurs.
Nolan, jeune agriculteur doubiste

Blanche, une jeune jurassienne passionnée
Du haut de ses 15 ans, Blanche, issue d’une famille d’agriculteur, implantée à Menétru-le-Vignoble, dans le Jura, est venue donner le coup de main à des amis qui participent au concours. Présente depuis hier, la jeune fille balaie, nettoie les lieux, rend l’endroit le plus agréable possible et bichonne les animaux dont elle a la responsabilité. Les tâches ne manquent pas, il y a de quoi s’occuper, mais la jeune jurassienne y voit également un moyen de faire des rencontres, s’amuser et lier l’utile à l’agréable.

Blanche, jeune agricultrice jurassienne
Dès jeudi soir, il faudra faire place nette, pour laisser la place aux chevaux comtois qui, eux aussi, sacreront les plus belles bêtes de la race.
Le reportage de la rédaction
Un accident de la route, impliquant deux voitures, s’est produit ce matin à Belmont (39). On déplore une personne légèrement blessée. Elle a été prise en charge par les sapeurs-pompiers et transportée sur un centre hospitalier. Six engins et seize sapeurs-pompiers se sont rendus sur place.
C’est l’ancien Bisontin Sylvain Matrisciano (59 ans) qui succède à Jean-Sébastien Mérieux au poste de directeur du centre de formation du FC Sochaux Montbéliard. Ce dernier est resté durant quatre saisons aux responsabilités. Le nouveau technicien aura notamment la mission « d’intégrer la formation sochalienne au sein du futur centre de performance, implanté sur les communes de Meroux-Moval et Bourogne. Le FCSM reconnait « la solide expérience de technicien et de formateur » de sa nouvelle recrue.
La Ville de Pontarlier fait savoir que depuis le 16 mai dernier, le parc Jeanine Dessay est de nouveau ouvert aux visiteurs. Durant sa période de fermeture, quelques travaux ont été menés. Une rampe d’accès y a été installée à l’entrée. Un revêtement spécifique recouvre désormais les deux allées principales. Des travaux d’embellissement ont également été réalisés. Un bassin et une tourbière ont été créés. Des concerts et d’autres évènements sont d’ores et déjà annoncés pour animer le site.
Selon une étude de l’Insee, la région Bourgogne Franche-Comté fait partie des régions métropolitaines les moins touchées par les cambriolages et tentatives de cambriolages de logements, avec 3,9 enregistrements pour 1.000 logements en 2022. C’est également la région où le nombre de cambriolages a le plus diminué au cours des six dernières années.
Mené avec le service statistique ministériel de la sécurité intérieure, ce rapport laisse apparaître 874 cambriolages, en 2022, dans le Doubs, et 456 dans le Jura. Précisons que 9% de ces cambriolages se sont déroulés dans l’aire de Besançon. 15% dans celle de Dijon.
Ce lundi matin, l’intersyndicale tenait une conférence de presse à la Maison des syndicats de Besançon afin de dénoncer les pratiques des forces de l’ordre lors de la manifestation du 1er mai, et plus globalement depuis l’instauration du 49.3. Des jeunes et des manifestants plus âgés étaient invités à livrer leurs témoignages devant la presse. Interpellations préventives et abusives, violences verbales et physiques, conditions de détention déplorables, non-respect des droits liés à la garde à vue : nombreuses sont les accusations reprochées aux forces de l’ordre. Une procédure judiciaire est envisagée par les victimes.
« Merci d’être présent aujourd’hui, de relayer nos témoignages, car l’heure est grave » indique les membres de l’intersyndicale en s’adressant aux médias présents ce lundi matin au 4B rue de Léonard de Vinci. « Parce qu’à longueur de journées, dans les grands médias, on entend parler de violences sur les policiers ou de dégradations dans la rue. Mais ils oublient une tout autre réalité. Celle des manifestants, pacifiques, injustement gazés, violentés et enfermés. Et ici, à Besançon, cela prend des proportions alarmantes » ajoute l’intersyndicale. Ce 1er mai 2023, plus de 10.000 personnes ont défilé dans les rues de la cité comtoise, afin de dénoncer la réforme des retraites, mais également pour exprimer les difficultés sociales qu’elles rencontrent au quotidien. Une manifestation qui a connu quelques affrontements entre les manifestants et les forces de l’ordre, débouchant sur 33 gardes à vue. Alors que selon Noëlle Ledeur, de l’intersyndicale, « il n’y a pas eu de violences de manifestants, mais bien des violences policières […] L’ambiance du cortège n’était pas à l’agressivité, on a vu des groupes de personnes se faire pourchasser, tabasser par la police ». Des propos soutenus par Amélie Lapprand du syndicat FSU, qui dénonce l’attitude du gouvernement, qui tente de « museler la colère par la force ».
De très nombreux témoignages
Aux côtés des représentants syndicaux, de nombreuses victimes, jeunes pour la plupart, venues témoigner devant les médias présents. Adrien, 18 ans, est le premier à prendre place face aux journalistes. Il raconte avoir été l’un des 13 premiers manifestants interpellés juste après les heurts de Granvelle. On lui reproche notamment d’avoir été tout de noir vêtu, tenue attribuée aux black-blocs, et d’avoir poussé du pied une bombe lacrymogène. Il est alors arrêté par les forces de l’ordre. « J’étais dans le cortège, et j’ai entendu une personne derrière moi indiquer qu’elle avait peur. Je me rends compte qu’elle est sur le point de faire une crise de panique. Je l’approche, je la tire vers moi parce que je vois la foule qui commence à s’agiter et se mettre à courir dans tous les sens. Et d’un coup, un policier en civil, portant seulement un casque, arriver par derrière et me projette au sol, puis m’encastre dans une porte. Avec un autre policier qui va venir planter son coude dans mon torse ». Adrien sera conduit en garde à vue avec 13 autres personnes, et y passera 6h dans des conditions déplorables. « On n’a pas eu le droit au médecin, ni à l’avocat, ni aux appels, on n’avait pas le droit d’aller aux toilettes, je n’ai même pas eu le droit de me laver les mains » raconte le jeune homme. « On était 7 entassés dans une cellule d’à peine 7m², et 4 d’entre nous étaient blessés avec des plaies et du sang. Et quand tu vois l’état des cellules, au niveau de l’hygiène, ça fait peur. Du sang, des déjections sur les murs, de l’urine par terre. J’ai dû aller me faire dépister quelques jours plus tard » ajoute Adrien. « Les droits des gardes à vues n’ont pas du tout été respectés" dénonce l’intersyndicale.
Témoignage complet d’Adrien :
Autre témoin, Camille, 17 ans, qui participait à sa première manifestation sauvage. Il n’a pas été arrêté et a pu s’enfuir après quelques coups de matraque. « Je me suis pris un coup au niveau de l’entre-jambe, et j’étais terrifié par les CRS derrière moi qui n’hésitaient pas à frapper alors qu’on n’avait rien de dangereux. Je me mets à courir, et c’est là que je commence à voir des CRS partout, à plus savoir où courir pour m’enfuir. Je me prends plusieurs coups dans le dos amortis par mon sac, et un beaucoup plus violent au niveau de l’épaule qui m’a laissé une marque et m’a fait très mal dans les jours qui ont suivi."
Témoignage de la mère d'un mineur interpellé :
Témoignage de Steve, un manifestant qui jouait du tambour en tête de cortège :
Une procédure judiciaire envisagée
Au total, 33 gardes à vue dans la même journée à Besançon, dont 6 mineurs. Selon les manifestants et l’intersyndicale, les jeunes étaient particulièrement ciblés, notamment ceux habillés en noir dont le visage était masqué. Evidemment, le rapprochement a été fait avec les regroupements des manifestants cagoulés de l’ultradroite à Paris ces derniers jours, largement dénoncée mais non réprimée. « Deux poids deux mesures » déplore Noëlle Ledeur. Dans les prochains jours, une procédure judiciaire est envisagée par les syndicats et les victimes « pour dénoncer les violences de l’Etat et essayer de les faire condamner ». Un dossier est actuellement en train d’être constitué avec le rassemblement de nombreuses pièces justificatives.
Un accident de la route s’est produit ce lundi, vers 17h, à Chemin (39), à hauteur du carrefour de Saint-Loup. Il implique un cycliste et une voiture. Une femme de 63 ans a été transportée, non médicalisée, sur un centre hospitalier.
La 10ème édition, le Trail du Mont d’Or se déroulera les 17 et 18 juin prochains au pied des pistes de la station de Métabief. Au programme, quatre courses Trail de 8km, 15km, 25km et 50km, une randonnée, mais aussi des courses enfants. Tous les traileurs, voulant découvrir ou redécouvrir le Mont d’Or, peuvent s’inscrire. Précisons que cette édition anniversaire est parrainée par les tricolores la biathlète Lou Jeanmonnot et les combinés Mattéo Baud et Marco Heinis, tous licenciés à l’olympic Mont d’or, le club organisateur de cet événement. Renseignements et inscription : www.trailmontdor.com