À l’approche du premier tour des élections municipales, la commune de Montlebon voit réapparaître une figure bien connue de la vie locale. Ancien maire entre 2008 et 2014, Christophe André se présente de nouveau devant les électeurs avec la liste « Dynamisons Montlebon ». Un retour motivé par une disponibilité professionnelle retrouvée et par la volonté de poursuivre son engagement au service du village.
Un retour après une pause professionnelle
Installé à Montlebon depuis près d’un demi-siècle, Christophe André explique avoir dû mettre fin à son engagement public pour des raisons professionnelles. Aujourd’hui, un changement d’employeur lui permet de bénéficier d’un temps partiel compatible avec un mandat municipal. « J’ai adoré mon premier mandat de maire. J’y ai énormément appris et j’ai eu un plaisir incroyable à travailler avec les habitants, les services de la commune et les différentes institutions » explique M. André. Fort de cette expérience, l’ancien édile a décidé de revenir dans l’arène politique locale avec l’objectif de poursuivre le développement de la commune.
L'interview de la rédaction : Christophe André
Une liste constituée rapidement
Pour ce scrutin, Christophe André mène une liste paritaire. Selon lui, sa constitution n’a pas posé de difficulté particulière. « J’ai été beaucoup sollicité par des habitants qui souhaitaient que je me représente. Après avoir pris ma décision, je les ai rencontrés et nous avons pu former une équipe assez facilement », explique-t-il. L’équipe entend s’inscrire dans la continuité des projets engagés tout en proposant de nouvelles orientations pour l’avenir du village.
L'interview de la rédaction : Christophe André

Un programme entre continuité et nouveaux projets
Si certains chantiers hérités du mandat précédent devront se poursuivre, la liste Dynamisons Montlebon souhaite également mettre l’accent sur plusieurs axes : le développement économique, les mobilités douces et l’habitat. Parmi les projets majeurs figure la réhabilitation de l’ancien hôtel Bellevue, situé au centre du village et laissé à l’abandon depuis plusieurs années. L’objectif serait d’y installer un café-restaurant, des commerces de proximité ainsi qu’un cabinet médical. « Ce bâtiment est à l’arrêt depuis 16 ans et constitue aujourd’hui une véritable verrue au centre du village. Nous avons l’opportunité d’en faire l’acquisition et de le réaménager pour créer de l’activité et des services pour les habitants », détaille le candidat. D’autres projets sont également évoqués, comme la construction d’une salle des fêtes et la création d’un itinéraire de mobilité douce reliant l’école du centre-village à la sortie de l’agglomération.
L'interview de la rédaction : Christophe André
Une campagne de terrain et sur les réseaux sociaux
À quelques jours de la fin de la campagne du premier tour, l’équipe de Christophe André a déjà organisé plusieurs réunions publiques. La communication se poursuit désormais principalement sur les réseaux sociaux, notamment via Facebook et Instagram sous l’intitulé Dynamisons Montlebon 2026. Si aucune nouvelle réunion publique n’est pour l’instant prévue, le candidat n’exclut pas d’en organiser une dernière d’ici la clôture officielle de la campagne.
À l’occasion de Mars bleu, mois de sensibilisation au cancer colorectal, le CHU de Besançon lance une campagne au message direct : « Occupez-vous de vos fesses ». Des stands d’information sont installés dans différents centres commerciaux de la ville, comme les mardis 24 mars à Carrefour Chalezeule et31 mars à la galerie Châteaufarine. Une journée de sensibilisation est aussi prévue ce jeudi à l’hôpital Jean-Minjoz.
L’ESBF prépare déjà la saison prochaine. Le club bisontin annonce l’arrivée de la gardienne française Ophélie Tonds. Âgée de 26 ans, elle s’engage pour une saison, avec une année en option. Formée à Metz et passée notamment par Toulon et Saint-Amand, l’internationale junior 2017 viendra renforcer le poste de gardienne avec son expérience du haut niveau
Les parents d’élèves de l’école élémentaire des Marronniers à Damprichard ont décidé de passer à l’action. À partir de ce jeudi 12 mars, ils organisent le blocage de l’établissement pour protester contre une possible suppression de classe à la rentrée prochaine. Concrètement, les enfants seront bien accueillis dans la cour de l’école par les parents, mais ils ne pourront pas entrer dans les locaux. Les enseignants seront présents, sans pouvoir assurer les cours. Pour l’instant, aucune date de fin n’est fixée pour cette mobilisation. L’objectif est clair : alerter les autorités et défendre le maintien des cinq classes actuellement ouvertes dans l’établissement.
L'interview de la rédaction : Myriam, parent d'élèves mobilisé
Une baisse ponctuelle des effectifs
Aujourd’hui, l’école des Marronniers compte 105 élèves répartis du CP au CM2 dans cinq classes. Les effectifs actuels permettent de maintenir cette organisation. Mais la situation pourrait évoluer à la prochaine rentrée. La raison : un creux démographique dans la tranche d’âge des futurs CP. Une quinzaine d’élèves seulement devrait intégrer l’école, tandis qu’environ 25 à 27 élèves quitteront l’établissement pour entrer en sixième. Cette baisse entraînerait un effectif global d’environ 96 élèves à la rentrée prochaine, jugé insuffisant par l’Éducation nationale pour conserver les cinq classes.
Des conséquences pour les élèves et les enseignants
La suppression d’une classe entraînerait mécaniquement la disparition d’un poste d’enseignant. Les élèves devraient alors être répartis dans quatre classes, ce qui augmenterait le nombre d’enfants par groupe. Une perspective qui inquiète les parents d’élèves. Selon eux, des classes plus chargées risquent de compliquer le travail des enseignants, notamment pour accompagner les élèves en difficulté. « Quand certains enfants ont besoin de plus d’attention, c’est plus compliqué avec des effectifs plus élevés », souligne Myriam, porte-parole des familles mobilisées.
Des effectifs appelés à remonter
Les parents mettent également en avant le caractère temporaire de la baisse des effectifs. Selon leurs estimations, l’école pourrait compter 99 élèves en septemntre, puis retrouver environ 105 élèves l’année suivante, soit un niveau similaire à celui d’aujourd’hui. Ils rappellent aussi que Damprichard reste un village dynamique, avec des commerces et une attractivité résidentielle qui pourrait entraîner l’arrivée de nouvelles familles dans les prochaines années.
Une mobilisation qui s’organise
L'interview de la rédaction : Myriam, parent d'élèves mobilisé
Pour alerter la population, des banderoles ont déjà été installées devant l’école. Le blocage annoncé à partir de jeudi constitue une nouvelle étape dans la mobilisation. Les parents d’élèves ont déjà rencontré l’inspection académique. Une délégation, accompagnée de représentants de la mairie, a été reçue le 6 février par l’inspectrice de l’Éducation nationale à Morteau afin d’évoquer la situation et les critères de fermeture de classe. Un nouveau rendez-vous est prévu la semaine prochaine.
En attendant, les familles espèrent que la mobilisation permettra de convaincre l’Éducation nationale de maintenir la cinquième classe. « Le but est vraiment d’interpeller tout le monde et de montrer qu’on veut se battre pour garder cette classe » conclut notre interlocutrice.
À l’approche des prochaines élections municipales, le maire sortant de Maîche, Régis Ligier, sollicite un troisième mandat à la tête de la commune du Haut-Doubs. Élu pour la première fois en 2014, il souhaite poursuivre l’action engagée depuis plus de dix ans au service des habitants. « Ces deux mandats ont été pour moi une formidable aventure », explique l’édile. « J’y ai rencontré beaucoup de personnes d’horizons variés et j’ai acquis une expérience importante. Aujourd’hui, cette expérience me permet de me représenter devant les Maîchoises et les Maîchois. » Attaché à sa commune, le maire sortant affirme également vouloir poursuivre plusieurs projets déjà engagés.
L'interview de la rédaction : Régis Ligier
Une équipe en partie renouvelée
Pour cette nouvelle campagne, Régis Ligier se présente avec une liste qu’il décrit comme partiellement renouvelée, à hauteur de 40%. Certains colistiers ont choisi de ne pas repartir, notamment en raison de l’âge, mais une partie de l’équipe en place reste fidèle au maire depuis un ou deux mandats. « Il y a une certaine stabilité, et c’est très appréciable. Mais nous accueillons aussi de nouvelles personnes issues d’horizons variés, motivées pour s’investir dans la vie publique », souligne-t-il.
L'interview de la rédaction : Régis Ligier
Poursuivre les projets engagés
Parmi les priorités du prochain mandat, le maire sortant met en avant plusieurs investissements structurants. Il défend notamment la gestion financière de la commune, parfois critiquée par l’opposition. « Dans une collectivité, il y a des cycles d’investissement. Lors du mandat qui s’achève, nous avons réalisé un projet important avec l’école inclusive. Cela demande forcément de la prudence ensuite, mais nous avons prévu environ 3,5 millions d’euros d’investissements dans les trois prochaines années. »
Parmi les chantiers annoncés figurent la reconstruction des ateliers municipaux, détruits par un incendie en 2023, ainsi que la réhabilitation des logements de la gendarmerie. Un projet important concerne également la redynamisation du centre-ville. La municipalité envisage de transformer les anciens locaux du Crédit Agricole en halle couverte, tandis que l’ancien garage voisin pourrait être démoli pour aménager un parking destiné à améliorer l’accès aux commerces. « L’objectif est de faciliter la fréquentation du centre-ville et de soutenir l’activité commerciale », précise Régis Ligier.
L'interview de la rédaction : Régis Ligier
Une réunion publique vendredi
Afin de présenter plus en détail son programme et son équipe, le maire sortant tiendra une réunion publique ce vendredi 13 mars, à 19h30, à la salle de l’Union. Une première étape de campagne pour celui qui espère convaincre une nouvelle fois les habitants de Maîche de lui renouveler leur confiance.
Un jeune homme de 19 ans, alcoolisé et en crise de nerfs, a été interpellé hier soir vers 21h30, sur la commune de Pierrefontaine-les-Varans. Selon les gendarmes, il jetait ses affaires dans la rue et aurait menacé un voisin avec un couteau de cuisine, sans toutefois passer à l’acte. Il aurait également menacé une voisine de brûler son logement et son chat. Le jeune homme a été placé en garde à vue. L’enquête se poursuit.
À l’approche des élections municipales des 15 et 22 mars prochains, les listes se mettent en ordre de bataille à Maîche. Parmi elles, la liste « Maîche demain », conduite par Pascal Bouteille, ancien enseignant et directeur d’école. À 69 ans, le Maîchois entend proposer une autre manière de gérer la commune, en mettant en avant la transparence, le travail d’équipe et l’écoute des habitants.
Un ancien instituteur engagé pour sa commune
Né à Maîche, Pascal Bouteille a exercé pendant vingt ans comme instituteur puis directeur d’école, dans la commune et dans les établissements du secteur. Déjà engagé lors du scrutin municipal de 2020 sur une autre liste, il n’avait alors pas été élu, mais dit avoir suivi de près la vie municipale ces six dernières années. « J’ai souvent assisté aux conseils municipaux et participé aux préparations. Cela m’a intéressé et donné envie de m’investir davantage », explique-t-il. Lorsque la tête de liste de 2020, battu par Régis Ligier, le Maire sortant, a décidé de ne pas repartir dans la course, la question d’un nouveau chef s’est posé. « Je me suis dit : pourquoi pas y aller ? Mais si je m’engage, ce n’est pas pour faire de la figuration, c’est pour m’investir réellement », affirme-t-il.
L'interview de la rédaction : Pascal Bouteille
Une liste revendiquée « apolitique »
La liste « Maîche demain » se présente sans étiquette politique. « Nous avons des personnes de tous horizons. L’objectif n’est pas de faire de la politique partisane mais de travailler pour la commune », insiste le candidat. Parmi les motivations de son engagement figure aussi la situation financière de la ville. Pascal Bouteille évoque notamment le rapport de la Chambre régionale des comptes, qui pointe plusieurs fragilités. « On y lit que la situation financière se dégrade, que la gestion budgétaire nécessite des ajustements et que les dépenses augmentent plus vite que les recettes. Cela pose forcément des questions », estime-t-il.
L'interview de la rédaction : Pascal Bouteille

Une autre organisation du travail municipal
Au-delà des finances, le candidat souhaite également modifier le fonctionnement du conseil municipal. Après six années passées à observer les débats, il estime que les décisions sont parfois concentrées entre quelques élus. « J’ai parfois eu l’impression que deux ou trois personnes étaient aux manettes et que les autres se contentaient d’exécuter. Je souhaite au contraire un véritable travail collectif », explique-t-il. Son projet prévoit notamment un fonctionnement en duos ou trios d’élus autour des dossiers, afin d’impliquer davantage les conseillers municipaux dans les décisions.
Pascal Bouteille propose également d’ouvrir les commissions municipales à l’ensemble des élus et colistiers, y compris ceux de la liste concurrente menée par Régis Ligier. « L’idée est de travailler dans la transparence et d’associer toutes les compétences », souligne-t-il.
L'interview de la rédaction : Pascal Bouteille
Transparence et dialogue avec les habitants
Autre axe mis en avant par la liste : la transparence dans la gestion municipale. Le candidat évoque par exemple la publication claire des indemnités du maire et des adjoints, afin que les habitants puissent en avoir connaissance. Mais Pascal Bouteille insiste surtout sur la nécessité de renouer le dialogue avec la population. Depuis le début de la campagne, lui et plusieurs colistiers ont multiplié les rencontres en porte-à-porte. « Les habitants nous ouvrent leurs portes et ils ont surtout besoin d’être écoutés. Certains se sentent un peu délaissés. Quand on prend le temps d’échanger, ils apportent aussi des idées », observe-t-il. Selon lui, la gestion municipale doit s’appuyer davantage sur cet aspect humain, tout en continuant à assurer les missions classiques d’une commune : entretien de la voirie, gestion des équipements et préservation du patrimoine.
Une réunion publique avant le scrutin
La liste « Maîche demain » organise une réunion publique ce jeudi à 20 heures, à la salle de l’Union, afin de présenter son projet et échanger avec les habitants. Pascal Bouteille indique que ce type de rencontre pourrait être renouvelé régulièrement en cas d’élection. « La transparence et l’écoute ne doivent pas s’arrêter après la campagne », conclut-il.
L'interview de la rédaction : Pascal Bouteille
À l’approche des élections municipales, les différentes listes affûtent leurs arguments. À Besançon, Lutte ouvrière mène campagne en mettant en avant la colère des travailleurs face à l’inflation, aux licenciements et à la situation internationale. Pour Nicole Friess et son équipe, ces élections sont avant tout l’occasion d’exprimer un mécontentement social plus large, bien au-delà des enjeux strictement locaux. Elle répond à nos questions.
Quels sont, à votre avis, les principaux enjeux de cette élection ?
Cela dépend pour qui. Pour les partis politiques en lice, l’enjeu sera surtout de compter leurs points au second tour. En réalité, ces élections servent aussi de préparation pour la présidentielle de 2027. Pour nous, l’enjeu est de permettre aux travailleurs d’exprimer leur colère face à tout ce qu’ils vivent aujourd’hui. Nous le répétons tout au long de la campagne : inflation, hausse des prix de l’énergie, bas salaires, suppressions d’emplois… Plus de 500 plans de licenciements ont été annoncés, ce qui représente environ 200.000 travailleurs qui risquent de se retrouver au chômage. Retrouver un emploi à 50 ans est aujourd’hui presque impossible. Dans ce contexte, les travailleurs ont besoin d’exprimer leur colère lors de ces élections. C’est ce cri de colère que nous voulons faire entendre. Les élections ne changeront pas notre vie, mais elles peuvent au moins permettre d’exprimer cette colère face à un système qui s’aggrave et qui nous mène vers la guerre, car la guerre est aujourd’hui à nos portes.
L'interview de la rédaction : Nicole Friess
Vous êtes-vous fixé un objectif en termes de participation ou de score pour ces municipales ?
Je ne sais pas si nous aurons un maire, mais nous aurons probablement des élus dans certaines petites communes. Pour nous, c’est un enjeu important, car cela permettrait à des communistes révolutionnaires de siéger dans les conseils municipaux. Ils pourraient être les porte-parole et les appuis des travailleurs et de la population, dénoncer les mauvais coups lorsqu’il y en a et être les yeux et les oreilles des travailleurs dans ces conseils municipaux.
L'interview de la rédaction : Nicole Friess
En quoi voter Lutte ouvrière changerait-il le quotidien des Bisontins et des Bisontines ?
Cela ne changera pas directement la vie des Bisontins. En revanche, cela permettra de s’exprimer. Beaucoup de partis politiques se cachent derrière des appellations parfois fantaisistes et ne disent pas la vérité aux travailleurs. Les élections ne changeront pas notre vie, c’est une réalité. Mais elles permettent d’exprimer sa colère, de choisir son camp et de dire que nous ne voulons plus subir. Nous sommes fiers d’appartenir à une classe qui fait fonctionner toute la société mais qui, pour l’instant, n’a souvent que le droit de se taire.
Nous présentons plus de 246 listes dans le pays, ce qui représente environ 11 000 travailleurs engagés dans ces élections pour défendre cette politique. Nous disons aussi que tant que ce système capitaliste perdurera, nous irons vers la guerre. L’actualité internationale le montre. Les enjeux dépassent largement les municipales. Pourtant, beaucoup de candidats se limitent à des promesses locales parfois dérisoires. La guerre menace, et les budgets des communes diminuent d’année en année. Promettre une ville idéale sans parler de ces réalités, c’est tromper les travailleurs.
Le risque d’un basculement de la ville de gauche à droite vous préoccupe-t-il ?
Non, car cela ne changera rien au fond. Quel que soit le maire élu, la réalité finira par s’imposer. Les municipalités seront toutes contraintes par les budgets et les politiques nationales. Les partis politiques le savent, mais ils se présentent sous des appellations qui masquent souvent leur identité politique. Ils cherchent avant tout à compter leurs voix pour les échéances nationales, notamment pour 2027. Il ne faut pas prendre les électeurs pour des imbéciles.
L'interview de la rédaction : Nicole Friess
Donnerez-vous des consignes de vote au second tour, dans le duel entre Anne Vignot et Ludovic Fagaut ?
Non, bien sûr. Nous ne sommes pas propriétaires des voix. Pour nous, l’essentiel est le premier tour : que les travailleurs choisissent leur camp. Au second tour, chacun fera ce qu’il veut. Les voix des électeurs ne nous appartiennent pas, donc nous ne donnerons aucune consigne de vote.
La progression du Rassemblement national au sein des travailleuses et travailleurs vous inquiète-t-elle ?
Ce qui nous inquiète, c’est la montée réactionnaire dans la société, et notamment la progression de l’extrême droite. C’est effectivement préoccupant. Mais le gouvernement actuel n’a parfois rien à envier à l’extrême droite : la politique menée à l’égard des travailleurs étrangers, par exemple, va dans le même sens. Aucun parti ne propose réellement le droit de vote pour eux.
Cette situation s’accompagne d’une montée du racisme, de la division et de l’autoritarisme. On le voit aussi dans les débats publics : certaines positions sont immédiatement disqualifiées. Face à cela, nous nous sentons parfois impuissants. Pourtant, les seuls capables de changer réellement le cours des choses sont les travailleurs eux-mêmes, car ce sont eux qui font fonctionner toute la société. Mais cela dépendra d’eux. Bien sûr que la situation est inquiétante.