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La 10è édition du Carrefour des collectivités locales se tient actuellement à Besançon Micropolis. En cette date anniversaire, l’évènement se déroule dans un contexte social et économique difficile. Compliqués, à la fois pour les élus et les entreprises des Travaux Publics, de réussir à se projeter dans l’avenir. La crise du carburant, la spéculation, liée à cette situation, un projet de loi de finances, actuellement débattu à l’Assemblée Nationale, qui suscite de nombreuses controverses, posent beaucoup d’interrogations et laissent les collectivités et les entrepreneurs dans la plus grande des incertitudes.

L'interview de la rédaction / Vincent Martin



En présence du Préfet du Doubs, de Christine Bouquin, la présidente du département du Doubs et Patrick Genre, le Président de l’association des maires du Doubs, Vincent Martin a demandé à l’état « de ne pas (les) laisser tomber ». « Laissez-nous travailler ! » a déclaré le patron des Travaux Publics de Bourgogne Franche-Comté. Très interrogatif sur le projet de loi de finances qui se discute au Parlement, il a clairement invité l’état « à poursuivre l’accompagnement des acteurs locaux et des entreprises ». Tout en rappelant, qu’en Bourgogne Franche-Comté, les 1200 entreprises des Travaux Publics embauchent 11.000 collaborateurs et réalisent un chiffre d’affaires global de 1,8 milliards d’euros.

 

GENRE COLOMBET CARREFOUR DES COLLECTIVITES

Jean-François Colombet ( Préfet du Doubs). Patrick Genre ( Président de l'association des Maires du Doubs)

 

Signature d’un contrat d’engagement

Christine Bouquin, la présidente du département du Doubs, a rappelé que dans les prochaines semaines, sa collectivité signera un contrat d’engagement avec la fédération régionale des Travaux Publics de Bourgogne Franche-Comté. « La relance doit réunir nos forces » a précisé Mme Bouquin, décidée à soutenir toujours et encore ce secteur d’activité et l’aider à franchir du mieux possible l’étape de la transition énergétique et de l’innovation que tout le monde appelle de ses vœux.

CHRISTINE BOUQUIN CARREFOUR DES COLLECTIVITES

Christine Bouquin ( présidente du Conseil Départemental du Doubs)

 

Des dotations en baisse, qui se font attendre

Comme de nombreuses communes de France, Valdahon s’interroge et devra sans doute opérer à des choix budgétaires. Le coût de l’énergie et les dotations de l’état, à la baisse, et qui tardent à arriver, ne sont pas pour rassurer. Cette situation pourrait mettre un coup aux investissements. « C’est un contexte économique  qui fragilise toutes les collectivités » explique Sylvie Le Hir, maire de Valdahon. Et de poursuivre : « Nous vivons dans l’incertitude. Faire des projets dans ces conditions, ce n’est pas évident ».

L'interview de la rédaction / Sylvie Le Hir

L’heure est grave. Les chefs d’entreprise tirent la sonnette d’alarme. Les difficultés qu’ils rencontrent  pour trouver de l’essence provoquent de l’inquiétude et ralentissent considérablement leurs activités. Paul Henry Bard, le secrétaire général de la CAPEB du Jura, et Emilien Michel, le responsable des Travaux Publics dans ce même département, s’inquiètent pour les petites et moyennes entreprises jurassiennes, dont certaines pourraient cesser provisoirement leur activité avant le week-end.

Si le manque d’essence porte un coup d’arrêt bien réel, les patrons et leur syndicat dénoncent également la spéculation ambiante qui vient impacter la santé financière de leur affaire. Ces responsables d’entreprise ne demandent pas forcément de l’aide en monnaie sonnante et trébuchante, mais des actions fortes permettant un retour à la normale. Un  courrier a  été envoyé au préfet pour exprimer l’état d’esprit du moment et les conséquences à venir. D’autant plus que le retour à la normale n’est pas encore établi et qu’il faudra encore plusieurs jours pour que le réapprovisionnement soit total.

 

Emilien Michel, responsable des TP du Jura

C’est aberrant !

Cette situation ne fait pas que des malheureux. Bien au contraire. Certains en profitent. Comme en témoigne ce chef d’entreprise, « la note devient très salée ». A 2,25 euros le litre, les dépenses s’envolent. « Ça a pris 50 centimes en quatre jours. C’est honteux » explique Emilien Michel. « Nous avons le couteau sous la gorge. Outre le prix, nous craignons de ne plus pouvoir mettre de gasoil  dans nos engins et laisser nos salariés à la maison ». Pour ce chef d’entreprise, alors que ces carnets de commande sont pleins, les prochains jours s’écrivent en pointillés. Une solution doit être trouvée au plus vite pour ravitailler ces établissements, qui ne peuvent pas se permettre de sillonner tout le territoire à la recherche de carburant.

 

Paul Henry Bard, secrétaire général de la CAPEB du Jura

Une ligne de bus a été supprimée sur le RPI des Plains Grands Essarts, Courtefontaine, Indevillers depuis la rentrée, à cause de la pénurie de chauffeurs. Une situation qui inquiète grandement les habitants des communes aux alentours, notamment au sujet de la sécurité de leurs enfants. Il n’y a désormais plus qu’un seul bus le soir pour effectuer la totalité de la boucle, ce qui rallonge considérablement le temps de trajet des écoliers. Une situation qui alerte, d’autant plus que l’hiver approche à grand pas, et perturbe rapidement les routes étroites empruntées par les bus scolaires.

« A la rentrée, nous avons été informés qu’une des deux lignes de bus avait été supprimée pour le transport du soir. Avant, nous avions deux bus qui faisaient chacun le trajet dans un sens. Maintenant, plus qu’un seul pour la totalité de la boucle » déplore Cécile Dubail, présidente de l’association Les Trousses Multicolores, située sur le RPI des Plains Grands Essarts, Courtefontaine, Indevillers. C’est la pénurie de chauffeurs qui aurait causé la suppression « temporaire » de cette ligne. Temporaire, car les habitants se sont très vite manifestés en interpellant les maires, communautés de communes, la Région, et même Annie Genevard, députée de la 5ème circonscription du Doubs, qui ont été unanimes concernant cette pénurie de main d’œuvre, tout en insistant sur le fait qu’un chauffeur serait retrouvé, et que tout reviendrait à la normale. Seulement, dans un article de presse paru récemment chez nos confrères, Cécile Dubail et les habitants sont tombés de haut, lorsqu’ils ont appris que la ligne avait simplement été supprimée.

Avant septembre, un bus partait de Courtefontaine à 16h30, passait par Les Plains, Indevillers, Chauvillers et terminait par Burnevillers à 17h00. Un autre bus partait d'Indevillers à 16h35, passait par Les Plains et terminait par Courtefontaine à 16h50. Depuis cette rentrée, c'est uniquement un seul bus qui va partir de Courtefontaine à 16h30, passer par Les Plains, Indevillers, Chauvillers, Burnevillers. Ensuite il repasse par Indevillers, Les Plains pour finir à Courtefontaine à 17h20/25.

« Nous sommes fâchés, inquiets pour nos enfants, ça rajoute beaucoup plus de temps de trajet. Un enfant scolarisé aux Plains Grands Essarts mais qui habite à Courtefontaine, va quitter l’école à 16h35, mais rentrer chez lui à 17h20. Par ailleurs, ce bus, très long, va tourner jusqu’à Chauvilliers, Burnevillers, sur des routes très étroites, même en voiture. Apparemment il y a des gros soucis au niveau des manœuvres, et se pose le problème de l’hiver qui arrive bientôt. On est sur des communes avec beaucoup de neige et de verglas. Oui, nous sommes vraiment inquiets » signale Cécile Dubail, aussi maman de trois enfants.

Une pétition a été lancée pour le rétablissement des deux bus le soir sur le RPI des Plains Grands Essarts, Courtefontaine et Indevillers. Plus de 600 signatures ont rapidement été récoltées.

« Il y a toujours eu deux lignes jusqu’à présent, qui étaient indispensables. On ne peut pas les supprimer du jour au lendemain, et laisser des enfants de deux ans et demi/trois ans, attendre longtemps dans la cour de récré avant que le bus arrive. Ce n’est pas possible. On espère que ça va changer, on sait très bien qu’il y a une pénurie de chauffeur, on sait que c’est pareil de beaucoup d’autres secteurs. Mais pourquoi c’est notre ligne qui est impactée ? Nous sommes éloignés de tout, avec beaucoup d’enfants très jeunes, l’hiver qui approche. Est-ce qu’il n’y aurait pas eu d’autres solutions ? C’est trop radical » regrette Cécile Dubail. 

 

Un homme de 33 ans devra s’expliquer en mars prochain devant la justice. Une expertise psychiatrique a également été demandée. Il est soupçonné d’avoir donné un coup de poing au niveau de la tempe droite d’une passagère dans le tram,  lundi matin, vers 5h30, à Besançon.

Lors de la palpation, il a été retrouvé en possession d’un couteau suisse. Devant les policiers, il n’a pas reconnu les faits. Aucune ITT n’a été prescrite à la victime. Cette dernière  a expliqué que le mis en cause l’a frappée lorsqu’elle a refusé de lui donner de l’argent. Une plainte a été déposée. Les policiers sont en attente, ce mardi soir, des images en provenance de la vidéo.

Un grave accident de la route s’est produit, en fin d’après-midi, vers 17h30, à Salins-les-Bains, rue de la République. On déplore un blessé grave et un blessé léger. Les deux victimes ont été transportées sur un centre hospitalier.

Un homme de 29 ans s’expliquera en décembre prochain devant le délégué du procureur de la République. Dimanche, vers 18h15, il  a tenté de fausser compagnie à une patrouille de police alors qu’il avait été repéré sur un point de deal, situé Boulevard Allende, dans le quartier Planoise à Besançon.

Dans sa fuite, il a été vu en train de jeter un couteau. Lors de la palpation de sécurité, il été constaté qu’il était en possession de 550 euros. Par ailleurs, il est apparu qu’il était en situation irrégulière. Il a été placé en garde à vue. Lors de son audition, il n’a pas reconnu le port illégal d’arme. Concernant l’argent découvert, il a expliqué qu’il était destiné à l’achat d’une poussette.

L’Association de Défense et de Promotion des Charcuteries et Salaisons IGP de Franche-Comté  organise ce jeudi et ce vendredi le concours désignant la meilleure saucisse de Morteau. Deux sessions de dégustation ont été organisées cette année. La première a lieu en mai dernier à Micropolis. La seconde aura lieu, en ce mois d’octobre, à la salle des fêtes de Morteau. Ce jeudi, c’est un parterre de consommateurs passionnés et avertis qui officiera. Vendredi, c’est un jury d’experts qui composera le podium 2022. Pour information, l’IGP Morteau concentre 30 fabricants de saucisse de Morteau et près de 5500 tonnes ont été produites en 2021.

Olivier Krumbholz, l’entraîneur de l’équipe de France féminine de handball a communiqué une première liste de 20 joueuses convoquées pour préparer l’Euro 2022, qui se tiendra du 4 au 20 novembre prochain. On notera dans ce groupe la présence de la Bisontine Audrey Dembele, prêtée cette saison  par le club de Metz. Il s’agit de sa première convocation.  Lucie Granier conserve sa place également. Les Bleues se retrouveront le 23 octobre à la maison du handball de Créteil pour lancer leur stage, avant deux matches amicaux face à la Pologne, les 28 et 30 octobre à Cesson puis à Nantes.