Hier, mercredi, s’ouvrait le procès de José Fernandes Dos Santos devant la cour d’assises du Doubs. Cet ancien veilleur de nuit à l’ADAPEI de Morteau est accusé de viol commis sur personne vulnérable et agression sexuelle au sein de l’établissement de santé, sur la période allant de 2013 à 2017. L’accusé, au casier judiciaire vierge, encourt 20 ans de réclusion criminelle. Il est placé sous contrôle judiciaire depuis 2017.
Pour cette deuxième journée de procès, l’accusé était soumis à un interrogatoire sur les faits et sur sa personnalité. Des membres de sa famille ont aussi témoigné.
“Une vie difficile”
Lors de son interrogatoire, l’accusé parle de ses antécédents de vie. Il a été battu par son père et sa sœur décrit sa scolarité comme très difficile. “Il était constamment puni dans une cave noire avec des rats”. José Fernandes Dos Santos a commis plusieurs tentatives de suicide, une en 2015 et une autre récemment le 24 mars 2023. Il suit également un traitement thérapeutique lourd depuis son burn out en 2015.
Des incohérences dans le dossier et un profil “macho”
L'accusé déclare ne plus avoir d'érections depuis un accident de travail en maçonnerie, en 1999. Dans le dossier, il avait affirmé deux autres dates de début de ce dysfonctionnement érectile : 2013 et 2015. Aussi, sa femme confesse qu'elle a menti dans ses premières dépositions à la gendarmerie quand elle affirmait qu'ils avaient "des relations sexuelles 3 à 4 fois par semaine". Aujourd'hui, elle affirme qu'ils n'en ont eu aucune depuis 2015.
L'avocate générale a questionné Monsieur Fernandes sur son rapport aux femmes. Celui-ci déclare en réponse : "je ne suis pas contre les femmes, je suis contre les femmes qui veulent savoir plus que les hommes".
Ces déclarations soulèvent des soupirs d’agacement dans l’audience. Autre moment de tension quand l’accusé continue ses complaintes sur sa vie personnelle sur des questions en relation avec les victimes. L'avocate de l’une d’entre elles, Mme Faustine Cheval, assène : "on va arrêter de parler un peu de vous, on va parler des victimes". Mr Dos Santos déclare à propos de ces dernières : "je ne leur en veux pas".
Une famille qui le soutient
A la fin de journée ont défilé les membres de la famille de l’accusé à la barre. La femme de Monsieur Fernandes décrit “un homme gentil et travailleur”. Son fils, lui, parle d' " un père exemplaire au grand cœur". Sur la relation entre ses parents, en procédure de divorce actuellement, il confie qu'ils formaient "un couple un peu détaché l'un de l'autre". Enfin, sa soeur se dit "très étonnée des faits". Elle ajoute que l'accusé a vécu chez elle. Il dormait dans la chambre de sa fille. "Il n'a jamais eu de comportements inappropriés".
“J’ai le cerveau tout mélangé”
A mi-journée, on assiste à un moment qui aurait pu être le basculement. Monsieur Fernandes se tient à la barre et manque de s'effondrer. Le juge lui permet de s'asseoir. Suite à une question d'une avocate de la partie civile sur un possible déni de ce dernier, l'audience retient son souffle et croit à des aveux. "J'ai le cerveau tout mélangé" affirme t-il.
Les deux avocates de la défense se lèvent, on perçoit la peur de l'aveu. Finalement, l'accusé confirme sa version : "ils mentent tous les trois, comme au théâtre". Il fond en larmes et termine par : "je veux en finir". L'audience est suspendue.
Le procès se poursuit dans la soirée. Verdict attendu demain soir.
Au complexe sportif du Rosemont, du 6 au 9 juillet, plus de 10 000 spectateurs sont attendus. L’organisateur Stéphane Barroca dépeint le programme et le coureur Mikael Robert nous décrit l’ambiance festive aux abords de la piste et dans le camping.
“C’est une grande chance” lance Stéphane Barroca, grand sourire. La capitale franc-comtoise accueille pour la première fois la plus grande compétition continentale de BMX, ce sport cycliste qui mêle “adrénaline et vitesse”. C’est surtout la première édition d’une telle ampleur de ces championnats avec 2400 pilotes de 26 nations différentes.
La piste du Rosemont est prête dès ce jeudi, elle accueille les séances d’essai avant de voir les premières courses s’élancer vendredi.
Une logistique colossale
Pour recevoir les compétiteurs et les spectateurs qui forment un joli total de 15 000 personnes, la tâche est ardue. Stéphane Barroca indique le chiffre de 2000 bénévoles. Dans les quartiers du Rosemont et de la Malcombe, les vélos sont partout. Au complexe sportif Michel Vautrot, plus de 2000 campings-car prennent place avec des spectateurs et participants venus de toute l’Europe.
Le BMX, “une grande famille”
Mikael Robert et sa femme Cynthia sont venus de Quimper (Bretagne) pour l’évènement. Le premier prendra le départ des courses en catégorie “Cruiser + de 50 ans” vendredi. Il a participé aux championnats du monde à Nantes l’année dernière et plusieurs fois aux championnats de France. Mikael, qui pratique le BMX depuis ses 13 ans, décrit ce sport comme “une grande famille”. Il retrouve à chaque compétition des amis de longue date. L'ambiance au camping est joyeuse, toute la famille va découvir la ville aujourd'hui et Cynthia a hâte des rencontres avec les internationaux.
Des champions à voir le samedi
Ce sera la journée à ne pas manquer. Avec les deux champions olympiques Bethany Shriever (Royaume-Uni) et Niek Kimmann (Pays-Bas), les courses du samedi après-midi seront primordiales pour obtenir des points pour les JO de Paris l’année prochaine. Le club de Besançon aura aussi des cartouches à jouer avec des bonnes chances dans certaines catégories. Il sera chargé de faire briller la ville, lui qui a été nommé pour la seconde année consécutive meilleur club de France.
Les “trial”, courses par équipes de nations, clôtureront l'événement dimanche sur une belle note. On espère vous retrouver sur le bord de la piste, longue de 390m, pour admirer le gratin de la discipline.
Le podcast de la rédaction / Stéphane Barroca, Mikael Robert, Cynthia et Matéo Bonin
Après une année de fermeture, la clinique Saint-Pierre à Pontarlier vient de rouvrir le deuxième étage de son service de rééducation, en hospitalisation complète. Quinze lits supplémentaires, un plateau technique de rééducation, des salles de repos ou encore une grande salle de restauration collective viennent agrémenter l’établissement de santé.
« Tout a été pensé dans le but d’améliorer le séjour des patients et la qualité de vie au travail des soignant ». La clinique Saint-Pierre de Pontarlier, c’est un service d’hospitalisation à temps partiel qui propose trois programmes : obésité, bien vieillir, et activité physique adaptée pour les patients atteints d’un cancer. Mais c’est aussi un service de rééducation pour réautonomiser les patients. Fermé pendant une année, le deuxième étage du service rééducation de la clinique Saint-Pierre a rouvert, faisant passer sa capacité de 35 à 50 lits. « Notre projet médical est orienté vers la rééducation du patient et sa réautonomisation », assure Christophe Creton, le nouveau directeur. Aujourd’hui, ce service peut accueillir une cinquantaine de patients pour une hospitalisation complète d’une moyenne d’un mois. La réouverture de ce 2ème étage de 1000m² permet en effet d‘accueillir davantage de patients.
« On souhaite avant tout le maintien en autonomie du patient, l’accompagnement vers une meilleure réautonomisation. Notre objectif principal reste le retour à domicile dans les meilleures conditions » Christophe Creton, directeur de la clinique Saint-Pierre
Dès son admission à la clinique Saint-Pierre, le patient est pris en charge par l'équipe médicale et l'équipe paramédicale. Un bilan initial fait état de ses besoins, pour ensuite fixer la trajectoire éducative qui va être envisagée pour ce patient. Et puis, il y a parfois aussi des bilans intermédiaires qui viennent compléter ou réorienter le bilan initial et le programme éducatif. « C’est ce qui va permettre au patient d’avoir un soin adapté, puisqu’aujourd’hui on est vraiment sur un parcours de soins individuel, où les patients vont bénéficier des meilleures compétences au meilleur moment » indique Christophe Creton.
Démédicaliser la pratique en hospitalisation à temps partiel
La Clinique Saint-Pierre est un établissement offrant deux types de services de soins : un service de rééducation en hospitalisation à temps complet qui vient s’agrandir, mais aussi un service d’hospitalisation à temps partiel (HTP). L’HTP propose 3 programmes : obésité, bien vieillir et activité physique adapté pour les patients atteints d’un cancer. Le fait de porter la capacité de l’établissement à 50 lits, avec deux secteurs de 25 lits, permet d’apporter un maximum d'offres de soins au regard des besoins du territoire, en complémentarité avec les différents acteurs. « C'est vrai que notre équipe médicale a beaucoup contribué et continue à contribuer à ce travail collaboratif, mais également avec la médecine de première intention, puisque la médecine de ville, ne l'oublions pas, est un acteur fondamental dans le maillon de la prise en charge des patients et des concitoyens en général » souligne Christophe Creton. « Et notre objectif c'est de répondre aux besoins, de s'inscrire en complémentarité, de multiplier les programmes rééducatifs. C'est vrai qu’aujourd'hui nous parlons de l'hospitalisation complète avec ces 50 lits, mais on a également un hôpital de jour, un HTP, où les patients viennent la journée uniquement, et sur lequel nous avons 3 programmes. Ces derniers sont justement en partenariat avec différents acteurs, et c'est l'objectif, de pouvoir répondre à ce besoin de santé autrement, puisque tous les patients ne nécessitent pas une prise en charge en hospitalisation complète. Notre point central et notre motivation première, c'est le patient, il est au cœur de nos de nos réflexions communes ».
Christophe Creton, directeur de la clinique Saint-Pierre :
Ca continue. Le FC Sochaux Montbéliard indique que le club et Aldo Kalulu ont convenu de mettre fin, avec effet immédiat, au contrat les liant jusqu’au 30 juin 2026. L’attaquant avait retrouvé le FC Sochaux Montbéliard en juillet 2021, après un premier passage en 2017/2018. Durant ce deuxième passage, le footballeur a disputé 74 matches en Ligue 2 BKT pour 15 buts et 8 passes décisives. Il est également devenu international congolais en mars 2023.
Le Grand Besançon Doubs Handball connaît son calendrier pour sa prochaine saison en ProLigue. La première rencontre se disputera le week-end des 8 et 9 septembre à Sarrebourg. Un deuxième déplacement est au programme le week-end suivant (15 et 16 septembre) à Sélestat. Le premier match à la maison se jouera le 22 ou le 23 septembre contre Villeurbanne.
En attendant, une série de sept matches amicaux est prévue. Il y aura également le 16è de finale de Coupe de France, face à Limoges, le 29 août. La première confrontation amicale est prévue le 11 août, avec la réception de Villeurbanne, avant d’enchaîner avec les Finlandais de Cocks le lendemain, toujours au Palais des Sports.
Pour sa sixième année en nationale 1, le BesAC poursuit son recrutement. Deux nouveaux joueurs rejoignent le collectif bisontin. Ainsi, Anthony Andremont (22 ans – 1,92m) portera le maillot bisontin la saison prochaine. Il arrive en provenance de Tours. Le club a décidé de doubler le poste de meneur et de faire appel à ses services. Il évoluera aux côtés d’Anthony Da Silva, titulaire à ce poste.
Par ailleurs, Brahim Dohou sera également bisontin la saison prochaine Agé de 24 ans, l’ailier arrive des Sables, après avoir connu la ProA et la ProB, avec, respectivement, Le Mans et Denain.
Tout au long de cet été, jusqu’au 31 août, le Centre de Ressources Iconographiques pour le Cinéma des Amis du Musée propose une exposition sur le cinéma visionnaire en présentant des affiches de films de science-fiction dans le hall de l’Hôtel de Ville de Pontarlier.
Le public pourra découvrir plusieurs créations servant de promotion aux films « Le Voyage dans la Lune » en 1902, « Metropolis » en 1927, « la Femme sur la lune » en 1928, ou encore « Soleil vert » en 1973, qui évoque l’épuisement de la quasi-totalité des ressources naturelles en 2022, … .
Un homme de 42 ans est actuellement en garde à vue à Besançon. Mercredi après-midi, lors d’un contrôle, mené rue de Dole, il est apparu qu’il conduisait sous l’emprise de l’alcool. Il était au volant sans permis de conduire. Celui-ci lui avait été retiré par une suspension administrative. Il n’était pas assuré et le contrôle technique du véhicule était dépassé. Les forces de l’ordre ont remarqué que la voiture était en mauvais état. Lors de son audition, il a également expliqué qu’il avait consommé de la cocaïne.