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La fédération du Parti socialiste du Doubs, par la voix de son premier secrétaire Jean-Sébastien Leuba, a salué la mémoire de Lionel Jospin, figure majeure de la gauche, à l’annonce de sa disparition. Dans ce communiqué, les socialistes bisontins rendent hommage à un homme d’État « au service de la République et du progrès social », rappelant son rôle dans des réformes emblématiques comme les 35 heures, la CMU ou encore le PACS.

Ils soulignent également les liens de Lionel Jospin avec Besançon et le territoire, évoquant notamment sa venue en 2021 pour l’hommage à Paulette Guinchard ainsi que plusieurs déplacements marquants dans le Doubs. La fédération insiste enfin sur l’héritage d’un socialisme « réformiste, lucide et humaniste » et adresse ses pensées à ses proches ainsi qu’à tous ceux attachés aux valeurs qu’il a défendues.

La claque est sévère, et le constat sans appel. À Pontarlier, la gauche enregistre l’un de ses pires résultats électoraux depuis des décennies (8,5%). Pour Gérard Guinot, secrétaire de la section locale du Parti socialiste, cette défaite s’explique avant tout par les divisions internes et une stratégie qui n’a pas su rassembler. « C’est totalement déplorable, inadmissible », lâche-t-il d’emblée, encore marqué par les résultats du scrutin. Une débâcle qu’il qualifie même de « catastrophe », au regard des scores historiquement obtenus par la gauche dans la capitale du Haut-Doubs.

Une gauche divisée et désorganisée

Au cœur de l’échec, Gérard Guinot pointe une désunion profonde, amorcée dès la préparation de la campagne. Alors qu’un travail collectif avait été engagé dès le début de l’année.« On avait commencé à travailler dès  , puis LFI est arrivée et ça a surpris beaucoup de monde », explique-t-il. Des divergences apparaissent rapidement, jusqu’à faire capoter le projet initial de liste commune portée notamment par les socialistes. Résultat : une seule liste à gauche, conduite par Cédric Laithier sous l’étiquette La France insoumise. Un choix qui, selon le responsable socialiste, a profondément désorienté l’électorat.

L'interview de la rédaction : Gérard Guinot,  secrétaire de la section locale du Parti socialiste

Un effet repoussoir pour une partie de l’électorat

Pour Gérard Guinot, la présence exclusive de LFI a joué un rôle déterminant dans la défaite. « Quand je discutais avec des sympathisants, beaucoup disaient clairement : “On n’en veut pas” », rapporte-t-il. Une situation qui aurait provoqué un double effet : une abstention accrue chez certains électeurs de gauche, et un report de voix vers le candidat centriste Patrick Comte, largement bénéficiaire de cette recomposition. « Ça a été un effet repoussoir total. Beaucoup sont allés voter ailleurs, essentiellement pour Patrick Comte », analyse-t-il. Une dynamique qui explique en partie l’ampleur de la défaite.

Le pire résultat depuis des décennies

Avec seulement quelques centaines de voix au compteur, la gauche atteint un niveau historiquement bas à Pontarlier. « C’est la septième campagne que je fais depuis 1989, et c’est la pire des catastrophes », insiste Gérard Guinot. Traditionnellement, la gauche rassemblait entre 1 500 et 2 000 électeurs, soit autour de 30 % des suffrages. Cette fois, elle ne disposera que d’un seul élu au conseil municipal, un niveau de représentation inédit.

Reconstruire, mais avec qui ?

Au-delà du constat, se pose désormais la question de l’avenir. Pour le responsable socialiste, tout est à rebâtir. « On n’a plus beaucoup d’adhérents, et ce sont surtout des anciens. Il faut reconstruire et ramener des jeunes », reconnaît-il. Une tâche d’autant plus complexe que l’engagement politique, comme associatif, peine à mobiliser de nouvelles générations.

À 78 ans, Gérard Guinot ne se projette pas personnellement dans cette reconstruction, mais appelle à une réflexion en lien avec les instances fédérales du parti.  Une chose est sûre : après cette défaite historique, la gauche pontissalienne entre dans une phase de profonde remise en question, avec l’enjeu de retrouver une ligne capable de rassembler bien au-delà de ses divisions actuelles.

 

Après plus de 70 ans de gestion à gauche, Besançon bascule. Le candidat de la droite et du centre, Ludovic Fagaut, s’est imposé largement au second tour des élections municipales, créant la surprise et mettant fin à des décennies de domination de la gauche à l’hôtel de ville. Porté par une campagne de terrain axée sur le quotidien des habitants, il devient le nouvel homme fort de la vie politique locale. Entre volonté de changement, mobilisation des électeurs et recomposition politique, Ludovic Fagaut revient sur sa victoire et ses priorités pour la capitale comtoise.

Une réaction par rapport aux résultats d’hier soir : avez-vous le sentiment d’être entré dans l’histoire ?

Je ne sais pas si je suis entré dans l’histoire. En tout cas, ce que nous avons fait avec l’équipe, avec les colistières et les colistiers, cette union de la social-démocratie, du centre et de la droite républicaine, marque bien sûr le paysage bisontin. Mais c’est surtout le projet que nous portons qui compte, avec une véritable attente exprimée par les électrices et les électeurs bisontins, qui ont souhaité le changement et l’ont concrétisé hier dans les urnes.

On a constaté que le vote populaire vous a également apporté son soutien. Ce n’est pas très “à droite”, finalement ?

Je ne sais pas vraiment ce qui est “à droite” ou pas. En tout cas, il y avait une attente des Bisontines et des Bisontins, quels que soient les quartiers, pour un vrai changement. Ils attendaient qu’on leur parle du quotidien. C’est ce que nous avons fait, avec des propositions très concrètes et opérationnelles. Quand on parle de sécurité, de circulation ou encore de la vie quotidienne, avec des problématiques comme les trottoirs, nous avons vraiment parlé aux habitants de ce qu’ils vivent et de ce que nous allons leur apporter pour améliorer leur quotidien. Et c’est cela, aujourd’hui, qui a fait la différence. Dans tous les quartiers, pas seulement les plus populaires, les habitants voulaient ce changement, et ils vont l’avoir avec notre équipe.

Aucun sondage ne vous donnait avec un tel avantage. Avez-vous été surpris ?

J’ai surtout constaté que, sur le terrain, lors du porte-à-porte quotidien, les habitants nous disaient : “On n’en peut plus, on veut que ça change.” Il y avait une réelle nécessité de faire évoluer les choses. Je ne sais pas si l’on peut parler de surprise, mais en tout cas, nous le sentions très fortement sur le terrain.

Plus 13 points entre le premier et le second tour : vous avez trouvé les réserves de voix nécessaires pour gagner la ville ?

Oui, parce que nous avons su mobiliser. Il y a aussi des abstentionnistes qui sont certainement venus voter. Nous avons été au cœur des préoccupations des habitants de Besançon, et c’est cela qui a fait la différence. Nous avons parlé d’un projet, un projet pour les habitants, centré uniquement sur Besançon et leurs préoccupations. Et nous allons continuer à le faire et à le défendre au quotidien.

L’installation du conseil municipal a lieu vendredi soir, c’est bien cela ?

Oui, vendredi soir à 17 heures.

Ensuite, il faudra s’attaquer à Grand Besançon Métropole ?

Oui, cela va se mener en parallèle. Il faut retrouver une stabilité au sein de Grand Besançon Métropole, un climat apaisé entre la périphérie et la ville centre, ainsi qu’une confiance renouvelée avec les élus. Nous devrons donc mener ces deux chantiers de front.

Anne Vignot est toujours maire de Besançon jusqu’à vendredi soir ?

Oui, jusqu’à l’installation du conseil municipal.

Qu’en est-il de votre mandat départemental ?

Pour l’instant, j’ai été élu au département jusqu’en 2028. Nous prendrons le temps d’échanger avec la présidente du département sur la situation. Les deux fonctions ne sont pas incompatibles. Nous allons d’abord assurer une certaine stabilité, puis nous verrons ensuite comment faire évoluer les choses.

A Fertans, des individus  ont fracturé la porte du garage de la victime et ont dérobé trois motos cross, ainsi que des casques et l’ensemble des équipements associés. Les investigations se poursuivent. Les faits ont été constatés ce lundi matin, vers 8h15.

À Grand’Combe-Châteleu, un incendie s’est déclaré cette nuit,  vers 3h,  au niveau du silo d’une scierie, pour une raison encore indéterminée. Un important dispositif de pompiers a été mobilisé pour maîtriser le sinistre. Le silo est entièrement détruit, mais les autres bâtiments ont été préservés. Aucun employé n’était présent au moment des faits. En raison des dégâts,  six salariés se retrouvent au chômage technique.

À Valdahon,  un cambriolage s’est produit vers 21h45 ce dimanche soir. Quatre individus ont pénétré dans l’enceinte d’une société avant de dérober un véhicule. Les circonstances restent à préciser. Une enquête est en cours.

Au lendemain de la victoire de Patrick Comte, le maire sortant de Pontarlier, Patrick Genre, qui ne se représentait pas, réagit avec sobriété. Respect du verdict des urnes, inquiétude face à l’abstention et volonté d’assurer une transition apaisée : après 31 ans d’engagement, il tourne la page sans commenter une campagne marquée par des tensions.

Quelle est votre réaction après le résultat d’hier et dans quel état d’esprit êtes-vous au lendemain de ce second tour ?

Écoutez, je crois que les urnes ont parlé, comme on dit. Le vote a été franc et massif en faveur de la liste conduite par Patrick Comte. Dont acte. Il faut bien sûr respecter le choix des électrices et des électeurs. La seconde remarque concerne le très faible taux de participation : inférieur à 49 % pour un second tour avec quatre listes en présence, ce qui n’était jamais arrivé à Pontarlier. On aurait pu espérer une mobilisation beaucoup plus importante. Cela n’a pas été le cas, et cela traduit certainement quelque chose. Je ne suis pas en mesure d’en faire une analyse détaillée, mais cela pose question.

Maintenant, comme je l’ai dit, il y a le temps de la campagne, et il y a surtout le temps de l’après. Et l’après commence dès aujourd’hui. J’ai reçu Patrick Comte ce matin. Il faut désormais se mettre au travail avec les listes élues, qui constitueront le futur conseil municipal : la liste majoritaire, bien sûr, mais aussi les trois autres. Je me tiens à la disposition de Patrick Comte et de son équipe. Nous allons continuer à nous voir cette semaine pour préparer le conseil municipal de vendredi soir, qui installera le nouveau conseil et permettra d’élire le maire et ses adjoints. De mon côté, je suis également au travail pour que la passation se déroule dans les meilleures conditions.

L'interview de la rédaction : Patrick Genre 

Après votre long engagement public, est-ce un soulagement ?

Non, ce sont des sentiments mêlés. D’abord, c’est un choix que j’ai fait il y a plus de six ans. J’avais annoncé dès 2020 que ce serait mon dernier mandat. C’est un choix assumé, que je ne regrette pas. Comme je le dis souvent, il ne faut pas faire le mandat de trop.

Aujourd’hui, c’est une grande période de ma vie qui s’achève, mais une autre va s’ouvrir. J’espère qu’elle sera tout aussi riche en rencontres et en relations humaines, car c’est ce qui m’a le plus marqué. Cela permettra aussi de profiter différemment de la vie. Je ne parlerai pas de « devoir accompli », car rien n’est jamais parfait. Mais je pense que toutes les personnes qui m’ont accompagné pendant ces 31 années ont toujours tout mis en œuvre pour faire progresser la ville et la communauté de communes.

L'interview de la rédaction : Patrick Genre 

Cela signifie-t-il un départ de la vie politique ?

Oui. Mon engagement politique local s’arrête. Je n’ai pas décidé cela pour faire autre chose en politique. Je vais prendre du recul et réfléchir à la suite. Je retournerai sans doute vers le monde associatif, d’où je viens. Mais pour l’instant, je veux me laisser un peu de temps. Le conseil municipal a lieu vendredi soir à 19 h, le conseil communautaire le 22 avril. Ensuite, il sera temps de penser à autre chose.

Avez-vous des regrets sur le déroulement de la campagne, notamment les tensions entre candidats issus de votre majorité ?

J’ai fait le choix de ne pas intervenir pendant la campagne, et je ne vais pas commencer maintenant. J’ai mon avis sur ce qui s’est passé, sur ce qui s’est dit et écrit, mais je le garde pour moi. Il y a le temps de la campagne, où certaines choses sont dites ou affirmées. Aujourd’hui, il faut dépasser cela. Non pas faire table rase, mais se projeter au-delà, dans l’intérêt général de la ville et du territoire. Depuis un an, je suis resté en retrait ; ce n’est pas maintenant que je vais intervenir.

L'interview de la rédaction : Patrick Genre 

Y a-t-il malgré tout une forme de regret que ce ne soit pas l’un de vos anciens colistiers qui l’emporte ?

C’est le jeu démocratique. Le seul arbitre dans une élection, ce sont les électrices et les électeurs. Ils ont voté, le résultat est là. En tant que démocrate et républicain, je le respecte pleinement. Il serait malvenu de le critiquer. Au contraire, je souhaite bon courage à Patrick Comte, à son équipe et à l’ensemble des élus du conseil municipal. J’espère qu’ils sauront travailler ensemble pour faire progresser la ville.

L'interview de la rédaction : Patrick Genre 

Le taux de participation est aussi un sujet d’inquiétude…

Oui, et ce phénomène dépasse le cadre local. Au niveau national, avec 57 %, on est sur le plus faible taux de participation de la Ve République, hors contexte particulier de 2020 avec la crise sanitaire. Cela montre qu’un fossé s’est creusé entre la politique et la population. Ce qui est dommage, c’est que les élections municipales étaient jusqu’ici relativement épargnées par cette désaffection. On constate désormais qu’elle les touche aussi.

Les explications sont multiples : perte de confiance, messages mal perçus… Je n’ai pas de réponse unique. En revanche, il faut éviter de tirer des conclusions hâtives pour les scrutins nationaux. Une élection municipale reste une élection locale, avec ses spécificités. À Pontarlier, la vraie question est : pourquoi cette abstention et comment faire revenir les citoyens dans les isoloirs ? C’est un enjeu important pour les mois à venir.

Qui est à la tête de la ville jusqu’à vendredi soir ?

Jusqu’à l’installation du nouveau conseil municipal, le maire sortant reste en fonction. C’est la règle. En revanche, je n’ai plus de pouvoir de décision. Je continue à signer les actes courants, mais je ne prends plus de nouvelles décisions. Mon mandat prendra officiellement fin vendredi soir à 19 heures, lors de l’installation du nouveau conseil municipal.

L'interview de la rédaction : Patrick Genre 

Au lendemain de la victoire de Ludovic Fagaut à Besançon, les réactions se multiplient à gauche. Défaite difficile à encaisser, remise en question stratégique, interrogation sur l’alliance avec La France insoumise et sur le vote des quartiers populaires… Le conseiller départemental socialiste du Doubs, Raphaël Krucien, appelle à analyser les causes de cet échec et à reconstruire une gauche plus en phase avec les attentes des habitants. Il est au micro de notre rédaction.

Une réaction, tout d’abord, par rapport à ce résultat d’hier soir ?

Écoutez, c’est toujours un résultat difficile à digérer pour les représentants de la gauche et des socialistes à Besançon. Mais il faut reconnaître, de manière pleinement républicaine, la victoire de Ludovic Fagaut et lui souhaiter le meilleur mandat possible, dans le respect des valeurs qui ont toujours façonné notre ville.

S’il fallait donner quelques explications : cette fusion avec La France insoumise a-t-elle finalement compromis la victoire ?

Je pense que la défaite de la gauche est multifactorielle. Effectivement, la présence de La France insoumise, à travers un accord technique qui, à mon avis, a pu être perçu comme insincère par l’électorat, a contribué à cette défaite. En tant que président de bureau de vote lors de ce second tour, j’ai observé un regain de participation. J’ai cru qu’il y aurait une réaction face au risque de bascule. Mais cette réaction s’est finalement traduite par un vote en faveur de Ludovic Fagaut. Donc oui, je pense que cet accord technique a été, en partie, sanctionné par les électeurs.

L'interview de la rédaction : Raphaël Krucien 

Il semblerait que les quartiers populaires se soient en partie désintéressés du scrutin, tout en apportant aussi leur soutien à Ludovic Fagaut ?

Oui, c’est un point qu’il faudra analyser avec attention. Je pense que les socialistes feront ce travail. Il y a aussi, sans doute, la question de la sécurité que nous n’avons peut-être pas suffisamment bien traitée ou expliquée. Avons-nous manqué de pédagogie ? C’est possible. Ce qui est certain, c’est que les quartiers populaires, qui restent trop souvent les laissés-pour-compte de la République, se sont en partie détournés du vote de gauche, malgré une légère mobilisation au second tour. Pour ma part, je ne baisse pas les bras. Je continue à m’engager, politiquement et associativement, dans ces quartiers. Il faut reconstruire. Après un tel résultat, tout est à repenser, et c’est l’occasion de repartir sur de nouvelles bases pour se reconnecter aux attentes des citoyens.

L'interview de la rédaction : Raphaël Krucien 

Quand on est un élu de gauche comme vous, voir Besançon basculer à droite pour la première fois depuis 1953, c’est aussi difficile à encaisser ?

Oui, c’est difficile. Mais je rappelle aussi qu’en 2020, la gauche l’avait emporté dans le cadre d’une triangulaire, avec le maintien d’Éric Alauzet au second tour. Le rapport de force était, selon moi, assez proche de celui de 2026. Il faut aussi prendre en compte un glissement global du paysage politique français vers la droite, avec une montée en puissance de thématiques et d’un vocabulaire portés par la droite et l’extrême droite. Ludovic Fagaut s’est inscrit dans cette dynamique, et le résultat est tombé au second tour.

L'interview de la rédaction : Raphaël Krucien 

Vous avez parlé de reconstruction. L’ancienne maire a évoqué une « reconquête ». Comment va s’organiser la gauche à Besançon, notamment en termes de leadership ?

C’est une question qu’il faudra impérativement se poser. Dans les prochains jours, l’ensemble des forces de gauche devra tirer les conclusions de ce scrutin et s’organiser pour la suite. Il y a des questions de fond : quels sujets avons-nous mal traités ? Où sommes-nous passés à côté ? Comment faire mieux ? Et il y a aussi la question de l’incarnation, du leadership, de l’ADN de la gauche. C’est un débat nécessaire, mais il est encore un peu prématuré pour entrer dans le détail. Cette question sera traitée, c’est certain.

L'interview de la rédaction : Raphaël Krucien 

Vous côtoyez Ludovic Fagaut au conseil départemental du Doubs. Quel regard portez-vous sur lui ?

Je reconnais qu’il est très fort en communication. C’est clairement l’une de ses grandes qualités, et il a mené une campagne très efficace. En revanche, sur le fond, je regrette qu’il n’ait pas apporté suffisamment de réponses, que ce soit au département ou durant la campagne municipale. Je constate aussi certaines contradictions entre ses positions à la mairie et ses actes au conseil départemental du Doubs. Avec mes collègues conseillers départementaux du territoire bisontin, nous avons pris nos responsabilités en dressant un bilan de son action au département. Cela n’a manifestement pas suffi. Mais nous resterons vigilants et proactifs pour observer la cohérence entre ce qu’il fera au département, à la ville de Besançon et au niveau de l’agglomération.

L'interview de la rédaction : Raphaël Krucien