Choix du secteur :
Se connecter :
 

Après six ans à la tête de la commune de Saône, le maire Benoît  Vuillemin ne briguera pas un nouveau mandat. Il estime avoir tenu ses engagements et souhaite passer le relais, tout en restant engagé dans la vie publique. Bilan de mandat, regard sur la politique locale et perspectives d’avenir : il répond à nos questions.

Pour commencer, dans quel état d’esprit êtes-vous à l’issue de ce mandat ? Vous avez tenu votre dernier conseil municipal mardi soir, je crois ?

Je suis dans un très bon état d’esprit. Celui de quelqu’un qui a le sentiment d’avoir accompli sa mission, d’avoir tenu 100 % de ses promesses et respecté son programme ainsi que ses engagements. Après un conseil municipal qui a duré deux heures et demie, au cours duquel nous avons voté le budget et diverses autres délibérations, je suis heureux aujourd’hui de terminer mon mandat sur cette note très positive.

L'interview de la rédaction : Benoît Vuillemin 

Pourquoi cette décision, Monsieur le Maire ? Vous qui êtes, il faut le reconnaître, un élu très engagé.

Je n’étais pas spécialement destiné à être maire de Saône, même si mon père l’avait été. Je n’étais pas non plus dans une logique de filiation, pas plus que je n’étais destiné à être vice-président de Grand Besançon Métropole, alors que mon père en est l’un des fondateurs. Toutefois, on m’a demandé de mettre mes compétences et mon poids politique au service de la ville où je suis né et où j’habite depuis de nombreuses années. J’ai donc accepté. Nous avons construit un projet, un programme, et je m’étais dit que si nous menions ce programme à son terme, je ne resterais pas pour le statut ou pour le titre. Je voulais simplement pouvoir dire : la mission est accomplie, le travail est terminé.

Aujourd’hui, j’ai fait tout ce que j’avais à faire. Je peux donc tenir ma parole et ne pas me représenter. Et puis n’oublions pas que j’étais candidat aux élections législatives de 2024. J’avais dit à l’époque que si j’étais élu député, je laisserais ma place de maire. Il aurait été un peu cavalier de dire aujourd’hui : puisque j’ai perdu les législatives, je reviens me présenter à Saône. J’ai aussi voulu faire un acte de sincérité et d’honnêteté. Je ne viens pas spécialement du monde politique. J’ai aussi un pied dans l’économie en tant que chef d’entreprise, et dans ce monde-là, la parole compte. Je pense que demain, en politique, la parole devra compter davantage.

L'interview de la rédaction : Benoît Vuillemin 

Quel regard portez-vous, avec toute votre expérience, sur la vie politique locale, et plus particulièrement sur la vie politique grand bisontine ?

Vous savez, c’est malheureusement un peu le même regard que celui que je porte sur la politique nationale. Vous connaissez tous ma proximité avec le président de la République. J’ai encore eu la chance de l’accompagner très récemment au Salon de l’agriculture. Je reste un élu proche de ses valeurs. Aujourd’hui, 90 % de la politique consiste à gérer le quotidien : c’est de la gestion, de l’organisation de notre société. Seulement 10 % relève du partisanisme. Pourtant, ces 10 % finissent par cannibaliser complètement les 90 % restants. On a parfois le sentiment qu’il n’y a que de la politique partisane. Or, la réalité est que la politique est utile tous les jours. Elle est présente partout et elle organise notre société.

À Grand Besançon, il y a un bilan. Et moi je dis que ce bilan est bon. La campagne électorale est aussi un moment où l’on doit défendre ce bilan. Franchement, nous avons fait de très bonnes choses à Grand Besançon Métropole. Au-delà de nos divergences politiques, nous avons su travailler ensemble. La présidente de Grand Besançon Métropole, qui est aussi maire de Besançon, n’est pas du même bord politique que moi, vous le savez. Pourtant, pendant ces six années, nous avons bien travaillé ensemble dans un seul intérêt : celui des habitants du Grand Besançon. Il faut remettre l’image de la politique à sa juste place : ces 90 % qui consistent simplement à gérer la cité.

L'interview de la rédaction : Benoît Vuillemin 

Une toute dernière question, Monsieur Vuillemin : l’avenir maintenant. Est-ce que vous faites une croix définitive sur la politique ou est-ce qu’on pourrait vous retrouver dans d’autres responsabilités ? On pense notamment aux sénatoriales, à la présidentielle ou aux législatives.

L'interview de la rédaction : Benoît Vuillemin 

J’ai exercé une politique du quotidien, celle d’être maire. C’était important pour moi d’effectuer ces six années. Cela m’a permis de voir ce qui fonctionne bien dans notre pays — car beaucoup de choses fonctionnent bien — mais aussi ce qui ne fonctionne pas. Et je crois que, comme beaucoup de Français, je constate que ce qui ne fonctionne pas très bien aujourd’hui, c’est le parlementarisme. Quand on regarde la séquence politique des deux dernières années, ce n’est pas très honorable pour la politique, et encore moins pour les parlementaires. Je pense que c’est aussi un véritable frein pour nos concitoyens.

Moi, je viens du monde de l’entreprise et j’ai désormais une expérience politique. J’ai envie d’agir avec ces deux regards : celui de l’homme de l’économie et celui de quelqu’un qui a été au contact direct de la politique du quotidien. Oui, il y a d’autres échéances. Il y a les sénatoriales, qui sont importantes car le Sénat est l’assemblée des territoires. Il y aura aussi une présidentielle, qui dessinera l’avenir de la France pour les années à venir. Et bien sûr, dans la foulée, des élections législatives. Il y a beaucoup de choses à changer dans le fonctionnement du Parlement en France.

Quoi qu’il arrive, je resterai engagé. Mes engagements continueront. Je suis passionné par la politique parce que je pense que c’est ce qui peut améliorer notre quotidien. Et donc je continuerai à m’engager

À quelques jours des élections municipales prévues les 15 et 22 mars, 2 012 107 électeurs sont inscrits sur les listes électorales en Bourgogne-Franche-Comté, répartis dans les 3 685 communes de la région, selon les derniers chiffres de l'INSEE. 

Une légère hausse du nombre d’électeurs

Par rapport aux précédentes élections municipales, le nombre d’inscrits connaît une légère augmentation dans la plupart des départements. Cette évolution s’explique principalement par les changements démographiques : les inscriptions de jeunes ayant atteint l’âge de 18 ans ont été plus nombreuses que les décès. Selon les données régionales, les évolutions varient selon les territoires. Certains départements enregistrent une hausse notable, comme la Côte-d’Or (+3,9 %) ou le Doubs (+3,0 %), tandis que d’autres connaissent une légère baisse, notamment la Nièvre (-2,3 %) et l’Yonne (-0,6 %). Avec 193.028 inscrits, le département du Jura enregistre une hausse de 2,9%, par rapport à 2020.

Une population électorale vieillissante

La structure de l’électorat reflète également le vieillissement de la population régionale.
Les femmes représentent 52 % des inscrits, notamment en raison de leur espérance de vie plus longue. Par ailleurs, un tiers des électeurs (33 %) ont 65 ans ou plus, une proportion en hausse depuis les municipales de 2020. Cette progression de la part des seniors concerne l’ensemble des départements de la région.

Une participation en recul en 2020

Lors du premier tour des élections municipales de 2020, organisé au début de l’épidémie de Covid-19 et à la veille du premier confinement, 48,7 % des électeurs inscrits en Bourgogne-Franche-Comté s’étaient rendus aux urnes. Ce niveau de participation était nettement inférieur à celui observé lors des municipales précédentes, en 2014, où 66,5 % des électeurs avaient voté.

Des électeurs européens également inscrits

Parmi l’ensemble des inscrits, 11 678 électeurs, soit 0,6 % du corps électoral, sont des citoyens européens résidant dans la région. Les Portugais constituent le groupe le plus représenté parmi ces électeurs.

À l’approche du scrutin municipal, ces chiffres illustrent les transformations démographiques et électorales d’une région où l’électorat continue d’évoluer, entre renouvellement générationnel et vieillissement de la population.

L’avant dernière étape de la Coupe du Monde de biathlon débute ce jeudi à Otepaa, en Estonie. A 15h15, place au sprint hommes, sur une distance de 10 kilomètres. La compétition se poursuivra vendredi, et jusqu’à dimanche. Demain, les femmes et Lou Jeanmonnot seront en ligne sur le sprint 7,5 kilomètres.

Dans le cadre d’un match avancé, comptant pour la 17è journée de championnat en D1 féminine. L’ESBF se déplace sur le parquet de Parid 92 ce jeudi 12 mars. Le coup d’envoi de la rencontre sera donné à 20 heures. Au classement, avec 32 points, les Bisontines apparaissent en septième position. Les Parisiennes sont neuvièmes et comptent 29 points.

À l’approche du premier tour des élections municipales, la commune de Montlebon voit réapparaître une figure bien connue de la vie locale. Ancien maire entre 2008 et 2014, Christophe André se présente de nouveau devant les électeurs avec la liste « Dynamisons Montlebon ». Un retour motivé par une disponibilité professionnelle retrouvée et par la volonté de poursuivre son engagement au service du village.

Un retour après une pause professionnelle

Installé à Montlebon depuis près d’un demi-siècle, Christophe André explique avoir dû mettre fin à son engagement public pour des raisons professionnelles. Aujourd’hui, un changement d’employeur lui permet de bénéficier d’un temps partiel compatible avec un mandat municipal. « J’ai adoré mon premier mandat de maire. J’y ai énormément appris et j’ai eu un plaisir incroyable à travailler avec les habitants, les services de la commune et les différentes institutions » explique M. André.  Fort de cette expérience, l’ancien édile a décidé de revenir dans l’arène politique locale avec l’objectif de poursuivre le développement de la commune.

L'interview de la rédaction : Christophe André 

Une liste constituée rapidement

Pour ce scrutin, Christophe André mène une liste paritaire. Selon lui, sa constitution n’a pas posé de difficulté particulière. « J’ai été beaucoup sollicité par des habitants qui souhaitaient que je me représente. Après avoir pris ma décision, je les ai rencontrés et nous avons pu former une équipe assez facilement », explique-t-il. L’équipe entend s’inscrire dans la continuité des projets engagés tout en proposant de nouvelles orientations pour l’avenir du village.

L'interview de la rédaction : Christophe André 

Photo Montlebon 2026 christophe andre

Un programme entre continuité et nouveaux projets

Si certains chantiers hérités du mandat précédent devront se poursuivre, la liste Dynamisons Montlebon souhaite également mettre l’accent sur plusieurs axes : le développement économique, les mobilités douces et l’habitat. Parmi les projets majeurs figure la réhabilitation de l’ancien hôtel Bellevue, situé au centre du village et laissé à l’abandon depuis plusieurs années. L’objectif serait d’y installer un café-restaurant, des commerces de proximité ainsi qu’un cabinet médical. « Ce bâtiment est à l’arrêt depuis 16 ans et constitue aujourd’hui une véritable verrue au centre du village. Nous avons l’opportunité d’en faire l’acquisition et de le réaménager pour créer de l’activité et des services pour les habitants », détaille le candidat. D’autres projets sont également évoqués, comme la construction d’une salle des fêtes et la création d’un itinéraire de mobilité douce reliant l’école du centre-village à la sortie de l’agglomération.

L'interview de la rédaction : Christophe André 

Une campagne de terrain et sur les réseaux sociaux

À quelques jours de la fin de la campagne du premier tour, l’équipe de Christophe André a déjà organisé plusieurs réunions publiques. La communication se poursuit désormais principalement sur les réseaux sociaux, notamment via Facebook et Instagram sous l’intitulé Dynamisons Montlebon 2026. Si aucune nouvelle réunion publique n’est pour l’instant prévue, le candidat n’exclut pas d’en organiser une dernière d’ici la clôture officielle de la campagne.

À l’occasion de Mars bleu, mois de sensibilisation au cancer colorectal, le CHU de Besançon lance une campagne au message direct : « Occupez-vous de vos fesses ». Des stands d’information sont installés dans différents centres commerciaux de la ville, comme les mardis 24 mars à Carrefour Chalezeule et31 mars à la galerie Châteaufarine. Une journée de sensibilisation est aussi prévue ce jeudi à l’hôpital Jean-Minjoz.

L’ESBF prépare déjà la saison prochaine. Le club bisontin annonce l’arrivée de la gardienne française Ophélie Tonds. Âgée de 26 ans, elle s’engage pour une saison, avec une année en option. Formée à Metz et passée notamment par Toulon et Saint-Amand, l’internationale junior 2017 viendra renforcer le poste de gardienne avec son expérience du haut niveau

Les parents d’élèves de l’école élémentaire des Marronniers à Damprichard ont décidé de passer à l’action. À partir de ce jeudi 12 mars, ils organisent le blocage de l’établissement pour protester contre une possible suppression de classe à la rentrée prochaine. Concrètement, les enfants seront bien accueillis dans la cour de l’école par les parents, mais ils ne pourront pas entrer dans les locaux. Les enseignants seront présents, sans pouvoir assurer les cours. Pour l’instant, aucune date de fin n’est fixée pour cette mobilisation. L’objectif est clair : alerter les autorités et défendre le maintien des cinq classes actuellement ouvertes dans l’établissement.

L'interview de la rédaction : Myriam, parent d'élèves mobilisé

Une baisse ponctuelle des effectifs

Aujourd’hui, l’école des Marronniers compte 105 élèves répartis du CP au CM2 dans cinq classes. Les effectifs actuels permettent de maintenir cette organisation. Mais la situation pourrait évoluer à la prochaine rentrée. La raison : un creux démographique dans la tranche d’âge des futurs CP. Une quinzaine d’élèves seulement devrait intégrer l’école, tandis qu’environ 25 à 27 élèves quitteront l’établissement pour entrer en sixième. Cette baisse entraînerait un effectif global d’environ 96 élèves à la rentrée prochaine, jugé insuffisant par l’Éducation nationale pour conserver les cinq classes.

Des conséquences pour les élèves et les enseignants

La suppression d’une classe entraînerait mécaniquement la disparition d’un poste d’enseignant. Les élèves devraient alors être répartis dans quatre classes, ce qui augmenterait le nombre d’enfants par groupe. Une perspective qui inquiète les parents d’élèves. Selon eux, des classes plus chargées risquent de compliquer le travail des enseignants, notamment pour accompagner les élèves en difficulté. « Quand certains enfants ont besoin de plus d’attention, c’est plus compliqué avec des effectifs plus élevés », souligne Myriam, porte-parole des familles mobilisées.

Des effectifs appelés à remonter

Les parents mettent également en avant le caractère temporaire de la baisse des effectifs. Selon leurs estimations, l’école pourrait compter 99 élèves en septemntre, puis retrouver environ 105 élèves l’année suivante, soit un niveau similaire à celui d’aujourd’hui. Ils rappellent aussi que Damprichard reste un village dynamique, avec des commerces et une attractivité résidentielle qui pourrait entraîner l’arrivée de nouvelles familles dans les prochaines années.

Une mobilisation qui s’organise

L'interview de la rédaction : Myriam, parent d'élèves mobilisé

Pour alerter la population, des banderoles ont déjà été installées devant l’école. Le blocage annoncé à partir de jeudi constitue une nouvelle étape dans la mobilisation. Les parents d’élèves ont déjà rencontré l’inspection académique. Une délégation, accompagnée de représentants de la mairie, a été reçue le 6 février par l’inspectrice de l’Éducation nationale à Morteau afin d’évoquer la situation et les critères de fermeture de classe. Un nouveau rendez-vous est prévu la semaine prochaine.

En attendant, les familles espèrent que la mobilisation permettra de convaincre l’Éducation nationale de maintenir la cinquième classe. « Le but est vraiment d’interpeller tout le monde et de montrer qu’on veut se battre pour garder cette classe » conclut notre interlocutrice.