A deux jours du premier tour des élections municipales, une mobilisation lycéenne a lieu ce vendredi matin au lycée Louis-Pasteur, en plein centre-ville de Besançon. À l’initiative de l’Union syndicale lycéenne (USL) du Doubs et de représentants du lycée, un blocus a été organisé pour dénoncer le manque de prise en compte de la parole des élèves dans les instances scolaires.
Une mobilisation née d’un sentiment de colère
Pour Mohamed, vice-président du conseil de la vie lycéenne (CVL) et référent de l’Union Syndicale Lycéenne dans l’établissement, cette action est le résultat d’une frustration accumulée. « La mobilisation aujourd’hui, c’est le résultat d’une colère », explique-t-il. Selon lui, le système de représentation des lycéens manque d’efficacité : « On nous consulte souvent, mais on ne nous écoute jamais ». Les représentants lycéens dénoncent notamment l’absence de résultats concrets malgré plusieurs années de travail dans les instances de dialogue.
L'interview de la rédaction : Mohamed, référent de l’Union Syndicale Lycéenne.
Des revendications locales
Parmi les exemples cités figure l’aménagement des espaces de travail et de vie au sein du lycée Pasteur. Les élus au CVL disent travailler sur ce sujet depuis deux ans sans évolution notable. « On a fait des réunions, rédigé des comptes rendus, proposé des projets, mais rien ne change. Il n’y a pas eu un banc de plus installé depuis deux ans », affirme le jeune homme. Pour les élèves mobilisés, cette situation illustre les limites des moyens institutionnels de dialogue. Le blocus se veut donc une manière de rendre visible leur mécontentement.
Un message adressé au système éducatif
Au-delà des revendications locales, les lycéens mobilisés souhaitent interpeller plus largement le système éducatif. Selon Mohamed, il est nécessaire de repenser la place des élèves dans les instances de décision. « Notre avenir et nos conditions d’éducation ne se feront pas sans les lycéens », estime-t-il. Il appelle également les responsables politiques à engager une réflexion sur « un système démocratique lycéen qui mettrait davantage en avant les élèves ».
Une mobilisation dans un contexte politique tendu
Cette mobilisation intervient également à quelques jours du premier tour des élections municipales. Pour les organisateurs, le contexte politique national et local a pesé dans la décision d’agir. Le jeune bisontin évoque notamment la crainte de voir la ville de Besançon basculer à droite lors du scrutin. « Il est extrêmement important de rappeler que la jeunesse est antifasciste, antiraciste et féministe », affirme-t-il, appelant les jeunes à se mobiliser face à ce qu’il décrit comme « une droite violente et haineuse ». Les organisateurs voient ainsi cette action comme une manière d’exprimer une position politique et d’encourager les jeunes à s’engager dans le débat public.
L'interview de la rédaction : Mohamed, référent de l’Union Syndicale Lycéenne.
Une mobilisation qui se poursuit
Cette action s’inscrit dans un contexte de mobilisation plus large. Les organisateurs annoncent notamment la participation d’un cortège lycéen à la manifestation prévue le 14 mars. Ils appellent également les jeunes électeurs à se mobiliser lors des prochaines échéances électorales. « La mobilisation continuera, à la fois dans la rue et dans les instances institutionnelles », assure Mohamed.
L'interview de la rédaction : Mohamed, référent de l’Union Syndicale Lycéenne.
En handball, Besançon s’est incliné sur le parquet de Paris 92, 29 à 25 hier soir. Les Bisontines ont payé leurs nombreuses approximations en attaque face aux Parisiennes. Il s’agit de leur troisième défaite cette saison contre ce même adversaire, toutes compétitions confondues. Un résultat qui rend la course aux places européennes un peu plus difficile pour l’ESBF.
Une opération de lutte contre les stupéfiants a été menée lundi à la gare SNCF de Dole. Les policiers dolois, appuyés par une équipe cynophile du Doubs et la brigade des transports de Besançon, ont contrôlé des voyageurs et inspecté plusieurs trains. Des produits illicites ont été découverts. La police affirme vouloir renforcer ses actions contre le trafic et la consommation de stupéfiants.
À Dole, une opération de contrôle a été menée mardi dans plusieurs établissements de la rue des Arènes. Les policiers, accompagnés d’inspecteurs de la répression des fraudes et de l’URSSAF, ont vérifié les règles d’hygiène alimentaire, de protection des consommateurs et la lutte contre le travail dissimulé. Plusieurs infractions ont été constatées. Des suites administratives et judiciaires pourraient être engagées.
On disputait ce jeudi après-midi la 1ère course de l’avant dernière manche de la Coupe du Monde de biathlon. Les Franc-Comtois sont à Otepaa, en Estonie. Le Jurassien Quentin Fillon Maillet a pris la cinquième place du sprint 10 kilomètres. On notera la belle course du Pontissalien Oscar Lombardot, qui termine en 8è position. Les femmes porteront le dossard demain après-midi pour le sprint 7,5 kilomètres, dont le coup d’envoi sera donné à 15h15.
À l’approche des élections municipales, le Collectif Mobilités du Haut-Doubs publie une lettre ouverte adressée aux élus nationaux, au préfet de Bourgogne-Franche-Comté, au président de la Région, aux candidats aux municipales ainsi qu’aux habitants du territoire. L’objectif : alerter sur le manque de liaisons ferroviaires et proposer des solutions pour améliorer les mobilités dans le Haut-Doubs et ses relations transfrontalières.
Un collectif né dans le contexte des municipales
Créé dans le cadre de la campagne des élections municipales, le Collectif Mobilités du Haut-Doubs rassemble plusieurs associations engagées dans les questions de transport, dont la FNAUT (Fédération nationale des associations d’usagers des transports). Le collectif explique vouloir promouvoir des mobilités plus rationnelles et plus sûres, organisées à l’échelle de l’ensemble du Pays du Haut-Doubs. Cette prise de parole intervient également pour « faire une mise au point » après la diffusion d’informations jugées erronées dans certains médias et sur les réseaux sociaux concernant les liaisons ferroviaires du territoire.
Selon le collectif, la réflexion sur les mobilités doit dépasser le cadre communal et associer les communautés de communes, la Région Bourgogne-Franche-Comté, les entreprises de transport ferroviaire françaises et étrangères, ainsi que les autorités françaises et suisses. Les différentes offres de transport — trains internationaux, TER, bus Mobigo et bus TransN suisses — doivent être pensées de manière complémentaire et coordonnée, en intégrant également les mobilités actives comme le vélo et la marche.
Six propositions pour améliorer les liaisons ferroviaires
Dans sa lettre ouverte, le collectif formule six propositions concrètes pour renforcer les dessertes ferroviaires. La première concerne le retour d’un quatrième TGV Lyria entre Paris et Lausanne. Le collectif estime que cette circulation devrait permettre une correspondance efficace à Frasne vers Neuchâtel via Pontarlier.
Deuxième proposition : créer un TER Bourgogne-Franche-Comté au départ de Pontarlier, permettant une correspondance à Dole avec le TGV de 6 heures afin d’arriver à Paris avant 9 heures. Cette solution offrirait en outre une tarification plus accessible. Le collectif souhaite sa mise en place dès 2027, au plus tard en 2028.
Concernant les relations transfrontalières, il propose que le deuxième train de retour de Vallorbe le soir ait son terminus à Pontarlier, et non plus à Frasne, dès le service annuel 2027. Le TER Pontarlier-Dole de 18 h 19 devrait néanmoins être maintenu pour conserver une correspondance avec le TGV vers Paris.
Désengorger la N57 et faciliter les déplacements des frontaliers
Le collectif insiste également sur la nécessité de renforcer les liaisons ferroviaires pour désengorger la nationale 57, régulièrement saturée aux heures de pointe. Il propose ainsi la mise en place d’au moins trois allers-retours quotidiens entre Pontarlier et Vallorbe, le matin entre 5 h et 8 h et le soir entre 17 h et 19 h, afin de répondre aux besoins des travailleurs frontaliers se rendant vers Lausanne ou la Vallée de Joux.
Le collectif pointe aussi le manque de liaisons le week-end : aujourd’hui, aucun train ne circule entre Pontarlier et Vallorbe du vendredi matin au lundi matin, une situation jugée pénalisante pour les étudiants et le tourisme. Enfin, il demande la mise en place de liaisons ferroviaires Pontarlier – Travers – Neuchâtel, permettant un accès direct au réseau ferroviaire suisse.
Un enjeu pour la transition écologique et la qualité de vie
Pour le collectif, ces améliorations sont indispensables dans un territoire où la qualité de vie est « fortement impactée par des bouchons devenus insupportables ». Les associations souhaitent ainsi sensibiliser les États, les autorités organisatrices de la mobilité, la Région Bourgogne-Franche-Comté, les élus locaux et les citoyens au manque de liaisons ferroviaires régionales et transfrontalières.
Selon elles, le développement du rail constitue un levier essentiel pour la transition énergétique, la vitalité économique du territoire et l’amélioration du quotidien des habitants du Haut-Doubs.
À l’approche des élections municipales de 2026, la FDSEA du Doubs adresse une lettre ouverte aux candidates et candidats. Le syndicat agricole appelle les futurs élus à prendre en compte les enjeux de l’agriculture dans leurs projets communaux : préservation du foncier agricole, soutien aux projets d’exploitations, développement des circuits alimentaires locaux et meilleure concertation sur les questions d’urbanisme et d’environnement. Pour la FDSEA, accompagner l’agriculture locale est essentiel pour la souveraineté alimentaire, l’emploi et la vitalité des territoires ruraux.
À Provenchère, une conférence consacrée au hérisson d’Europe est organisée mardi 17 mars de 19h à 20h30, salle de l’école, 8 rue de l’Église. Proposée par France Nature Environnement Doubs en partenariat avec le Parc naturel régional du Doubs Horloger, la rencontre intitulée « Sur la piste du hérisson » permettra de mieux connaître ce petit mammifère menacé et son rôle dans la biodiversité. Au programme : présentation de l’« Opération hérisson », conseils pour protéger l’espèce et échanges avec le public.