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À 48 heures de son entrée en fonction, le futur maire de Pontarlier affiche confiance et volonté de rassembler. Entre continuité, méthode inspirée du monde de l’entreprise et premières mesures concrètes, Patrick Comte détaille ses priorités pour la ville de Pontarlier.

Pour commencer, M. Comte, à 48 heures environ de votre prise de fonction, dans quel état d’esprit êtes-vous ?

Je suis confiant, enthousiaste et ravi.

Vous avez rencontré Patrick Genre dernièrement. Comment s’est passée cette rencontre ?

Il m’a permis de prendre connaissance des dossiers en cours, m’a présenté les agents municipaux de l’hôtel de ville, le directeur général des services, et nous avons échangé sur différents sujets.

L'interview de la rédaction : Patrick Comte 

Vous êtes un ancien chef d’entreprise. Pensez-vous qu’on gère une commune comme on gère une entreprise ?

Il y a beaucoup de points communs, mais bien sûr des différences. Une ville doit fonctionner avec une certaine rigueur : ne pas dépenser plus que ce qu’on a, investir pour l’avenir, valoriser les agents et travailler pour le bien-être des habitants, comme on le ferait pour des clients dans une entreprise.

L'interview de la rédaction : Patrick Comte 

Justement, quelle est la différence entre des clients et des administrés ?

Elle n’est pas si importante. Ce qui change, c’est surtout la méthode. Le but, lui, reste le même : servir au mieux.

Patrick Genre évoquait récemment la notion de rassemblement. C’est aussi un mot que vous utilisez, y compris vis-à-vis de votre opposition ?

Oui. Un projet ne peut réussir que s’il est collectif. Il faut fédérer les agents municipaux et toutes les forces vives autour de notre projet. L’opposition en fait partie. Nous avons tous le même objectif, donc il n’y a pas de raison que cela ne fonctionne pas.

L'interview de la rédaction : Patrick Comte 

Cela signifie-t-il qu’on tourne la page de la campagne ?

Oui. Pour ma part, je ne suis jamais entré dans les tensions. J’ai compris qu’il pouvait y avoir de la frustration ou de la colère, mais ce n’est pas dans mon tempérament de rester dans le conflit.

Votre profil de novice en politique, qui a remporté ces élections, vous convient-il encore ?

Plus qu’à un homme, c’est un projet qui a fédéré : redonner de la vie et de l’attractivité à Pontarlier. Je pense que beaucoup de Pontissaliens s’y retrouvent.

Comment s’organisent ces premiers jours avant votre prise de fonction officielle ?

Je prends mes marques. Il faut d’abord nommer les adjoints et définir clairement les délégations. Les rencontres avec les partenaires débuteront la semaine prochaine.

Et la communauté de communes ?

Cela viendra un peu plus tard. La prochaine réunion est prévue le 22 avril.

L'interview de la rédaction : Patrick Comte 

Avec votre score, êtes-vous conscient des attentes ?

Oui, même si je reste modeste : je n’ai recueilli que 25 % des voix des inscrits. Mais il y a une réelle adhésion, et je suis conscient des attentes.

Et du soutien d’une partie de la gauche ?

Je pense que certains ont été sensibles à l’aspect culturel de notre projet. Mais je suis ouvert à tous les sujets : économiques, sportifs et plus largement à toute la vie de la cité.

Vos adjoints sont-ils déjà connus ?

Oui, ils sont définis depuis longtemps. Il n’y aura pas de surprise ni de changement.

Quelles seront vos premières actions ?

Des actions simples et rapides : améliorer la propreté de la voirie, lancer des programmes de réfection, lutter contre les incivilités, mettre en place et faire respecter les zones bleues, et travailler sur la fluidité de la circulation.

L'interview de la rédaction : Patrick Comte 

À Chalezeule, près de Besançon, les sapeurs-pompiers du Doubs sont intervenus hier en fin de journée pour secourir une randonneuse de 30 ans. Victime d’une chute sur un sentier près du belvédère des Buis, elle souffrait d’un traumatisme au genou. Évacuée avec l’appui d’une équipe spécialisée, elle a été transportée au CHU Minjoz en urgence relative.

La tension monte à la clinique Saint-Vincent à Besançon, propriété du groupe Elsan . Le personnel soignant, emmené notamment par Patricia Dreyer, secrétaire du CSE, déléguée syndicale et infirmière depuis plus de vingt ans, a entamé un nouveau  mouvement de grève pour dénoncer l’absence d’avancées salariales.

Des négociations dans l’impasse

À l’origine du conflit : des discussions jugées infructueuses avec la direction. « Nous n’avons obtenu aucune proposition concrète », explique Patricia Dreyer. Le personnel avait pourtant élaboré un tableau détaillé des augmentations de salaire, métier par métier et selon l’ancienneté. Une base de travail que la direction refuse, selon les syndicats, d’étudier.

Face à ce blocage, les négociations ont été suspendues. La décision a été prise de mener des temps ponctuels de mobilisation, qui permettent de créer un effet de surprise auprès de la direction, d’éviter des pertes de salaire trop importantes et de ne pas pénaliser les patients : « On ne peut pas les prendre en otage », insiste la représentante du personnel.  Â« Ce ne sont pas des grèves perlées, mais des arrêts de travail ciblés », précise Mme Dreyer. Les équipes s’organisent en interne. Cette organisation repose sur une forte coordination entre les salariés. « Tout le monde s’implique, tout le monde communique », souligne-t-elle. Le collectif décide lui-même des modalités de mobilisation, sans en informer à l’avance la direction.

Une revendication chiffrée

Le personnel avance un chiffre précis : 624 000 euros. C’est le montant estimé des augmentations demandées. Une somme jugée « absorbable » par les syndicats, qui pointent la bonne santé financière de la clinique. Mais selon eux, le problème dépasse l’établissement lui-même. Appartenant à un groupe, la clinique participerait à un système de redistribution interne. « Notre structure finance des investissements ailleurs, alors que nos salaires stagnent », déplore Patricia Dreyer.

Un ras-le-bol généralisé

Derrière les revendications salariales, c’est un malaise plus profond qui s’exprime. « On est au bord de la saturation financière », confie la déléguée syndicale. Le personnel souhaite également valoriser l’expérience et fidéliser les équipes, notamment en récompensant l’ancienneté.

saint vincent elsan

Un mouvement appelé à durer

Si aucune avancée n’est obtenue, la mobilisation pourrait se prolonger. Contrairement aux précédents mouvements, souvent limités à quelques jours, celui-ci s’inscrit dans une stratégie de long terme. « La différence aujourd’hui, c’est l’organisation. Les équipes tiennent dans la durée », observe Patricia Dreyer. Une mobilisation discrète mais efficace, qui pourrait bien contraindre la direction à reprendre les discussions. Pour l’heure, le dialogue semble rompu. Mais du côté des soignants, la détermination reste intacte.

Ce mercredi soir, l’ESBF reçoit Le Havre dans le cadre de la 19e journée de D1 féminine. Le coup d’envoi sera donné à 20h. Les Bisontines, neuvièmes avec 34 points, restent sur deux défaites et voient leurs espoirs européens s’éloigner. En face, les Havraises occupent la dernière place du classement. Un match important pour tenter de repartir de l’avant.

En début de semaine, un ouvrier a mis au jour un projectile datant de la Seconde Guerre mondiale sur un chantier de réhabilitation situé dans le quartier de Vesoul, à Besançon. Rapidement alertés, les services de déminage de Colmar ont évalué la situation.

Après expertise, l’engin a été jugé non dangereux, ne nécessitant pas d’intervention immédiate sur place. Les démineurs ont toutefois indiqué qu’ils procéderont prochainement à sa récupération afin de sécuriser définitivement l’objet.

Sur le territoire de Lons-le-Saunier, la communauté de commune ECLA lance un projet de covoiturage pour les trajets domicile-travail afin de remplacer la voiture individuelle par une solution durable. Le dispositif consiste en des lignes de covoiturage virtuelles, avec des points de rendez-vous et un outil numérique pour connecter les usagers, après une enquête sur les flux de déplacements auprès des entreprises. Les sociétés devront désigner un référent mobilité et participer au projet, qui vise à améliorer les conditions de déplacement des salariés tout en réduisant l'impact environnemental. Pour tout information : Pour toutes informations : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. - 03 84 47 88 92

Un grave accident de la circulation s’est produit ce mardi après-midi, vers 16h,  Ã  Houtaud, sur la départementale 6 en direction de Sombacour. Un véhicule seul en cause s’est retrouvé sur le toit. À son bord, un homme de 50 ans, incarcéré, a dû être désincarcéré par les sapeurs-pompiers.

Grièvement blessée, la victime a été médicalisée par le SMUR avant d’être héliportée par Dragon 25 vers le CHU Minjoz à Besançon. La circulation a été interrompue durant toute la durée des secours. La gendarmerie et les services routiers étaient mobilisés sur place.

Un rassemblement devant l’inspection académique à Besançon

Ce mardi à la mi-journée, plusieurs enseignants du premier degré se sont rassemblés devant l’inspection académique de Besançon. À l’appel du syndicat FSU-SNUipp, cette mobilisation, sans grève, coïncidait avec la tenue du groupe de travail consacré à la carte scolaire. « Nous avons appelé les collègues à se rassembler car aujourd’hui, l’inspecteur d’académie présente son projet de répartition des postes », explique Marjorie Breney, co-secrétaire départementale du syndicat. Une première étape avant une grande journée de grève le 31 mars prochain, qui touchera également le second degré.

L'interview de la rédaction : Marjorie Breney, co-secrétaire départementale du syndicat FSU/SNUIPP 

 

21 postes supprimés dans le Doubs

Au cœur des inquiétudes : la suppression annoncée de 21 postes d’enseignants dans le département du Doubs, dans le cadre d’une réduction nationale de 1 891 postes dans le premier degré. Mais derrière ce chiffre se cache une réalité plus large. Selon les documents de travail transmis aux syndicats, ces suppressions pourraient entraîner la fermeture de 109 classes, pour moins de 30 ouvertures. « Il faut bien comprendre que ce ne sont pas seulement 21 classes qui ferment. Avec les postes hors classe ou de remplacement, cela représente bien plus sur le terrain », souligne Marjorie Breney.

L'interview de la rédaction : Marjorie Breney, co-secrétaire départementale du syndicat FSU/SNUIPP 

Une baisse démographique contestée

L’administration justifie ces suppressions par une baisse du nombre d’élèves. Dans le Doubs, celle-ci est estimée à environ 800 élèves en moins pour 400 écoles. Un argument que conteste le syndicat : « Cela représente en moyenne deux élèves en moins par école. Et pour ça, on supprimerait plus de 100 classes ? Ce n’est pas acceptable. » Pour la FSU-SNUipp, cette évolution démographique devrait au contraire être une opportunité pour améliorer les conditions d’apprentissage.

Des conditions d’enseignement jugées dégradées

Les représentants syndicaux alertent sur une dégradation continue des conditions de travail des enseignants et d’accueil des élèves. « Nous avons aujourd’hui des classes très hétérogènes, dans une école inclusive où tous les élèves sont accueillis. On ne peut plus travailler comme il y a dix ans avec les mêmes moyens », insiste Marjorie Breney. Le syndicat demande donc une répartition plus équitable des postes supprimés et espère infléchir le projet lors des discussions avec l’administration.

ECOLE MANIF INSPECTION 2

Les territoires ruraux particulièrement touchés

Certaines zones apparaissent plus fragilisées, à l’image du secteur de Morteau et Maîche, où plus d’une dizaine de fermetures de classes sont envisagées. Dans ces territoires ruraux, les difficultés sont accrues : accès limité aux soins, manque de spécialistes (orthophonistes, psychologues), éloignement des services. « La ruralité accentue les inégalités. Ces suppressions vont encore aggraver les conditions d’apprentissage », alerte la syndicaliste.

L'interview de la rédaction : Marjorie Breney, co-secrétaire départementale du syndicat FSU/SNUIPP 

ECOLE MANIF INSPECTION 3

Des négociations encore ouvertes

Le projet présenté reste à ce stade provisoire. Les syndicats entendent peser dans les discussions pour limiter l’impact des suppressions. « Nous allons défendre nos revendications pour obtenir une marge de manœuvre et une meilleure répartition », conclut Marjorie Breney. Les décisions finales sur la carte scolaire sont attendues dans les prochaines semaines.