Depuis mercredi soir, la Ville de Maîche procède à l’extinction partielle de son éclairage public de 23h à 5h du matin. 489 points lumineux, situés principalement dans les
quartiers maîchois, sont concernés. La cité du Haut-Doubs évoque « une stratégie vertueuse d’économie d’énergie » et son concours « pour la préservation du climat ». Le communiqué de presse indique qu’en 2023, les élus devront faire face à une augmentation de 200% des prix de l’électricité.
C’est au printemps 2021 qu’une infirmière de collège reçoit une élève très troublée. Cette dernière indique avoir été victime d’attouchements sexuels alors qu’elle se trouvait chez sa nounou à Saône. Le mari de l’assistante maternelle en serait l’auteur. Il aurait agi entre 2015 et 2020, alors que la jeune victime avait 9 ans au moment du premier acte. Après son audition, la justice a très vite suspecté un phénomène sériel de la part de cet ancien chauffeur routier, au casier judiciaire vierge. Deux ans après, la justice a identifié six victimes supposées. Toutes avaient moins de 10 ans lorsqu’elles ont subi pour la première fois des attouchements de la part de cet homme. L’une des victimes est sa petite-fille, les cinq autres étaient gardées par sa femme. Il est actuellement sous contrôle judiciaire dans l’attente d’un procès pour agression sexuelle sur mineur qui devrait se tenir au mois de juin.
Etienne Manteaux, procureur de la République de Besançon :
Ce mercredi après-midi, les sapeurs-pompiers sont intervenus pour une noyade mortelle dans une marre de 35 m2 sur la commune de Foucherans, près d’Ornans. Un homme de 74 ans a été sorti de l’eau, en arrêt cardiaque, par sa famille. Les tentatives de réanimation des sapeurs ont échoué.
Aux championnats du Monde de biathlon à Oberhof en Allemagne, la Haut-Doubiste Lou Jeanmonnot a pris la septième place de l’individuel 15 kilomètres ce mercredi après-midi. On notera la 25è place de sa compatriote Caroline Colombo, originaire de Mouthe. L’équipe de France de biathlon conserve sa troisième place au classement des nations, avec une médaille en or et une médaille en bronze.
Jusqu’au 8 mars, journée internationale des droits des femmes, le CHU Minjoz de Besançon présente une exposition, composée de 18 portraits de femmes de sciences, œuvrant chaque jour pour prendre en charge des patients, réaliser des analyses, gérer les traitements et faire avancer la recherche en santé. Elles sont médecin, médecin urgentiste, data-manager, ingénieures de recherche clinique, pédiatre, infirmières, pharmacienne biologiste, psychiatre, manipulatrice en électroradiologie médicale, médecin épidémiologiste, … .
A travers cette exposition, Sophie Muraccioli, la conceptrice de l’exposition, chargée de communication au centre hospitalier bisontin, a voulu mettre en lumière le travail de ces femmes, engagées dans le soin, l’enseignement et la recherche. Le travail est efficace. En compagnie de sa collègue infographiste, Mme Muraccioli a réfléchi une exposition dynamique et en couleur. A l’image de ces femmes. Une photographie accompagne chaque description. Les professionnelles y présentent leur mission de recherche. Une citation personnelle y figure. Il leur a également été demandé de citer le nom d’une femme qu’elles admirent. C’est ainsi que George Sand, Marie Curie, Simone Veil, Rosa Parks… sont citées. Certaines ont souhaité mettre à l’honneur leur maman.
Sophie Muraccioli le reconnaît, le travail de rédaction a été riche et lui a permis de faire de formidables rencontres professionnelles et de découvrir différemment ses collègues de travail. Cette première exposition devrait en appeler une autre. Ce qui permettra de mettre sous le feu des projecteurs d’autres femmes exerçant à l’hôpital bisontin.
L'interview de la rédaction / Sophie Muraccioli
Cinquième journée de mobilisation contre la réforme des retraites ce jeudi. L’intersyndicale a prévenu, si le gouvernement n’entend pas la mobilisation de la rue et ne prend pas en compte les revendications qui s’expriment, elle durcira le ton. Le blocage du pays a été lancé pour le 7 mars prochain.
En attendant, on se mobilisera : à 14h, à Besançon, avenue du 8 mai 1945 ; à 18h, sur le parvis de la gare, à Pontarlier ; à 10h30, place de l’Abbaye, à Saint-Claude et, avenue de Lahr, à Dole et à 15h, place de la Liberté, à Lons-le-Saunier.
Ce rassemblement devrait être moins suivi que les précédents. Néanmoins, des perturbations sont à prévoir dans les transports, dans l’éducation et dans les administrations.
Il s’agit de la 3ème arme de guerre saisie par les forces de l'ordre en deux mois à Planoise. Une situation préoccupante qui témoigne de la présence menaçante des trafiquants au sein du quartier. Autre inquiétude, la dangerosité des munitions retrouvées. Assez rares, avec une douille est longue qui permet de contenir une quantité de poudre importante, ces munitions de 7,62mm « sont des munitions au pouvoir létal très fort qui peuvent tuer à plusieurs kilomètres" a détaillé Etienne Manteaux, le procureur de la République. Si aucune interpellation n'a eu lieu dans le cadre de cette saisie pour l’heure, Etienne Manteaux pointe un « succès considérable et une saisie qu’il faut saluer ». Avec ces trois armes de guerre, « il est probable qu'on puisse faire des corrélations avec des tentatives d'assassinat » poursuit le procureur. Car toutes ces saisies donnent désormais lieu à des expertises, balistiques, capillaires, ainsi que des recherches d'ADN, qui pourront peut-être conduire à l’élucidation ou la clarification de certains dossiers.
Juliette Dupoux, commissaire en cheffe de la sûreté départementale a souhaité mettre en avant le travail minutieux et méticuleux de ses équipes, en rappelant l’ampleur du trafic d’armes et de stupéfiants à Besançon. "Au total, on est à 18 armes à feu saisies l'an dernier. Les délinquants réhaussent le niveau de leur dangerosité pour protéger leur trafic. Depuis janvier 2023, sept kilos d'héroïne ont déjà été saisis par la police. Ce qui est cinq fois plus que ce qu'on a saisi l'an dernier » souligne la commissaire. A Besançon, dans le quartier de Planoise plus particulièrement, les saisies et la traque des dealers se poursuivent de manière intensive depuis plusieurs semaines. Les forces de l’ordre, omniprésentes au sein du quartier, souhaitent déraciner et démanteler ces réseaux illégaux, mais aussi interpeller les potentiels responsables des règlements de compte mortels qui ont tristement sévi à Planoise depuis plusieurs mois.
Juliette Dupoux, commissaire en cheffe de la sûreté départementale de Besançon :
C’est avec un groupe décimé par les blessures et la maladie que l’ESBF se présentera, ce mercredi soir, au Palais des Sports, face à Metz, le leader incontesté de ce championnat de D1 féminine. Le club sait que la confrontation à venir sera difficile, mais, en même temps, le collectif doit se montrer à la hauteur dans ce genre de match pour tenter d’accéder à une place européenne. Rien n’est impossible, quatre points séparent la formation bisontine de la cinquième place. L’équipe doit être capable de « faire un coup » face à ces formation de haut du tableau.
« Metz est la meilleure équipe européenne, donc du monde. Nous n’abordons pas cette confrontation, comme un match à la vie à la mort, mais comme un moment où on ne peut que se sublimer dans ces moments-là » explique Sébastien Mizoule, le coach bisontin. Et de poursuivre : « si on ne se sublime pas, on va prendre une fessée. Metz, c’est l’Everest. Ce n’est pas le Mont Blanc ». Le technicien attend de ses joueuses, « un engagement total », mais aussi qu’elles soient également en capacité d’aborder cette rencontre « avec plaisir et envie ». Sébastien Mizoule explique que lorsque l’on dispute un tel match, la seule technique n’est pas suffisante. « D’autres ingrédients sont nécessaires ». « Une ambiance collective peut masquer les manques quantitatifs que nous connaissons actuellement. Il va falloir que l’on se serre les coudes » conclut-il.
Le coup d’envoi de cette rencontre sera donné à 20h au Palais des Sports Ghani Yalouz.
L'interview de la rédaction : Sébastien Mizoule